La commission du Ravitaillement et des réquisitions (1918 - 1919)

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Onglet actif : Présentation

Sous les cabinets Viviani et Briand, les questions liées au ravitaillement dépendent notamment du ministère de l’Agriculture, des Travaux publics. En mars 1917, du fait des difficultés d’approvisionnement et de l’inflation, après 32 mois de guerre, Alexandre Ribot crée un ministère du Ravitaillement général et des transports à la tête duquel il nomme Maurice Viollette. Dans le cabinet Painlevé, Maurice Long occupe la fonction mais, sous Clemenceau à partir de novembre 1917, ce département devient un sous-secrétariat d’État attribué à Ernest Vilgrain, auprès de Victor Boret, ministre de l’Agriculture.

Le 5 octobre 1917, Jean-Marie Guiraud, député radical socialiste du Tarn, dépose une proposition de résolution (n° 3834) tendant à la nomination d'une Commission du ravitaillement. Dans son rapport, déposé le 14 février 1918 au nom de la commission du Règlement (n° 4317), il justifie cette demande par le fait que « chacun des Départements ministériels a, à ses côtés, une Commission parlementaire correspondante, à laquelle sont soumises toutes les questions se rattachant à ce Ministère, qui examine et étudie ses projets, contrôle ses actes, collabore enfin avec lui par ses conseils et par ses travaux. »

Lors de la deuxième séance de la Chambre le 27 février 1918, les députés adoptent le rapport. La commission, composée de 44 membres désignés par les groupes parlementaires (voir le feuilleton) se réunit une première fois le 15 mars 1918 pour désigner son bureau (voir le feuilleton) ; malheureusement, le procès-verbal de cette réunion constitutive n’a pas été conservé.

Les trente-deux procès-verbaux qui sont parvenus jusqu’à nous montrent que la commission se préoccupe non seulement de l’approvisionnement en alimentation des populations civiles et des soldats, mais également du contrôle des prix. Ainsi, les dernières séances de 1919 sont consacrées à l’ « affaire des rhums », dans laquelle Jean Galmot, élu député en 1919, sera condamné à un an de prison pour bénéfices illicites lors de la fourniture de rhum à l’armée française pendant le conflit.