Onglet actif : La fin de l'Union sacrée
Onglet actif : La fin de l'Union sacrée
Quatre événements majeurs, que ne compense pas l’annonce, le 2 avril, de l’entrée en guerre des États-Unis, font de 1917 une année de crise :
- en février, la révolution russe fait craindre un effondrement du front de l’Est européen ;
- l’échec de l’offensive Nivelle au Chemin des Dames et les mutineries qui s’ensuivent mettent l’armée française en difficulté ;
- en mai, des grèves pour les salaires gagnent les usines travaillant pour la défense nationale, créant l’inquiétude quant à la solidité du « front intérieur » ;
- en septembre, le refus des socialistes de soutenir le gouvernement formé par Paul Painlevé met fin à l’Union sacrée.
En outre, portées par l’Action française, mais aussi par Georges Clemenceau, des accusations de faiblesse envers les pacifistes, voire de complaisance à l’égard de traîtres avérés, se propagent à l’encontre de Louis Malvy, ministre de l’Intérieur depuis août 1914. Il se retrouve contraint de démissionner le 31 août 1917. D’autres campagnes, plus insidieuses, mettent en cause Aristide Briand et Joseph Caillaux, suspectés d’avoir porté attention aux offres de paix séparées de l’Autriche-Hongrie.
L’avenir du gouvernement Painlevé, soutenu par une courte majorité, apparaît ainsi compromis : Clemenceau, pourfendeur des pacifistes et des traîtres, semble devoir s’imposer à la tête du prochain cabinet.
