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Mercredi 2 août 2017 matin, la commission a auditionné Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI).
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La BEI a été créée par les traités européens comme « l’institution de financement à long terme de l’UE ». Les actionnaires de la BEI sont les États membres de l’UE : la France détient une part importante du capital (16,111 %). La baque a quatre priorités d’investissements : l’environnement, les infrastructures (notamment le très haut débit), l’innovation et les petites et moyennes entreprises (PME).
Lors de son audition devant la commission, Ambroise Fayolle a fait le constat d’une chute de l’investissement en Europe à partir de 2008, à la suite de la crise économique mondiale. Alors que le niveau de l’investissement, notamment privé, des pays du cœur de l’UE a retrouvé en 2016 celui de 2008, ce n’est pas le cas dans les pays de la périphérie. Dans ce contexte, l’activité de la BEI est essentielle à la cohésion économique des régions européennes.
En raison de la crise, les moyens d’intervention de la BEI ont été considérablement renforcés par le plan d’investissement pour l’Europe de 2015, dit plan « Juncker » : 315 milliards d’euros d’investissements publics et privés vers les TPE-PME, les transports (trams notamment), l’énergie et les technologies numériques.