Fiche de synthèse n°55 : Les groupes d'amitié

Point clé : résumé de la fiche de synthèse

Un groupe d’amitié est un groupe de députés, agréé par le Bureau de l’Assemblée nationale, dont les membres ont un intérêt particulier pour un pays étranger.

Les règles de constitution des groupes d’amitié

Trois conditions sont requises pour qu’un groupe d’amitié soit agréé par le Bureau : le pays concerné doit être membre de l’ONU, il doit être doté d’un Parlement et il doit entretenir des relations diplomatiques avec la France.

Si le pays ne satisfait pas à un de ces critères, le Bureau peut autoriser la création d’un groupe d’études à vocation internationale (GEVI) comme il l’a fait à propos de Taïwan, de la Palestine, de la Corée du Nord, de la Libye ou la Syrie. Un GEVI peut ensuite devenir groupe d’amitié si les conditions nécessaires à sa constitution sont réunies. Cela a été le cas du Kosovo devenu groupe d’amitié après avoir été GEVI sous la 14ème législature.

La répartition des présidences et la composition des groupes d’amitié

Au début de chaque nouvelle législature, la présidence des groupes d’amitié est répartie entre les groupes politiques à la proportionnelle de leurs effectifs. Les présidents des groupes politiques désignent ensuite les députés chargés de présider les groupes d’amitié qui ont été attribués à leur groupe. Un député ne peut pas présider plus d’un groupe d’amitié.

Les députés peuvent être membres d’autant de groupes d’amitié qu’ils le souhaitent.

Le rôle des groupes d’amitié

Les groupes d’amitié permettent de mettre en contact les députés français avec les  acteurs des relations bilatérales avec un pays (ambassadeurs du pays en poste en France, diplomates du quai d’Orsay, spécialistes du pays, responsables d’associations...). Ces échanges peuvent prendre la forme d’auditions ou de rencontres à l’Assemblée nationale. Lorsqu’une personnalité parlementaire ou gouvernementale de ce pays vient en France pour une visite officielle, le groupe d’amitié organise souvent une réunion de travail avec cette autorité.

Le groupe d’amitié cherche aussi à développer ses contacts avec les députés étrangers membres du groupe d’amitié avec la France. Sur autorisation du Bureau de l’Assemblée nationale, le groupe d’amitié peut se rendre en mission auprès du parlement homologue ou recevoir une délégation parlementaire. Une vingtaine d’échanges sont ainsi réalisés chaque année.

L’usage protocolaire veut en outre que les Présidents de la République et les Premiers ministres se rendant en visite officielle dans un pays étranger demandent au président du groupe d’amitié du pays concerné d’être présent dans leur délégation.

Les groupes d’amitié sont un moyen de faire vivre et de renforcer les relations bilatérales entre la France et des pays étrangers. Ces relations sont d’autant plus fortes qu’elles peuvent s’appuyer sur un réseau de contacts personnels entre parlementaires et responsables dirigeants. Les groupes d’amitié peuvent également servir de point d’appui à des actions de coopération interparlementaire menées par l’Assemblée nationale ou de coopération décentralisée entre collectivités locales (notamment opérations de jumelage).

Les groupes d’amitié sont ainsi des relais de l’action extérieure de la France dont ils incarnent la dimension parlementaire.