Avec la Constitution de l’an III, l’objectif des Thermidoriens est de stabiliser la Révolution. Ils ont même imposé que les deux-tiers des membres du Conseil des Cinq-Cents et du Conseil des Anciens soient issus de la Convention.
Cependant, la situation reste désastreuse : la pénurie alimentaire est chronique ; le budget est financé par l’émission d’assignats, de plus en plus dépréciés ; la spéculation crée une nouvelle bourgeoisie aux moeurs ostentatoires les « nouveaux riches ».
Sur le plan politique, en l’absence de mécanisme de coopération, le conflit entre le Directoire exécutif et les deux assemblées parlementaires se règlent par coups d’État, alternativement contre la droite ou la gauche : après avoir, en mai 1796, fait arrêter Babeuf et les membres de la conjuration des Égaux, le Directoire agit en septembre 1797 (fructidor an V) contre les monarchistes devenus majoritaire, puis en mai 1798 (floréal an VI), en sens inverse, contre les Néo-jacobins. En juin 1799 (prairial an VII), les Conseils imposent la nomination de trois directeurs néo-jacobins.
Seuls les succès militaires et la conquête territoriale ont permis de sauver la situation financière.
C’est donc le plus prestigieux des généraux vainqueurs, Bonaparte, qui est sollicité par Sieyès pour sortir de l’impasse, avec le coup d’État des 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799).
Fête des époux
29 avril 1796
