Le droit à l’avortement dans le monde

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Des progrès fragiles

Ces 30 dernières années, plus de 60 pays ont étendu leur droit à l’avortement, comme l’Irlande, le Népal ou l’Inde.      

Actuellement 60 % de la population mondiale réside dans des pays où l’avortement est largement légal. A l’inverse, 40 % de la population mondiale vit sous des lois restrictives. L'avortement est strictement interdit dans 22 pays, autorisé seulement pour sauver la vie de la mère dans 43 pays et seulement pour raisons médicales dans 47 pays.

25 millions d'avortements non sécurisés sont pratiqués chaque année dans le monde, donnant lieu à 39 000 décès et faisant de l’avortement non sécurisé l’une des premières causes de mortalité maternelle. 45% des avortements dans le monde sont ainsi pratiqués dans des conditions sanitaires mettant la vie des femmes en danger.

Alors que la tendance générale est à l’extension du droit à l’avortement, certains pays reviennent sur leurs acquis. Ces régressions et menaces concernent actuellement les États-Unis d’Amérique, la Pologne ou encore le Brésil.

 

Le droit à l’avortement varie selon les législations en vigueur dans chaque pays

Le droit à l’avortement peut aussi varier dans un même pays d’un Etat à l’autre. Cela concerne surtout les États fédéraux comme les États-Unis et le Mexique. En 2022, suite à l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, la Cour suprême américaine a retiré le principe de protection des droits reproductibles à l’échelle fédérale. Une dizaine d’États, notamment du Sud (Texas, Louisiane, Alabama, Mississipi…) ont par suite interdit l’avortement, même en cas de violence ou d’inceste.

 

8 mars 2024 : la France envoie un message universel

En devenant, le 8 mars 2024, le premier pays à garantir dans sa Constitution la liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse, la France a adressé un message clair à toutes les femmes du monde.