N° 3507 - Projet de loi de règlement des comptes et rapport de gestion pour l'année 2010



N° 3507

Assemblée nationale

Constitution du 4 octobre 1958

Treizième législature

Enregistré à la Présidence
de l’Assemblée nationale
le 1er juin 2011

Projet de loi de règlement des comptes et rapport de gestion pour l’année 2010

Renvoyé à la Commission des finances, de l’économie générale et du plan,

à défaut de constitution d’une commission spéciale

dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du règlement

présenté

au nom de M. François FILLON

Premier ministre

par M. François BAROIN

Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique
et de la Réforme de l’Etat, Porte-parole du Gouvernement

TABLE DES MATIÈRES

EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS 5

I - La situation économique 7

II - La situation budgétaire 9

1. Caractéristiques générales du budget de l’année 2010 9

2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires 14

3. Analyse de l’exécution 32

III - La situation patrimoniale 43

IV - Synthèse générale 45

ARTICLES DU PROJET DE LOI ET EXPOSÉ DES MOTIFS PAR ARTICLE 47

Article 1er : Résultats du budget de l’année 2010 51

Article 2 : Tableau de financement de l’année 2010 53

Article 3 : Résultat de l’exercice 2010 – affectation au bilan et approbation du bilan et
de l’annexe 55

Article 4 : Budget général – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 59

Article 5 : Budgets annexes – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement et
aux crédits de paiement 70

Article 6 : Comptes spéciaux – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement,
aux crédits de paiement et aux découverts autorisés – Affectation des soldes 72

Article 7 : Mise à jour de l’ordonnance n° 58-1374 du 30 décembre 1958 modifiée 79

EXPOSÉ GÉNÉRAL DES MOTIFS

I. LA SITUATION ÉCONOMIQUE

   

La reprise économique amorcée au milieu de l’année 2009 s’est poursuivie et intensifiée en 2010 dans les pays développés. Le PIB des pays à économie avancée a ainsi augmenté de 2,5 % en 2010 après un recul de 3,6 % en 2009. La progression du PIB a été un peu moins forte en France (+ 1,5 %) mais la baisse de 2009 avait aussi été moins marquée (- 2,7 %).

L'ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

   

Dans l’ensemble des économies avancées, l’activité a connu un fort rebond en 2010 (+ 2,5 % après - 3,6 %) mais a ralenti au deuxième semestre. Ce panorama recouvre toutefois des situations hétérogènes.

Aux États-Unis, l’activité s’est bien reprise (+ 2,9 % après - 2,6 %), soutenue par une demande interne dynamique. Le climat conjoncturel américain s’est nettement redressé fin 2010 grâce notamment au soutien des politiques macroéconomiques : d’une part, le programme d’assouplissement quantitatif de la FED a contribué au net rebond des marchés financiers ; d’autre part, le soutien budgétaire destiné aux ménages a été renforcé par le compromis fiscal voté en décembre.

L’activité a fortement rebondi au Japon (+ 3,9 % après - 6,3 % en 2009), portée par le redressement du commerce mondial. Elle s’est cependant contracté à la fin de l’année (- 0,3 % au quatrième trimestre après
+ 0,8 % au troisième), en raison du repli de la
consommation des ménages (- 0,8 % au quatrième trimestre) –en lien avec la fin de la prime à la casse automobile intervenue début septembre, et de celui du niveau des exportations sous l’effet conjugué du recul des importations américaines et de l’appréciation du yen.

Au Royaume-Uni, l’activité a retrouvé une croissance modérée (1,3% après - 4,9%) mais elle s’est également fortement contractée au quatrième trimestre 2010 (- 0,5 % après + 0,7 % au troisième trimestre). Ce repli s’explique par des conditions météorologiques très défavorables de décembre où les chutes de neige conséquentes et les températures exceptionnellement basses ont pesé sur l’investissement et la construction, entraînant une forte baisse de l’activité dans les services.

Dans la zone euro, l’activité a été très dynamique au 1er semestre 2010 mais a un peu ralenti au 2e semestre, en raison d’un moindre soutien des politiques budgétaires et du ralentissement des exportations. Le secteur de la construction a en outre été pénalisé par les conditions climatiques particulièrement rigoureuses constatées sur une partie importante de l’Europe en fin d’année (notamment en Allemagne et en France). Au final, le PIB zone euro a progressé de 1,8 % en 2010 (après - 4,1%).

A la fin d’une année très dynamique, la plupart des pays émergents présentent quant à eux des signes de surchauffe, avec une accélération de l’inflation. Ainsi, en Chine, la croissance annuelle a été de + 10,3 % ; l’activité a ré-accéléré fin 2010 après un net ralentissement au troisième trimestre. Cette accélération a exacerbé les tensions inflationnistes, déjà alimentées par la hausse des prix internationaux des matières premières. En réaction, les autorités chinoises ont resserré leur politique monétaire à partir du mois d’octobre.

Dans son ensemble, la dynamique du commerce international a été l’un des moteurs de cette reprise en 2010. Ce bon résultat d’ensemble masque cependant des évolutions très hétérogènes entre les zones émergentes et avancées : tandis que la demande des pays émergents accélérait, les échanges commerciaux des pays avancés ont ralenti, reflétant un cycle des stocks moins porteur.

LA SITUATION EN FRANCE

   

En France, le PIB a augmenté de 1,5 %1 en 2010, après une baisse de 2,7 % en 2009. Le rythme de croissance a ainsi été plus élevé que celui prévu dans le projet de loi de finances pour 2010 (+ 0,75 %) et très proche de la prévision sous-jacente du programme de stabilité 2010-2013 (+ 1,4 %), envoyé à la Commission européenne en janvier 2010.

D’abord tirée par les plans de relance français et étrangers et le cycle des stocks, l’économie a bénéficié à partir de la mi-2010 d’une croissance plus autonome de la demande intérieure privée. La consommation des ménages a ainsi franchement accéléré, avec une progression annuelle de 1,3 % contre 0,1 % en 2009. L’investissement des entreprises a poursuivi le rebond amorcé au 4e trimestre 2009 et a augmenté de 2,4 % en moyenne annuelle en 2010, après une chute de 12,2 % en 2009. L’investissement résidentiel des ménages s’est enfin redressé à partir du printemps, et a été très dynamique au second semestre, porté par le redressement du marché de l’immobilier.

L’amélioration de la production a également été soutenue par la bonne tenue des exportations, qui ont fortement progressé en 2010 (+ 9,7 %). Les importations ayant été un peu moins dynamiques (+ 8,8 %), la contribution du commerce extérieur à la croissance a ainsi été positive en 2010 (0,1 point de PIB), pour la première fois depuis 2001. La contribution des variations de stocks à la croissance a été nettement positive (0,6 pt de PIB), après avoir été très défavorable de 2009 (- 1,2 pt de PIB).

Le rebond de l’activité s’est transmis plus rapidement qu’escompté au marché de l’emploi. 125 000 emplois ont été créés au cours de l’année 2010 dans les secteurs marchands non-agricoles, permettant un repli du taux de chômage : il s’est établi à 9,2 % de la population active en France métropolitaine au 4e trimestre 2010, contre un pic à 9,5 % un an plus tôt.

L’amélioration progressive sur le marché du travail a profité aux revenus d’activité perçus par les ménages, qui ont augmenté de 1,7 % sur l’année, après une baisse de 1,4 % en 2009. La masse salariale reçue par les ménages a en particulier nettement progressé (+ 2,0 %), soutenue par la reprise de l’emploi salarié et par le dynamisme du salaire moyen par tête (SMPT) dans les secteurs marchands. L’excédent brut d’exploitation (EBE) des entrepreneurs individuels a renoué avec la croissance en 2010 (+ 1,7 % après - 5,6 % en 2009). Les revenus nets de la propriété se sont stabilisés (- 0,1 % en 2010, après - 1,7 % en 2009), l’augmentation des revenus du patrimoine au titre des contrats d’assurance-vie compensant le recul des dividendes et des intérêts nets reçus.

En termes nominaux, le revenu disponible brut (RDB) des ménages a accéléré (+ 2,0 % en 2010 après
+ 0,6 % en 2009). Le pouvoir d’achat des ménages a néanmoins été moins dynamique qu’en 2009 (+ 0,8 % après + 1,3 % en 2009), en raison du net rebond du prix des dépenses de consommation (+ 1,2 % en 2010 après - 0,6 % en 20092
).

II. LA SITUATION BUDGÉTAIRE

   

Sont examinées ci-après :

- les principales caractéristiques du budget de 2010 et de son exécution comparées aux années antérieures ;

- l’évolution des autorisations et prévisions budgétaires résultant des lois de finances rectificatives et des mesures réglementaires ;

- l’analyse détaillée des opérations exécutées.

1. Caractéristiques générales du budget de 2010

   

A Prévisions et résultats

(En millions €)

(1) - 149 ,8 milliards € y compris la consommation des reports de crédits pour un montant estimé à 1,3 milliard €.

En 2010, le déficit hors FMI inscrit en loi de finances initiale (- 117,4 milliards €) a été porté suite aux quatre lois de finances rectificative à – 148,5 milliards € (– 140,9 milliards € en 2009). Y compris la consommation des reports de crédits, pour un montant estimé à 1,3 milliard €, la prévision budgétaire 2010 hors FMI associée à la dernière loi de finances rectificative s’établit à - 149,8 milliards €.

Le solde budgétaire hors FMI 2010 s’élève finalement à – 148,8 milliards €, soit 1 milliard € de moins que la prévision.

Les principaux écarts par rapport aux prévisions de la dernière loi de finances rectificative du 29 décembre 2010 sont les suivants, s’agissant du budget général :

- en recettes :

Les recettes fiscales nettes des remboursements et dégrèvements d’impôts, inscrites pour 252,1 milliards € en LFI, ont été globalement revues à la hausse par les lois de finances rectificatives pour être portées à 255,0 milliards € fin décembre 2010. Elles atteignent finalement en exécution 253,6 milliards €. L’écart par rapport à la dernière prévision s’explique essentiellement par de moindres rentrées fiscales au titre du dernier acompte de l’impôt sur les sociétés perçu le 15 décembre.

Pour les recettes non fiscales, les réalisations (18,2 milliards €) sont inférieures de 0,4 milliard € aux prévisions de la dernière loi de finances rectificative (18,6 milliards €).

- en dépenses3 :

Les dépenses du budget général se sont élevées à 322,8 milliards € (hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours) et à 319,6 milliards € hors fonds de concours.

Appréciées sur un périmètre élargi (dépenses du budget général nettes des remboursements et dégrèvements d’impôts et des fonds de concours, majorées des prélèvements sur recettes, soit 422,5 milliards €) et hors dépenses exceptionnelles et non reconductibles (plan de relance de l’économie, dotation relais versée aux collectivités territoriales à titre transitoire dans le cadre de la réforme de la fiscalité locale, programme d’investissement d’avenir soit 70 milliards € au total), les dépenses s’élèvent à 352,5 milliards €, soit une moindre dépense de 0,1 milliard € par rapport à la prévision arrêtée en collectif (352,6 milliards €). La norme de dépense (352,6 milliards €) a donc été respectée.

Le solde des comptes spéciaux hors FMI, arrêté en collectif à – 0,4 milliard €, s’établit à + 2 milliards € (– 7,7 milliards € en 2009).

L’amélioration globale de 2,4 milliards € par rapport à la dernière prévision constatée sur le résultat des comptes spéciaux concerne essentiellement les comptes de concours financiers pour lesquels il était prévu en collectif un excédent de recettes de 3,1 milliards €. Ils présentent finalement en exécution un excédent de
5,4 milliards €, soit un écart de + 2,3 milliards €.

Ce résultat est imputable à hauteur de 1,4 milliard € au compte de « Prêts à des États étrangers », qui comprend les versements des prêts à la Grèce. Alors que la dernière prévision s’établissait à 5,8 milliards € de décaissement, après la souscription par la Grèce d’une seconde tranche de prêts de 1,9 milliard d’euros, le résultat n’a été que de 4,4 milliards €, compte tenu d’un décalage à début 2011 du décaissement prévu en fin d’année. Il s’explique également par une exécution du compte d’avances aux collectivités locales supérieure de 0,6 milliard € à la prévision, due à des recettes de taxes professionnelles au titre des exercices antérieurs plus élevées qu’attendu, ainsi que par des remboursements plus importants que prévu de la part des constructeurs automobiles sur les prêts octroyés dans le cadre du plan de relance (+ 0,3 milliard € affectant le compte de prêts et avances à des particuliers et organismes privés).

Les résultats des autres comptes spéciaux sont en ligne avec la prévision rectifiée de décembre :

- le solde des comptes d’affectation spéciale (CAS), prévu à - 3,8 milliards € en collectif, s’élève in fine à - 3,6 milliard € (contre un excédent de + 1,7 milliard € en 2009) ;

- les comptes de commerce présentent un solde excédentaire de 0,1 milliard € pour une prévision rectifiée de 0,2 milliard € ;

- les comptes d’opérations monétaires présentent un solde excédentaire de 0,1 milliard comme en prévision.

RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION

(En millions €)

COMPTES SPÉCIAUX
DE LA PRÉVISION À L’EXÉCUTION

(En millions €)

B Éléments d’appréciation

L’exécution des lois de finances pour 2010 peut être appréciée par comparaison avec celle des quatre dernières années au regard de plusieurs critères :

- l'évolution des dépenses et des recettes du budget général ;

- la couverture des dépenses par les recettes ;

- l’évolution du déficit budgétaire ;

- l’évolution du besoin de financement des administrations publiques.

L’ÉVOLUTION DES DÉPENSES ET DES RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

(En milliards €)

 

2006

2007

2008

2009 (3)

2010

           

Recettes du budget général (1)

230,4

232,4

221,2

161,0

171,9

           

Dépenses du budget général (2)

272,9

270,6

278,2

290,9

322,7

           

(1) Nettes des prélèvements sur recettes de l’État

(2) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours

(3) Les montants des dépenses et recettes de 2009 intègrent l’effet des mesures prises au titre du plan de relance de l’économie

LA COUVERTURE DES DÉPENSES PAR LES RECETTES (1)

(En milliards €)

 

2006

2007

2008

2009

2010

           

Recettes du budget général (1)

230,4

232,4

221,2

161,0

171,9

           

Dépenses du budget général (2)

272,9

270,6

278,2

290,9

322,7

           

% de couverture des dépenses par les recettes

84,4

85,9

79,5

55,3

53,3

(1) Nettes des prélèvements sur recettes de l’État

(2) Hors remboursements et dégrèvements d’impôts et y compris fonds de concours

L’ÉVOLUTION DU SOLDE DES LOIS DE RÈGLEMENT (HORS FMI)

(En milliards €)

 

2006

2007

2008

2009

2010

           

Solde d'exécution

- 39,0

- 38,4

- 56,3

- 138,0

- 148,8

           

L’ÉVOLUTION DU DÉFICIT DES AMINISTRATIONS PUBLIQUES

(En milliards €)

 

2006

2007

2008

2009

2010

           

Déficit des administrations publiques

41,9

51,6

64,3

142,5

136,5

Déficit public en pourcentage du PIB total

2,3

2,7

3,3

7,5

7,1

Source : Insee, Comptes Nationaux publiés le 13 mai 2011

2. Évolution des autorisations et prévisions budgétaires

   

A Les modifications liées aux lois de finances rectificatives

Les prévisions initiales de 2010 ont été modifiées par trois lois de finances rectificatives (en effet la loi de finances rectificative n° 2010-606 du 7 juin 2010 relative à la mise en place du fonds européen de stabilisation financière pour la zone euro est sans incidence sur l’équilibre budgétaire) :

- la loi de finances rectificative n° 2010-237 du 9 mars 2010 qui a mis en œuvre les mesures destinées à financer les investissements d’avenir ;

- la loi n° 2010-463 du 7 mai 2010 qui a mis en place le mécanisme de soutien financier à la Grèce ;

- la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 qui a procédé aux ajustements budgétaires de fin d’année et notamment à la ratification de deux décrets d’avance. L’État y a rétabli l’équilibre dans ses relations financières avec la Sécurité sociale. Il a créé un fonds de soutien aux départements en difficulté.

1- ÉVOLUTION DES PRÉVISIONS DE RECETTES

1.1 La loi de finances rectificative n° 2010-237 du 9 mars 2010

Par rapport à la loi de finances initiale, les recettes nettes du budget général ont été augmentées de
3 335 millions €  de la manière suivante :

 

(En millions €)

Révision des évaluations de recettes fiscales brutes dont :

1 124

- Impôt sur le revenu

1 512

- produit de l’impôt sur les sociétés

1 900

- produit de la taxe de la valeur ajoutée

1 070

- enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

- 3 388

Révision à la baisse des remboursements et dégrèvements d’impôts

1 194

Total pour les recettes fiscales nettes

2 318

Total pour les recettes non fiscales

1 017

TOTAL NET DES RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

3 335

Par ailleurs, une recette supplémentaire de 1 940 millions € est constatée au compte d'affectation spéciale « Participations financières de l'État », relative à des opérations financées par l’emprunt national sur ce compte d’affectation spéciale.

1.2 La loi de finances rectificative n° 2010-463 du 7 mai 2010

Cette loi a procédé à la réévaluation des recettes de taxe sur la valeur ajoutée à hauteur de 900 millions €. Une plus-value de 1 500 millions € avait été enregistrée fin 2009 dont seulement 600 millions € avaient été repris en base dans la 1ère loi de finances rectificative pour 2010.

1.3 La loi de finances rectificative n° 2010-1658 du 29 décembre 2010

Cette loi de finances rectificative reprend la révision des recettes associée au projet de loi de finances initiale pour 2011 et la modifie, afin de traduire l’incidence des mesures fiscales contenues dans cette loi de finances rectificative.

 

(En millions €)

Révision des évaluations de recettes fiscales brutes dont :

- 2 762

produit de l’impôt sur le revenu

- 704

autres impôts directs perçus par voie de rôle

- 559

produit de l’impôt sur les sociétés

- 160

autres impôts directs et taxes assimilées

920

produit de la taxe intérieure sur les produits pétroliers

- 399

produit de la TVA

-2 503

produit de l’enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

643

Révision à la baisse des remboursements et dégrèvements d’impôts

2 462

Révision des recettes non fiscales

2 544

Révision à la baisse des prélèvements sur recettes

1 212

TOTAL NET DES RECETTES DU BUDGET GÉNÉRAL

3 456

S’agissant des comptes spéciaux, la révision des évaluations pour 2010 se traduit comme suit :

 

(En millions €)

Comptes d’affectation spéciale

- 4 400

Gestion et valorisation des ressources tirées de l’utilisation du spectre hertzien

- 600

Participations financières de l’État

- 3 800

Comptes de concours financiers dont

6 499

Avances à divers services de l’Etat ou organismes gérant des services publics

- 587

Avances aux collectivités territoriales

4 844

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

2 000

2-ÉVOLUTION DES CRÉDITS

2.1 La loi de finances rectificative n° 2010-237 du 9 mars 2010

Les ouvertures de crédits supplémentaires ont porté sur un total de 37 525 millions € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement. Elles se répartissent comme suit :

(En millions €)

 

AE

CP

Budget Général

34 585

34 585

Comptes spéciaux

2 940

2 940

Participations financières de l’État

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

1 940

1 000

1 940

1 000

L’ajustement à la hausse de la charge de la dette réalisée à cette occasion (+ 500 millions €) a été entièrement gagé par des annulations sur le budget général.

Les annulations de crédits concernaient uniquement le budget général pour un montant de 1 848 millions € en AE et en CP, dont 1 194 millions € sur la mission « remboursements et dégrèvements d’impôts ».

2.2 La loi de finances rectificative n° 2010-463 du 7 mai 2010

Cette loi de finances rectificative procédait à la création, au sein du compte de concours financiers « Prêts à des États étrangers », d’une nouvelle section en vue d’assurer la stabilité financière de la zone euro grâce à des prêts consentis par la France à un autre État membre de la zone euro. Cette section était dotée d’un montant de 16 800 millions € en AE et de 3 900 millions € en CP, correspondant au plan d’aide en faveur de la Grèce. Par ailleurs, elle procédait à divers ajustements de crédits d’un montant de 105 millions € en AE et 75 millions € en CP en ouvertures gagées par des annulations de même montant sur le budget général.

2.3 La loi de finances rectificative n° 2010-1658 du 29 décembre 2010

Cette loi procédait à des ajustements de crédits en ouvertures et en annulations ainsi qu’à la ratification de deux décrets d’avance.

2.3.1 Les ajustements de crédits

Les ouvertures de crédits supplémentaires portaient sur un total de 5 347 millions € en AE et 6 689 millions € en CP. Elles se répartissaient comme suit :

(En millions €)

 

AE

CP

Budget Général
dont remboursements et dégrèvements d’impôts

4 125
(169)

3 542
(169)

Budget annexe « Contrôle et exploitation aériens »

26

26

Comptes spéciaux

1 196

3 121

Comptes d’affectation spéciale

22

20

Comptes de concours financiers

1 174

3 101

Les annulations de crédits associées à la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010 portaient sur un montant total de 7 354 millions € en AE et de 7 060 millions € en CP et se répartissaient comme suit :

(En millions €)

 

AE

CP

Budget Général
dont remboursements et dégrèvements d’impôts

6 591
(2 631)

6 297
(
2 631)

Budget annexe « Contrôle et exploitation aériens »

26

26

Comptes spéciaux

737

737

Comptes d’affectation spéciale

620

620

Comptes de concours financiers

117

117

2.3.2 Les décrets d’avance

La loi de finances rectificative du 29 décembre a procédé à la ratification de deux décrets d’avance.

Le décret d’avance du 29 septembre 2010 portait sur un montant de 1 299 millions € en AE et de
1 271 millions € en CP se répartissant comme suit :

 

AE

CP

Budget Général

729

701

Comptes spéciaux

570

570

Comptes d’affectation spéciale

200

200

Comptes de concours financiers

370

370

Ces ouvertures étaient destinées à financer plusieurs dépenses urgentes et notamment :

- financement des opérations extérieures (218 millions € en AE et CP au profit de dépenses autres que de personnel),

- « prime à la casse » (127 millions € en AE en CP) ;

- dépenses d’hébergement d’urgence (110 millions € en AE et en CP au profit de la seule mission « Solidarité, insertion et égalité des chances »),

- contribution aux dépenses immobilières (200 millions € en AE et en CP),

- financement du « bonus-malus » automobile (370 millions € en AE et en CP).

Ces ouvertures ont été entièrement compensées par des annulations de crédits imputées sur le budget général et les comptes spéciaux.

Le décret d’avance du 30 novembre 2010 portait sur un montant de 1 387 millions € en AE et de
1 145 millions € en CP sur le budget général. Ces ouvertures concernaient notamment le financement de dépenses de personnel de divers ministères (931 millions € en AE et en CP).

Ces ouvertures ont été entièrement compensées par des annulations de crédits imputées sur le budget général.

3- ÉVOLUTION DES PRÉVISIONS DE SOLDE BUDGÉTAIRE

A l’issue des modifications apportées par les lois de finances rectificatives, le déficit budgétaire initialement fixé à
117,4 milliards € a été porté à 148,5 milliards €. Y compris la consommation des reports de crédits au titre du plan de relance de l’économie pour un montant estimé à 1,3 milliard €, la prévision du déficit budgétaire s’établissait à 149,8 milliards €.

4- RÉCAPITULATION DES MODIFICATIONS APPORTÉES PAR LES LOIS DE FINANCES RECTIFICATIVES

Le tableau ci-après retrace la situation de la prévision budgétaire après les lois de finances rectificatives.

(En millions €)

 

Loi de finances

Loi de finances rectificative n° 2010-237 du 9 mars 2010

 

initiale

Décrets d'avances et d'annulations

Annulations

Ouvertures

Total net

BUDGET GÉNÉRAL

 

 

 

 

 

Dépenses

 

 

 

 

 

Dépenses brutes du budget général

379 421

 

-1 848

34 585

32 737

Prélèvements sur recettes de l'État au profit des collectivités territoriales et Communautés européennes

104 033

 

 

 

 

A déduire :

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

94 208

 

-1 194

 

-1 194

Dépenses nettes du budget général y compris prélèvements sur recettes

389 246

 

-654

34 585

33 931

Fonds de concours

3 122

 

 

 

 

Dépenses nettes du budget général, y compris prélèvements sur recettes et fonds de concours

392 368

0

-654

34 585

33 931

Ressources

 

 

 

 

 

Recettes fiscales brutes

346 270

 

 

 

1 124

A déduire :

 

 

 

 

 

Remboursements et dégrèvements d'impôts

94 208

 

 

 

-1 194

Recettes fiscales nettes

252 062

 

 

 

2 318

Recettes non fiscales

15 035

 

 

 

1 017

Fonds de concours

3 122

 

 

 

0

Recettes nettes du budget général, y compris fonds de concours

270 219

 

 

 

3 335

Solde du budget général

-122 149

 

 

 

-30 596

BUDGETS ANNEXES

 

 

 

 

 

Dépenses, hors fonds de concours

2 130

 

 

 

 

Dépenses, y compris fonds de concours

2 147

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

Recettes, hors fonds de concours

2 131

 

 

 

 

Recettes, y compris fonds de concours

2 148

 

 

 

 

Solde des budgets annexes

1

 

 

 

0

COMPTES SPÉCIAUX

 

 

 

 

 

Dépenses

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

57 956

 

 

1 940

1 940

Comptes de concours financiers

72 153

 

 

1 000

1 000

Comptes de commerce (solde)

-246

 

 

 

 

Comptes d'opérations monétaires (solde)

-68

 

 

 

 

Total des dépenses des comptes spéciaux

129 795

 

 

2 940

2 940

Ressources

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

57 951

 

 

 

1 940

Comptes de concours financiers

76 623

 

 

 

 

Total des recettes des comptes spéciaux

134 574

 

 

 

1 940

Solde des comptes spéciaux

4 779

 

 

 

-1 000

SOLDE GÉNÉRAL

-117 369

 

 

 

-31 596

 

 

 

 

 

 

(En millions €)

Loi de finances rectificative n° 2010-463 du 7 mai 2010

Loi de finances rectificative n° 2010-1658 du 29 décembre 2010

Total des

Décrets d'avances et d'annulations

Annulations

Ouvertures

Total net

Décrets d'avances et d'annulations

Annulations

Ouvertures

Total net

prévisions pour 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-75

75

0

 

-6 297

3 542

-2 755

409 403

 

 

 

 

 

-1 212

 

-1 212

102 821

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

 

-2 631

169

-2 462

90 552

 

-75

75

0

0

-4 878

3 373

-1 505

421 672

 

0

0

0

 

0

0

0

3 122

 

-75

75

0

0

-4 878

3 373

-1 505

424 794

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

900

 

 

 

-2 762

345 532

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-2 462

90 552

 

 

 

900

 

 

 

-300

254 980

 

 

 

 

 

 

 

2 544

18 596

 

 

 

0

 

 

 

0

3 122

 

 

 

900

 

 

 

2 244

276 698

 

 

 

900

 

 

 

3 749

-148 096

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-26

26

0

2 130

 

 

 

 

 

-26

26

0

2 147

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 131

 

 

 

 

 

 

 

 

2 148

 

 

 

0

 

26

-26

0

1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

 

-620

20

-600

59 296

 

 

3 900

3 900

 

-117

3 101

2 984

80 037

 

 

 

 

 

 

 

 

-246

 

 

 

         

-68

 

0

3 900

3 900

 

-737

3 121

2 384

139 019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-4 400

55 491

 

 

 

 

 

 

 

6 499

83 122

 

 

 

 

 

 

 

2 099

138 613

 

 

-3 900

-3 900

0

737

-3 121

-285

-406

 

 

 

-3 000

 

 

 

3 464

-148 501

 

 

 

 

 

 

 

 

(1)

(1) - 149,8 milliards € y compris la consommation des reports de crédits pour un montant estimé à 1,3 milliard €.

B. Les mesures réglementaires

Aux mesures législatives exposées précédemment se sont ajoutées des mesures de gestion à caractère réglementaire. Celles-ci peuvent être classées en deux groupes :

1. LES MODIFICATIONS AFFECTANT LA RÉPARTITION DES CRÉDITS

Ces mesures ne modifient pas le montant net des crédits de l’ensemble du budget général, mais seulement leur ventilation entre les ministères ou à l’intérieur d’un même ministère. C’est le cas, notamment, des transferts, des répartitions de dotation globale et des virements.

2. LES MODIFICATIONS AFFECTANT - EN AUGMENTATION OU EN DIMINUTION - LE VOLUME DES CRÉDITS

Sont venues accroître les dotations, les crédits reportés de 2009 à 2010, les ouvertures de crédits au titre des fonds de concours ainsi que les modifications de crédits liées à des plus-values de recettes (budgets annexes et comptes d’affectation spéciale).

Sont venues, en revanche, diminuer le volume des crédits au titre de l’exercice 2010 les reports de crédits vers la gestion 2011 prononcés par arrêtés ministériels et les décrets d’annulation, portant des annulations de crédits non associées aux décrets d’avance et aux lois de finances rectificatives.

FONDS DE CONCOURS, PAR

Désignation

Autorisations d'engagement

Prévision

Réalisation

A. Budget général

 

 

Action extérieure de l'État

8 548 000

6 408 892

Administration générale et territoriale de l'État

60 479 800

59 706 581

Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales

53 673 200

102 411 622

Aide publique au développement

1 735 038

2 941 972

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

332 000

581 073

Conseil et contrôle de l'État

1 815 367

2 269 758

Culture

13 955 000

71 058 738

Défense

633 916 236

694 921 115

Direction de l'action du Gouvernement

4 105 500

22 423 737

Écologie, développement et aménagement durables

1 897 405 000

2 167 473 378

Économie

17 284 000

18 313 660

Engagements financiers de l'État

0

0

Enseignement scolaire

11 520 000

3 631 435

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

15 220 000

21 397 077

Immigration, asile et intégration

32 112 254

15 866 088

Justice

4 200 000

5 664 811

Médias

0

0

Outre-Mer

16 771 225

14 515 354

Plan de relance

0

0

Politique des territoires

22 240 000

21 226 333

Pouvoirs publics

0

0

Provisions

0

0

Recherche et enseignement supérieur

64 794 000

76 742 996

Régimes sociaux et de retraite

0

0

Relations avec les collectivités territoriales

115 000

81 467

Remboursements et dégrèvements

0

0

Santé

2 500 000

715 966

Sécurité

44 307 475

55 572 708

Sécurité civile

6 632 903

13 875 589

Solidarité, insertion et égalité des chances

1 490 000

54 728 897

Sport, Jeunesse et vie associative

18 900 000

19 665 054

Travail et emploi

76 094 000

117 734 478

Ville et logement

130 000

58 496

TOTAL DU BUDGET GÉNÉRAL NET DES ANNULATIONS SUR EXERCICES ANTERIEURS

3 010 275 998

3 569 987 275

Pour mémoire :

 

 

Décrets d'annulations sur exercices antérieurs

 

15 563 638

TOTAL DU BUDGET GÉNÉRAL BRUT DES ANNULATIONS SUR EXERCICES ANTERIEURS

3 010 275 998

3 585 550 913

B. Budgets annexes

 

 

Contrôle et exploitation aériens

17 480 000

39 067 132

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

17 480 000

39 067 132

C. Comptes spéciaux

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

 

878 949

TOTAL DES COMPTES SPÉCIAUX

0

878 949

 

 

 

TOTAL GÉNÉRAL (A + B + C)

3 027 755 998

3 609 933 356

MISSION, POUR L’ANNÉE 2010 (en euros)

Crédits de paiement

Différences

Variations en %

Prévision

Réalisation

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

 

 

 

 

 

8 548 000

6 408 892

-2 139 108

-2 139 108

-33,4

-33,4

60 479 000

59 706 581

-773 219

-772 419

-1,3

-1,3

51 573 200

100 954 589

48 738 422

49 381 389

47,6

48,9

1 735 038

2 941 972

1 206 934

1 206 934

41,0

41,0

332 000

581 073

249 073

249 073

42,9

42,9

1 815 367

2 269 758

454 391

454 391

20,0

20,0

53 268 000

48 700 819

57 103 738

-4 567 181

80,4

-9,4

633 916 236

694 921 115

61 004 879

61 004 879

8,8

8,8

4 105 500

22 423 737

18 318 237

18 318 237

81,7

81,7

1 943 540 453

1 719 430 724

270 068 378

-224 109 729

12,5

-13,0

17 284 000

18 350 497

1 029 660

1 066 497

5,6

5,8

0

0

0

0

 

 

11 520 000

3 631 435

-7 888 565

-7 888 565

-217,2

-217,2

15 220 000

21 397 077

6 177 077

6 177 077

28,9

28,9

32 112 254

15 866 088

-16 246 166

-16 246 166

-102,4

-102,4

4 200 000

5 664 811

1 464 811

1 464 811

25,9

25,9

0

0

0

0

 

 

16 771 225

14 515 354

-2 255 871

-2 255 871

-15,5

-15,5

0

0

0

0

 

 

49 240 000

40 226 333

-1 013 667

-9 013 667

-4,8

-22,4

0

0

0

0

 

 

0

0

0

0

 

 

64 794 000

79 183 951

11 948 996

14 389 951

15,6

18,2

0

0

0

0

 

 

115 000

81 467

-33 533

-33 533

-41,2

-41,2

0

0

0

0

 

 

2 500 000

715 966

-1 784 034

-1 784 034

-249,2

-249,2

44 307 475

55 572 708

11 265 233

11 265 233

20,3

20,3

6 632 903

13 875 589

7 242 686

7 242 686

52,2

52,2

1 490 000

54 728 897

53 238 897

53 238 897

97,3

97,3

19 790 000

21 736 970

765 054

1 946 970

3,9

9,0

76 094 000

117 734 478

41 640 478

41 640 478

35,4

35,4

130 000

58 496

-71 504

-71 504

-122,2

-122,2

3 121 513 651

3 121 679 377

559 711 277

165 726

15,7

0,0

 

 

 

 

 

 

 

15 563 638

15 563 638

15 563 638

   

3 121 513 651

3 137 243 015

575 274 915

15 729 364

16,0

0,5

 

 

0

0

 

 

17 480 000

39 067 132

21 587 132

21 587 132

55,3

55,3

17 480 000

39 067 132

21 587 132

21 587 132

55,3

55,3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

878 949

878 949

878 949

 

 

0

878 949

878 949

878 949

 

 

 

 

 

 

 

 

3 138 993 651

3 161 625 458

582 177 358

22 631 807

16,1

0,7

REPORTS DE CRÉDITS, PAR MISSION,

Désignation

Reports 2009 à 2010

(Ouvertures sur 2010)

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

A. Budget général

 

 

Action extérieure de l'État

127 215 530

17 732 097

Administration générale et territoriale de l'État

97 037 957

68 697 648

Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales

42 873 041

90 055 946

Aide publique au développement

50 112 042

37 036 593

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

7 227 220

2 962 391

Conseil et contrôle de l'État

24 135 631

10 051 518

Culture

323 230 565

23 027 803

Défense

3 137 463 463

360 504 582

Direction de l'action du Gouvernement

38 458 080

24 044 134

Écologie, développement et aménagement durables

2 188 855 016

638 407 714

Économie

20 827 693

22 739 075

Engagements financiers de l'État

 

 

Enseignement scolaire

108 924 812

22 369 592

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

543 822 316

215 860 805

Immigration, asile et intégration

10 009 049

10 682 098

Justice

680 189 880

47 777 166

Médias

29 957 128

13 734 968

Outre-Mer

28 031 387

27 930 602

Plan de relance

576 948 268

977 919 242

Politique des territoires

25 860 097

8 130 041

Pouvoirs publics

 

 

Provisions

 

 

Recherche et enseignement supérieur

304 353 897

197 319 830

Régimes sociaux et de retraite

1 400 000

1 400 000

Relations avec les collectivités territoriales

85 002 550

65 822 355

Remboursements et dégrèvements

 

 

Santé

2 275 840

6 780 060

Sécurité

240 001 205

33 400 723

Sécurité civile

118 444 713

120 666 413

Solidarité, insertion et égalité des chances

27 102 783

40 255 552

Sport, jeunesse et vie associative

23 877 424

5 461 799

Travail et emploi

195 833 616

234 109 588

Ville et logement

88 818 162

121 985 690

TOTAL DU BUDGET GÉNÉRAL

9 148 289 365

3 446 866 025

DE 2009 A 2010 ET DE 2010 A 2011 (en euros)

Reports 2010 à 2011

Différences

Variations en %

(Annulations sur 2010)

 

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

   

 

 

 

 

150 952 214

41 336 641

23 736 684

23 604 544

18,7

133,1

129 040 140

97 233 934

32 002 183

28 536 286

33,0

41,5

55 687 235

96 531 750

12 814 194

6 475 804

29,9

7,2

87 029 066

50 202 501

36 917 024

13 165 908

73,7

35,5

1 683 381

6 547 515

-5 543 839

3 585 124

-76,7

121,0

14 910 116

9 190 315

-9 225 515

-861 203

-38,2

-8,6

314 342 197

49 881 323

-8 888 368

26 853 520

-2,7

116,6

5 220 000 482

210 665 038

2 082 537 019

-149 839 544

66,4

-41,6

50 629 408

39 536 664

12 171 328

15 492 530

31,6

64,4

2 070 251 167

350 696 302

-118 603 849

-287 711 412

-5,4

-45,1

33 262 082

28 224 678

12 434 389

5 485 603

59,7

24,1

   

 

 

 

 

168 740 870

16 069 479

59 816 058

-6 300 113

54,9

-28,2

462 735 653

269 734 623

-81 086 663

53 873 818

-14,9

25,0

11 983 667

18 871 515

1 974 618

8 189 417

19,7

76,7

635 952 224

39 132 745

-44 237 656

-8 644 421

-6,5

-18,1

16 258 644

3 120 620

-13 698 484

-10 614 348

-45,7

-77,3

38 902 692

45 989 898

10 871 305

18 059 296

38,8

64,7

20 595 000

56 795 000

-556 353 268

-921 124 242

-96,4

-94,2

56 290 241

45 175 974

30 430 144

37 045 933

117,7

455,7

   

 

 

 

 
   

 

 

 

 

463 420 014

54 093 294

159 066 117

-143 226 536

52,3

-72,6

4 040 363

3 816 451

2 640 363

2 416 451

188,6

172,6

88 653 252

65 963 770

3 650 702

141 415

4,3

0,2

   

 

 

 

 

5 614 616

9 940 846

3 338 776

3 160 786

146,7

46,6

406 577 557

48 596 921

166 576 352

15 196 198

69,4

45,5

48 014 681

24 430 150

-70 430 032

-96 236 263

-59,5

-79,8

44 526 310

42 576 472

17 423 527

2 320 920

64,3

5,8

17 591 667

8 489 268

-6 285 757

3 027 469

-26,3

55,4

259 379 737

139 506 685

63 546 121

-94 602 903

32,4

-40,4

33 137 836

170 430 693

-55 680 326

48 445 003

-62,7

39,7

10 910 202 512

2 042 781 065

1 761 913 147

-1 404 084 960

19,3

-40,7

REPORTS DE CRÉDITS, PAR MISSION,

Désignation

Reports 2009 à 2010

(Ouvertures sur 2010)

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

 

 

B. Budgets annexes

 

 

Contrôle et exploitation aériens

198 634 039

15 484 082

Publications officielles et information administrative

14 108 651

3 570 191

 

 

 

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

212 742 690

19 054 273

 

 

 

C. Comptes spéciaux

 

 

Comptes à crédits

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route

22 072 139

154 726 544

Développement agricole et rural

11 974 513

41 443 250

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

587 453 647

643 654 595

Participations financières de l'État

5 659 240 139

5 659 240 139

Pensions

887 958 170

887 963 719

Total des comptes d'affectation spéciale

7 168 698 608

7 387 028 247

Comptes de concours financiers

 

 

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

210 761 483

221 961 483

 

 

 

TOTAL DES COMPTES SPÉCIAUX

7 379 460 091

7 608 989 730

 

 

 

TOTAL GÉNÉRAL (A + B + C)

16 740 492 146

11 074 910 028

DE 2009 A 2010 ET DE 2010 A 2011 (en euros)

Reports 2010 à 2011

Différences

Variations en %

(Annulations sur 2010)

 

 

 

 

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

164 343 247

22 226 330

-34 290 792

6 742 248

-17,3

43,5

9 002 766

3 607 515

-5 105 885

37 324

-36,2

1,0

 

 

 

 

 

 

173 346 013

25 833 845

-39 396 677

6 779 572

-18,5

35,6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 491 004

166 451 770

5 418 865

11 725 226

24,6

7,6

2 671 342

40 299 364

-9 303 171

-1 143 886

-77,7

-2,8

465 827 318

622 988 571

-121 626 329

-20 666 024

-20,7

-3,2

2 142 656 653

2 142 656 653

-3 516 583 486

-3 516 583 486

-62,1

-62,1

989 561 663

976 130 981

101 603 493

88 167 262

n.s.

n.s.

3 628 207 980

3 948 527 339

-3 540 490 628

-3 438 500 908

-49,4

-46,5

 

 

 

 

 

 

156 795 483

322 067 582

-53 966 000

100 106 099

n.s.

n.s.

 

 

 

 

 

 

3 785 003 463

4 270 594 921

-3 594 456 628

-3 338 394 809

-49,4

-46,5

 

 

 

 

 

 

14 868 551 988

6 339 209 831

-1 871 940 158

-4 735 700 197

-11,2

-42,8

MODIFICATIONS APPORTÉES AUX LOIS DE FINANCES INITIALE

 

Prévisions

 

Virements

Transferts

Désignation

des lois de
finances
initiale et
rectificative

Reports
de la gestion
précédente

Ouvertures

Annulations

Ouvertures

Annulations

             

I. Autorisations d’engagement

           
             

Budget général :

           

Dépenses brutes

411 217

9 148

80

- 80

1 879

- 1 879

A déduire :

           

Remboursements et dégrèvements d’impôts

- 90 552

         

Dépenses nettes

320 665

9 148

80

- 80

1 879

- 1 879

             

Budgets annexes

2 152

213

10

- 10

   
             

Comptes spéciaux :

           

Comptes d’affectation spéciale

59 293

7 168

3

- 3

   

Comptes de concours financiers

91 276

211

       
             

Total des comptes spéciaux

150 569

7 379

       

Total des autorisations d’engagement

473 386

16 740

93

- 93

1 879

- 1 879

             
             

II. Crédits de paiement

           
             

Budget général :

           

Dépenses brutes

409 403

3 447

74

- 74

3 109

- 3 109

A déduire :

           

Remboursements et dégrèvements d’impôts

- 90 552

         

Dépenses nettes

318 851

3 447

74

- 74

3 109

- 3 109

             

Budgets annexes

2 130

19

10

- 10

   
             

Comptes spéciaux :

           

Comptes d’affectation spéciale

59 296

7 387

3

- 3

   

Comptes de concours financiers

80 037

222

       

Comptes de commerce (solde)

- 246

         

Comptes d’opérations monétaires (solde)

- 68

         

Total des comptes spéciaux

139 019

7 609

3

- 3

   

Total des crédits de paiement

460 000

11 075

87

- 87

3 109

- 3 109

ET RECTIFICATIVES PAR LES MESURES RÉGLEMENTAIRES

(En millions €)

Répartitions

 

Modifications

     

Situation

   

Fonds de

de crédits

Autres

Crédits

Reports

avant

Ouvertures

Annulations

 

liées à des

modifications

 

à la gestion

l’intervention

   

concours

plus-values
de recettes

réglementaires

ouverts

suivante

du projet de loi
de règlement

               
               
               
               

31

- 31

3 570

   

423 935

- 10 910

413 025

               
         

- 90 552

 

- 90 552

31

- 31

3 570

   

333 383

- 10 910

322 473

               
   

39

 

- 18

2 3 86

- 173

2 213

               
               
   

1

 

 

66 462

- 3 628

62 834

         

91 487

- 157

91 330

               
   

1

   

157 949

- 3 785

154 164

31

- 31

3 610

 

- 18

493 718

- 14 868

478 850

               
               
               
               
               

32

- 32

3 122

   

415 972

- 2 043

413 929

               

»

 

 

 

 

- 90 552

 

- 90 552

32

- 32

3 122

   

325 420

- 2 043

323 377

               
   

39

 

- 18

2 170

- 26

2 144

               
               
   

1

   

66 684

- 3 949

62 735

         

80 259

- 322

79 937

         

- 246

 

- 246

         

- 68

 

- 68

   

1

   

146 629

- 4 271

142 358

32

- 32

3 162

 

- 18

474 219

- 6 340

467 879

C Modifications de crédits demandées dans le projet de loi de règlement

Le projet de loi de règlement comporte diverses mesures d’ouvertures et d’annulations de crédits se répartissant comme suit :

(En euros)

Désignation des missions

Ouvertures de crédits complémentaires

Annulations de crédits non consommés

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

A. Budget général

 

 

 

 

Action extérieure de l'État

 

 

52 831 745,88

785 464,55

Administration générale et territoriale de l'État

 

 

27 784 761,35

4 815 894,12

Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales

 

 

44 802 477,48

1 412 396,92

Aide publique au développement

 

 

65 625 056,49

6 135 078,74

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

 

 

12 825 847,73

790 060,96

Conseil et contrôle de l'État

 

 

7 581 870,52

5 222 138,78

Culture

 

 

120 188 888,28

617 518,14

Défense

 

 

973 907 531,07

1 135 742,92

Direction de l'action du Gouvernement

 

 

19 228 520,12

17 381 795,46

Écologie, développement et aménagement durables

 

 

446 011 753,51

6 538 326,76

Économie

 

 

33 826 024,77

1 353 964,78

Engagements financiers de l'État

 

 

383 471 546,08

383 471 667,37

Enseignement scolaire

 

 

101 053 600,34

80 690 445,87

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

 

 

152 419 629,91

9 731 137,85

Immigration, asile et intégration

 

 

1 465 096,92

49 287,97

Justice

 

 

391 545 373,87

2 540 967,52

Médias

 

 

4 653 186,12

1,41

Outre-Mer

 

 

145 404 916,40

2 521 445,25

Plan de relance

 

 

15 728 036,42

3 056 567,04

Politique des territoires

 

 

98 672 367,47

17 081 321,76

Pouvoirs publics

 

 

127 300,00

178 558,19

Provisions

 

 

41 824 000,00

26 800 000,00

Recherche et enseignement supérieur

 

 

97 997 679,37

645 399,77

Régimes sociaux et de retraite

 

 

1 753,94

277 665,94

Relations avec les collectivités territoriales

 

 

88 145 735,99

25 501 033,98

Remboursements et dégrèvements

99 486 910,43

99 486 910,43

766 018 509,21

766 018 509,21

Santé

 

 

6 370 588,38

65 941,17

Sécurité

 

 

71 744 255,53

3 257 432,46

Sécurité civile

 

 

7 100 872,63

9 824 704,44

Solidarité, insertion et égalité des chances

 

 

7 929 881,16

5 806 493,96

Sport, jeunesse et vie associative

 

 

3 290 443,48

3 192 568,37

Travail et emploi

 

 

40 243 661,86

2 153 346,37

Ville et logement

 

 

1 135 667 711,38

1,72

TOTAL DU BUDGET GÉNÉRAL

99 486 910,43

99 486 910,43

5 365 490 623,66

1 389 052 879,75

B. Budgets annexes

 

 

 

 

Contrôle et exploitation aériens

 

169 426 668,53

96 695 235,82

23 327 034,25

Publications officielles et information administrative

 

35 016 767,95

15 519 425,17

21 615 316,95

TOTAL DES BUDGETS ANNEXES

 

204 443 436,48

112 214 660,99

44 942 351,20

Les ouvertures de crédits complémentaires sur le budget général concernent un programme doté de crédits évaluatifs : 99,5 millions € en AE et en CP au titre des remboursements et dégrèvements d’impôts.

S’agissant des budgets annexes, les ouvertures concernent pour 169,4 millions € le budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » et pour 35 millions € le budget annexe « Publications officielles et information administrative ».

(En euros)

Désignation des missions

Ouvertures de crédits complémentaires

Annulations de crédits non consommés

Autorisations de découvert complémentaires

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

C. Comptes spéciaux

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

 

 

 

Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route

 

 

2 945 910,19

0,45

 

Développement agricole et rural

 

 

9 433 482,08

9 433 482,12

 

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

 

 

604 367 383,17

308 782 820,86

 

Gestion et valorisation des ressources tirées de l'utilisation du spectre hertzien

 

 

 

 

 

Participations financières de l'État

 

 

3 746 225 915,18

3 746 225 915,18

 

Pensions

 

 

287 138,83

13 836 463,28

 

Total des comptes d'affectation spéciale

0,00

0,00

4 363 259 829,45

4 078 278 681,89

 

Comptes de concours financiers

 

 

 

 

 

Accords monétaires internationaux

 

 

 

 

 

Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics

 

 

660 249 503,64

660 249 503,64

 

Avances à l'audiovisuel public

 

 

 

 

 

Avances au fonds d'aide à l'acquisition de véhicules propres

 

 

1 270 790,51

2 375 325,47

 

Avances aux collectivités territoriales

 

 

3 137 354 830,85

3 123 869 438,54

 

Prêts à des États étrangers

 

 

255 645 263,78

1 586 294 913,86

 

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

 

 

287 906,92

285 444,18

 

Total des comptes de concours financiers

0,00

0,00

4 054 808 295,70

5 373 074 625,69

 

Comptes de commerce

 

 

 

 

 

Approvisionnement des armées en produits pétroliers

 

 

 

 

 

Cantine et travail des détenus dans le cadre pénitentiaire

 

 

 

 

 

Constructions navales de la marine militaire

 

 

 

 

 

Couverture des risques financiers de l'État

 

 

 

 

 

Exploitations industrielles des ateliers aéronautiques de l'État

 

 

 

 

 

Gestion de la dette et de la trésorerie de l'État

 

 

 

 

 

Gestion des actifs carbone de l'État

 

 

 

 

 

Lancement de certains matériels aéronautiques et de certains matériels d'armement complexes

 

 

 

 

 

Liquidation d'établissements publics de l'État et liquidations diverses

 

 

 

 

 

Opérations commerciales des domaines

 

 

 

 

 

Opérations industrielles et commerciales des directions départementales et régionales de l'Équipement

 

 

 

 

 

Régie industrielle des établissements pénitentiaires

 

 

 

 

 

Total des comptes de commerce

 

 

 

 

 

Comptes d'opérations monétaires

 

 

 

 

 

Émission des monnaies métalliques

 

 

 

 

 

Opérations avec le Fonds monétaire international

 

 

 

 

8 996 405 691,69

Pertes et bénéfices de change

 

 

 

 

 

Total des comptes d'opérations monétaires

 

 

 

 

8 996 405 691,69

TOTAL DES COMPTES SPÉCIAUX

0,00

0,00

8 418 068 125,15

9 451 353 307,58

8 996 405 691,69

 

 

 

 

 

 

TOTAL GÉNÉRAL (A + B + C)

99 486 910,43

303 930 346,91

13 895 773 409,80

10 885 348 538,53

8 996 405 691,69

S’agissant des comptes spéciaux, une autorisation de découvert complémentaire de 8 996 millions € est demandée sur le FMI, compte doté « pour mémoire » en loi de finances initiale.

3. Analyse de l’exécution

   

1 LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE 2010 EST MOINS ÉLEVÉ QUE CELUI PRÉVU PAR LA LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE DE DÉCEMBRE

L’exercice 2010 s’achève sur un déficit budgétaire de 148,8 milliards €, soit une amélioration de 1 milliard € par rapport à la prévision retenue dans la loi de finances rectificative votée au mois de décembre, à 149,8
milliards €, incluant la prévision de consommation des reports de crédits pour 1,3 milliard €.

Par rapport au déficit de l’année 2009 (- 138 milliards €), le déficit budgétaire 2010 est en augmentation de 10,8 milliards €.

2 LE BUDGET GÉNÉRAL EST MARQUÉ PAR UNE AUGMENTATION DES RECETTES ET UNE MAÎTRISE DES DÉPENSES

2.1 Les recettes nettes hors prélèvements sur recettes et fonds de concours sont en progression de 16,3 % par rapport à 2009

Les recettes nettes du budget général (hors prélèvements sur recettes et fonds de concours) s'élèvent à 271,7 milliards € contre 233,7 milliards € en 2009, mais s’inscrivent en retrait par rapport à la prévision de 273,6 milliards € de décembre :

- le produit des recettes fiscales nettes s’établit à 253,6 milliards € contre 255 milliards € retenus en dernière loi de finances rectificative, du fait principalement de moindres rentrées fiscales au titre du dernier acompte de l’impôt sur les sociétés ;

- les recettes non fiscales (18,2 milliards €) sont inférieures de 0,4 milliard € à la prévision de décembre.

La progression de 16,3 % par rapport à 2009 s’explique par l’augmentation des recettes nettes d’impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée (respectivement de 12 milliards € et de 8,9 milliards €) par l’encaissement exceptionnel en 2010 de la cotisation foncière des entreprises (CFE), de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et des impositions forfaitaires des entreprises de réseau (IFER) pour un montant total de 16,5 milliards € résultant de la réforme de la taxe professionnelle, affectées à compter de 2011 aux collectivités territoriales.

Cette réforme de la fiscalité locale s’est en effet traduite par la suppression de la taxe professionnelle, remplacée par la contribution économique territoriale (qui comprend la CFE et la CVAE) et les IFER depuis le 1er janvier 2010. Cette réforme vise à accroître la compétitivité des entreprises et le volume de leurs investissements par la réduction des charges fiscales pesant sur elles.

Pour leur part, les fonds de concours restent à un niveau comparable en exécution et en prévision
(3,1 milliards €), comme les prélèvements sur recettes (102,8 milliards € en exécution et 102,9 milliards € en prévision).

Les recettes fiscales, hors R & D, s'établissent à 253,6 milliards € contre 214,3 milliards € en 2009
(+ 18,3 %). Elles se composent de 343,5 milliards € de recettes fiscales brutes desquelles se déduisent 89,9 milliards € de remboursements et dégrèvements.

en milliards €

LFI

LFR IV

Niveau à la fin décembre

Variations en %

2010

2010

2010

2009

Exécution 2010 / 2009 Périmètre courant

Exécution 2010 / 2009 Périmètre constant

Recettes fiscales (1)

252,1

255,0

253,6

214,3

18,3

17,0

Impôt sur le revenu net (2)

46,7

47,8

47,4

46,7

1,7

0,9

Impôt sur les sociétés – net (1) (3)

33,0

35,0

32,9

20,9

57,2

57,2

Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP)

15,0

14,1

14,2

14,9

- 4,7

- 2,0

Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – nette (1)

125,4

126,8

127,3

118,4

7,5

7,2

Autres recettes fiscales – nettes (1)

32,0

31,3

31,8

13,3

138,4

104,5

(1) Recettes nettes des remboursements et des dégrèvements

(2) IR net = IR brut - remboursements et dégrèvements d'IR et restitutions relatives à la prime pour l'emploi (PPE)

(3) hors IS par voie de rôle et CSB

L'impôt sur le revenu net passe de 46,7 milliards € en 2009 à 47,4 milliards €, soit une augmentation de 1,7 %. Il est en retrait de 0,4 milliard € par rapport à la prévision de décembre, du fait d’une moindre croissance que prévu des revenus en 2009.

Les recettes nettes d'impôt sur les sociétés, hors contribution sociale sur les bénéfices, s’établissent à 32,9 milliards € au lieu de 20,9 milliards € en 2009, soit une augmentation de 57,2 % en raison, d’une part, du contre coup des mesures de relance applicables en 2009 et, d’autre part, de la reprise de l’activité économique.

Cependant, le rendement est inférieur aux prévisions du collectif de fin d’année de 2,1 milliards € du fait essentiellement de moindres versements observés en décembre au titre du dernier acompte d’IS.

La taxe sur la valeur ajoutée nette s'établit à 127,3 milliards € contre 118,4 milliards € en 2009. Elle est supérieure de 0,5 milliard € à la prévision du collectif de décembre, témoignant de la bonne tenue de la consommation.

La taxe intérieure sur les produits pétroliers s'élève à 14,2 milliards € contre 14,9 milliards € en 2009, en ligne par rapport à la prévision du collectif de décembre qui avait revu son produit à la baisse de 0,4 milliard € par rapport à la précédente loi de finances.

Le montant des autres recettes fiscales nettes s'élève à 31,8 milliards € contre 13,3 milliards € en 2009. Cette augmentation provient principalement :

- de la création en LFI 2010, dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de la contribution foncière des entreprises (CFE) dont les montants respectifs (10,3 milliards € et 4,9 milliards €) sont affectés temporairement à l’État en 2010. En 2011, ces recettes seront transférées aux collectivités territoriales ;

- de la réimputation en recettes fiscales des frais d’assiette et de recouvrement des impôts sur rôle établis au profit des collectivités territoriales (2,6 milliards €).

2.2 Les recettes non fiscales restent en phase avec les prévisions

Les recettes non fiscales s’élèvent à 18,2 milliards €, inférieures de 1,3 milliard € à celles de 2009
(19,5 milliards €) et de 0,4 milliard € à la prévision retenue en collectif de décembre
(18,6 milliards €).

Cette diminution de 6,7 % par rapport à 2009 provient essentiellement du transfert en recettes fiscales des frais d’assiette visés précédemment imputés jusqu’en 2009 en recettes non fiscales. Après retraitement, les recettes non fiscales progressent de 11,7 % (18,2 milliards € au lieu de 16,3 milliards €).

Le produit des dividendes et recettes assimilées s’élève à 7,9 milliards € contre 5,3 milliards € en 2009, soit une augmentation de 49 %, qui concerne :

- les produits des participations de l’État dans les entreprises financières : 3,3 milliards € (1,9 milliard € en 2009) comprenant le dividende versé en 2010 par la Caisse des Dépôts et Consignations (0,7 milliard €), les versements des dividendes de l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 0,2 milliard € et de la Société de Prise de Participations de l’Etat (SPPE) pour 0,6 milliard €, sans opérations similaires en 2009, ainsi que celui de la Banque de France (1,7 milliard €) ;

- la contribution de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) représentative de l’impôt sur les sociétés : après un très faible versement en 2009 (58 millions €), celui de 2010 atteint 0,5 milliard € ;

- les produits des participations de l’État dans les entreprises non financières et les établissements publics non financiers : 4,1 milliards € (3,3 milliards € en 2009). On y relève notamment les versements de EDF (1,8 milliard €), de France Télécom (0,5 milliard €) et GDF-Suez (1,2 milliard €).

Les produits du domaine de l’État s’établissent à 1,8 milliard € après 1,3 milliard € en 2009. Le paiement par les administrations de leurs loyers budgétaires (1,1 milliard € en 2010 contre 0,7 milliard en 2009), que l’on retrouve également en dépense, explique l’essentiel de ce poste.

Les produits de la vente de biens et services étaient constitués jusqu’en 2009 pour plus des 3/4 par les recettes liées aux frais d’assiette et de recouvrement des impôts et taxes établis ou perçus au profit des collectivités territoriales (3,8 milliards € en 2009). En 2010, ces recettes ont été transférées en recettes fiscales. De ce fait, les produits de la vente de biens et service sont ramenés à 1,1 milliard € comme en 2009 après ce retraitement.

Les remboursements et intérêts des prêts, avances et autres immobilisations financières s’élèvent en 2010 à 1 milliard € après 1,9 milliard € en 2009, en l’absence en 2010 d’une recette exceptionnelle comme le reversement constaté en 2009 au titre des créances garanties par l’État relatif à la Côte d’Ivoire (1,1 milliard €). Pour 2010, ce poste enregistre essentiellement des intérêts sur prêts à des banques ou à des États étrangers (0,2 milliard €), des intérêts sur les prêts accordés au secteur automobile (0,5 milliard €) et des intérêts sur des avances remboursables (0,2 milliard €).

Le produit des amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites s’élève à 2 milliards € après 1,8 milliard € en 2009, dont 0,6 milliard € au titre des amendes forfaitaires de police de la circulation et 0,8 milliard € au titre des autres amendes et condamnations pécuniaires.

Le poste « Divers » s’élève à 4,4 milliards € (4,3 milliards € en 2009) et comprend principalement :

- les reversements de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (0,9 milliard €) ;

- divers produits de la rémunération de la garantie de l’État (0,2 milliard € après 1,4 milliard € en 2009 du fait de l’extinction du dispositif mis en œuvre par la Société de financement de l’Economie française dans le cadre du plan de relance) ;

- les prélèvements sur les fonds d’épargne gérés par la CDC (0,7 milliard €) ;

- des autres produits divers : 1,2 milliard € dont 1 milliard € en provenance de France Télécom au titre de reversements d’aides d’État indues.

2.3 En 2010, la dépense a été maîtrisée et s’établit en-dessous du plafond autorisé

Hors dépenses exceptionnelles et non reconductibles d’un montant de 70 milliards € (plan de relance, investissements d’avenir et compensation relais de la taxe professionnelle), et appréciées sur le périmètre élargi depuis 2008 aux prélèvements sur recettes, les dépenses nettes du budget général (hors fonds de concours et attributions de produits) s’élèvent à 352,5 milliards €, soit 0,1 milliard € de moins que la norme (352,6 milliards €, montant ajusté pour prendre en compte la mesure de périmètre introduite par la loi de finances rectificative
n° 2010-237 du 9 mars 2010 ).

2.3.1 Les dépenses du budget général évoluent par rapport à la LFI sous l’effet des mesures relatives aux investissements d’avenir

Les dépenses s’élèvent à 319,6 milliards €, déduction faite des recettes de fonds de concours (287,4 milliards € en 2009), et se situent ainsi à 0,8 milliard € au-dessus du montant fixé en LFR de décembre et à 34,4 milliards € au-dessus du montant fixé en loi de finances initiale. Cette évolution s’explique par l’emprunt national destiné à financer des investissements stratégiques à haut potentiel de croissance.

La loi de finances rectificative n° 2010-237 du 9 mars 2010 a mis en place un programme d’investissements d’avenir de 35 milliards €, destinés à accroître le potentiel de croissance de la France.

Cette stratégie s’articule autour des objectifs suivants :

- l’accélération du rythme d‘innovation de la France ;

- faire de l’enseignement supérieur un moteur essentiel de la croissance ;

- le renforcement des investissements en matière de recherche et de développement ;

- le positionnement de l’économie française parmi les plus avancées en matière de croissance verte.

Ces crédits sont destinés au financement d’un nombre défini de priorités :

Ces investissements d’avenir correspondent :

- soit à des dépenses relatives à l'acquisition d'actifs (nouvelles infrastructures, équipements...), qui viendront renforcer et élargir le patrimoine d’entités publiques ou celui de l'État ;

- soit à des dépenses visant à acquérir un savoir ou une connaissance scientifique et qui suivent également une logique d’investissement, dans la mesure où ces dépenses renforcent à long terme la productivité de l'économie. Elles prennent alors la forme de subventions ou de transferts.

Dépenses du budget général par mission (hors R & D)

L’analyse en pourcentage de l’exécution totale des dépenses du budget général par mission (322,8 milliards € hors R & D) met en relief les dépenses suivantes :

Les ouvertures du programme d’investissements d’avenir ont bénéficié principalement et conformément aux priorités annoncées aux missions suivantes :

- Recherche et enseignement supérieur : les dépenses consacrées à cette mission ont augmenté de
93 % pour atteindre 46,9 milliards € au lieu de 24,3 milliards € en 2009 ;

- Economie : le montant des dépenses passe de 2,2 milliards € à 7,4 milliards € au bénéfice des petites et moyennes entreprises et du développement de l’économie numérique ;

- Ecologie, développement et aménagement durables : les dépenses sont en augmentation de 25,2 % et s’élèvent à 15,4 milliards € après 12,3 milliards € en 2009.

Dépenses du budget général par titre

(y compris fonds de concours et attributions de produits et hors R & D)

(en milliards €)

Les dotations aux pouvoirs publics (titre 1) se sont établies à 1 milliard € dont 0,5 milliard € pour l’Assemblée Nationale et 0,3 milliard € pour le Sénat.

Les dépenses de personnel (titre 2) diminuent en 2010 par rapport à 2009. Cette diminution est liée essentiellement à la réforme des universités accédant à l’autonomie. Pour ces universités, la masse salariale (3,6 milliards €) n’est plus imputée sur le titre 2 mais sur le titre 3 comme subvention pour charges de service public.

Les dépenses de titre 2 s’élèvent en 2010 à 117,8 milliards €, après 119,2 milliards € en 2009, et se répartissent en :

- rémunérations d’activité : 70,5 milliards €, dont 38,4 milliards € au titre des rémunérations principales des personnels titulaires civils et 7,2 milliards € au titre des militaires ;

- cotisations et contributions sociales : 46,3 milliards € ;

- prestations sociales et allocations diverses : 1 milliard €.

Ces dépenses intègrent des cotisations et contributions sociales au titre des pensions qui constituent des recettes du CAS « Pensions » venant équilibrer les dépenses de pensions de ce compte spécial.

L’exécution 2010 des dépenses de fonctionnement (46,2 milliards € sur le titre 3 hors R & D) s’explique par :

- les subventions pour charges de service public (22,9 milliards € en 2010 après 20 milliards € en 2009). L’augmentation de la dépense entre 2009 et 2010 est liée aux effets de la réforme des universités sur les paiements de la mission « Recherche et enseignement supérieur » (la masse salariale (3,6 milliards €) des universités accédant à l’autonomie n’est plus imputée sur le titre 2 mais sur le titre 3 comme subvention pour charges de service public) ;

- et les dépenses de fonctionnement de l’État (23,3 milliards € après 23,1 milliards € en 2009). La dépense entre 2009 et 2010 est stable, la diminution des dépenses au titre du plan de relance de l’économie étant compensée par la mise en œuvre du plan exceptionnel d’investissements d’avenir portant principalement sur la mission « Economie » (+ 2 milliards € au bénéfice du développement de l’économie numérique (+ 1,2 milliard €) et de la croissance des petites et moyennes entreprises (+ 0,7 milliard €) et sur la mission « Ecologie, développement et aménagement durable » (+ 0,4 milliard €).

Les charges de la dette de l’État (titre 4) atteignent 40,5 milliards € contre 37,6 milliards € en 2009 (+ 7,7 %). Cette augmentation est la conséquence de l'accroissement de l’encours de la dette (effet «volume») et du retour en 2010 de l’inflation à un rythme plus habituel (1,5%) après la quasi-stabilité des prix observée en 2009. Ces deux facteurs haussiers ont été en partie compensés par la baisse des taux courts, qui a permis d’économiser un peu plus de 0,5 milliard d’euros de charge sur la dette à court terme (BTF).

Les dépenses d’investissement (titre 5) diminuent de manière exceptionnelle de 14,6 %, s’établissant en 2010 à 12,9 milliards € après 15,1 milliards € en 2009. Cette diminution est concentrée sur le ministère de la Défense dont le niveau de dépense en 2009 était exceptionnellement élevé dans le cadre du plan de relance de l’économie. Elles sont constituées pour la quasi totalité (11,2 milliards €) par des dépenses pour immobilisations corporelles de l’État, avec pour principaux bénéficiaires, les équipements, matériels et infrastructures militaires
(8 milliards €).

Les dépenses d’intervention (79,3 milliards € hors R & D après 74,3 milliards € en 2009) constituent le deuxième poste de dépenses après les dépenses de personnel et progressent de 6,7 %. Cette évolution concerne essentiellement les transferts aux autres collectivités, en augmentation de 6,4 milliards € pour atteindre 27,5 milliards €. Cette évolution est liée :

- aux dépenses d’investissements d’avenir bénéficiant essentiellement à la mission « Recherche et enseignement supérieur » (+ 2,7 milliards €) ;

- aux efforts du gouvernement en faveur de l’emploi (la dépense de la mission « Travail et emploi » progressant de + 1,3 milliard €) ;

- et à un changement d’imputation entre 2009 et 2010 des versements à l’AFITF (+ 0,9 milliard €).

Les transferts aux ménages, aux entreprises et aux collectivités territoriales évoluent plus modérément, pour atteindre respectivement 28,6 milliards € (29,2 milliards € en 2009), 14,5 milliards € au lieu de 15,7 milliards €, et 8 milliards € au lieu de 8,1 milliards €.

Les dépenses d’opérations financières (titre 7) s’établissent à 25 milliards € après 0,6 milliard € en 2009. Elles sont largement impactées par les mesures liées à l’Emprunt national. Les dotations en fonds propres passent de 0,4 milliard € en 2009 à 21 milliards € en 2010 dont 16,6 milliards € à l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et 2 milliards € à l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).

2.3.2 Les recettes de fonds de concours et d’attributions de produits sont stables

Les fonds de concours s’élèvent à 3,1 milliards €, en ligne avec la prévision initiale, et en diminution de
0,4 milliard € par rapport à l’exécution de 2009.

Les rattachements de fonds de concours ont bénéficié en premier lieu au ministère de l’Énergie, de l’écologie, du développement durable et de l’aménagement des territoires avec un montant de crédits de 1,7 milliard €, et pour une moindre part au ministère de la Défense (0,7 milliard €).

2.3.3 Les prélèvements sur recettes (PSR)

Les prélèvements sur recettes s’élèvent à 102,9 milliards € après 76,2 milliards € en 2009, soit une augmentation de 26,7 milliards € (+ 35 %), qui recouvre :

- une augmentation de 29,1 milliards € sur les prélèvements opérés au profit des collectivités territoriales qui atteignent 85,3 milliards € contre 56,2 milliards € en 2009, soit une augmentation de
51,8 %, qui résulte essentiellement de la compensation relais de la taxe professionnelle (32,4 milliards €) instituée en 2010 dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle. Ce prélèvement exceptionnel disparaît en 2011 ;

- une diminution de 2,4 milliards € des prélèvements opérés au profit de l’Union européenne (17,6 milliards € au lieu de 20 milliards € en 2009). En effet, depuis l’année 2010, ces prélèvements ne comprennent plus les ressources propres traditionnelles (droits de douane et cotisations sur le sucre qui s’élevaient à 1,7 milliard € en 2009).

3 LE SOLDE DES COMPTES SPÉCIAUX (HORS FMI) S’AMÉLIORE GRÂCE AUX COMPTES DE CONCOURS FINANCIERS

Le solde des comptes spéciaux hors FMI s’établit à + 2 milliards €, en amélioration de 2,4 milliards € par rapport à la dernière prévision et de 10,1 milliards € par rapport à l’exécution 2009 (- 8,1 milliards €) qui s’explique par :

- une amélioration globale du solde des comptes de concours financiers qui enregistre un excédent de recette de 5,4 milliards € en 2010 au lieu d’un excédent de dépenses de 10,3 milliards € en 2009 ;

- une dégradation du solde des comptes d’affectation spéciale qui passe de + 1,7 milliard € en 2009
à – 3,6 milliards €.

L’évolution du solde des comptes d’affectation spéciale (CAS) résulte du CAS « Participations financières de l’État » qui a enregistré 6,7 milliards € de dépenses (au lieu de 1,8 milliard € en 2009), comprenant notamment la dotation en capital à l’Agence Nationale de la Recherche (3,7 milliards €) pour permettre la mise en place du plan « Campus ».

L’évolution relevée sur les comptes de concours financiers qui enregistrent un excédent de recettes de 5,4 milliards € après un déficit de 10,3 milliards € en 2009 provient de mouvements contrastés :

- le compte « Prêts à des États étrangers » présente un solde de – 4,2 milliards € après - 1,6 milliard € en 2009, du fait des prêts octroyés à la Grèce (4,4 milliards €) ;

- le solde du compte « Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés » s’améliore de 7,5 milliards € en 2010 par rapport à 2009, année au cours de laquelle il avait enregistré 6,3 milliards € de prêts à la filière automobile ;

- le solde du compte d’avances aux collectivités territoriales atteint + 10,2 milliards €, alors qu’il s’était inscrit en déficit de 1,5 milliard € en 2009. Cette amélioration s’explique par une diminution des dépenses d’avances aux collectivités locales liée à l’impact de la réforme de la taxe professionnelle (pas de versement de taxe professionnelle ni de la fiscalité nouvelle en 2010). A l’inverse, le compte enregistre les recouvrements de taxe professionnelle antérieurs à 2010 ainsi que les recettes d’ordre relevant du dispositif dit de « plafonnement valeur ajoutée » relatif à cet impôt.

Les comptes de commerce présentent un solde excédentaire de 0,1 milliard € (contre un solde prévisionnel en collectif de 0,2 milliard €).

Les opérations des comptes de commerce sont concentrées sur le compte « Gestion de la dette et de la trésorerie de l’État » qui s’élèvent à 44 milliards € en dépenses (42 milliards € en 2009) et à 44,4 milliards € en recettes (42,1 milliards € en 2009), soit un excédent de 0,4 milliard €.

L’augmentation du volume des dépenses provient notamment de l’alourdissement de la charge d’indexation du capital des OAT indexés.

En recettes, le montant de l’abondement du budget général passe de 37,6 milliards € en 2009 à 40,5 milliards € en 2010.

Les comptes d’opérations monétaires sont en excédent de recettes de 0,1 milliard € imputable pour moitié aux opérations réalisées avec le FMI et aux opérations réalisées sur les monnaies métalliques.

Dépenses et recettes des comptes spéciaux
(en milliards €)

4 LES BUDGETS ANNEXES

En 2010, le budget de l’État compte deux budgets annexes : « Contrôle et exploitation aériens » (BACEA) et
«Publications officielles et information administrative ».

En ce qui concerne la mission « Publications officielles et information administrative », sa gestion est assurée depuis 2010 par la Direction de l’information légale et administrative issue de la fusion de la Direction des Journaux officiels et la Direction de la Documentation française.

Le montant des recettes courantes de ce budget annexe s’élève à 206 millions € pour une dépense de 157 millions € soit un excédent d’exploitation de 49 millions € constaté en fin de gestion.

S’agissant de la mission « Contrôle et exploitation aériens », après un déficit budgétaire de 58 millions € en 2009, l’exercice 2010 s’achève sur un excédent d’exploitation de 39 millions €. Cette évolution provient :

- d’une progression des dépenses moindre qu’en 2009 : les dépenses budgétaires (1 796 millions €) sont en augmentation de + 64 millions €, soit + 3,8 % par rapport à 2009 alors qu’elles avaient progressé de 127 millions € de 2008 à 2009.

- d’une forte augmentation des recettes budgétaires qui s’élèvent à 1 835 millions € au lieu 1 674 millions € en 2009, soit une hausse de + 161 millions € (+ 9,6 %) imputable pour 136 millions € aux redevances de route. En 2009, ces dernières avaient enregistré une diminution de 30 millions €.

Ces résultats tiennent compte de la modification du mode de comptabilisation, par rattachement à l’exercice, des charges et des produits du BACEA, qui contribue à l’amélioration de l’équilibre du budget annexe. Ont ainsi été comptabilisés en 2010 un montant de 19,1 millions € de charges à payer en dépenses et un montant de 213,6 millions € de produits à recevoir.

5 LES EFFECTIFS

Le plafond des autorisations d’emplois en loi de finances initiale pour 2010 s’établissait à 2 019 798 équivalents temps plein travaillés (ETPT), y compris les budgets annexes. La loi de finances rectificative du 29 décembre 2010 a porté ce plafond à 2 028 724 ETPT à la suite d’une modification du plafond d’emplois du ministère de l’éducation nationale, du fait d’une correction liée à la prise en compte des surnombres dans l’enseignement public du premier degré pour 4 200 ETPT et d’une correction liée à la fiabilisation du décompte des emplois des enseignants du privé pour 4 726 ETPT.

La consommation d’emplois constatée au cours de l’année 2010 s’établit à 2 010 576 ETPT y compris les budgets annexes. Elle est inférieure de -18 148 ETPT au maximum autorisé par la loi de finances initiale pour 2010 et en diminution de -90 598 ETPT par rapport à la consommation constatée en 2009.

La diminution des effectifs par rapport à 2009 s’explique :

- par l’impact des mesures de décentralisation et de transferts d’emplois à des opérateurs prévues en loi de finances initiale, rectificative, ou constatées en exécution, évalué à -70 797 ETPT (-69 062 ETPT en prévision de loi de finances initiale). Ces mesures concernent principalement le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche (passage des universités à l’autonomie), et dans une moindre mesure le ministère de la Santé (création des agences régionales de santé) et celui de l’Ecologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (pour l’essentiel, décentralisation des personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS) vers les collectivités territoriales).

- par des corrections techniques à hauteur de + 6 726 ETPT, qui sont liées à des modifications du mode de décompte de certains emplois au ministère de l’Education nationale (principalement fiabilisation du décompte des agents de l’enseignement privé et modification des modes de règlement de la paye), sans impact sur les effectifs.

- par les conséquences des suppressions d’emplois à hauteur de 26 527 ETPT. Il s’agit de l’impact en ETPT des 24 888 suppressions d’emplois de 2009 et des 31 194 suppressions d’emplois intervenues en 2010. Ces suppressions ont été affectées par la diminution du nombre de départs à la retraite, elles ont en effet été inférieures à la prévision de 2009 qui était de 30 627 ETP, et de 2010, où 33 749 suppressions d’emplois étaient prévues en loi de finances initiale. En 2009, les départs à la retraite ont été inférieurs de 9 000 à la prévision tandis qu’en 2010, 64 000 départs ont été constatés là où 67 600 étaient prévus. Cette baisse pourrait être un des effets du contexte économique incertain, qui semble avoir conduit un certain nombre d’agents de l’Etat à décaler leur départ en retraite.

La diminution réelle des effectifs sur le budget général et les budgets annexes est ainsi évaluée à - 26 527 ETPT soit un chiffre inférieur de 5 403 à la variation des effectifs (ETPT) due aux suppressions d’emplois prévues en LFI 2010 (- 31 930 ETPT).

Par ailleurs, la consommation est nettement inférieure au plafond autorisé par le Parlement pour 2010 (- 18 148 ETPT). Tous les ministères ont respecté leur plafond.

L’écart entre la consommation des emplois et le plafond d’emplois autorisé par le Parlement est analysé de manière détaillée, programme par programme, dans les rapports annuels de performances.

III. LA SITUATION PATRIMONIALE

   

Le Compte Général de l’État et le Rapport de présentation annexés au projet de loi de règlement présentent la situation nette et le résultat patrimonial de l’État issus des données de la comptabilité générale.

Le bilan présente le patrimoine de l’État :

Son actif net s’élève à 891,2 milliards €. Il comprend notamment des immobilisations corporelles pour
441,2 milliards € et des immobilisations financières pour 282,6 milliards €.

Le passif, évalué à 1 647,7 milliards €, est constitué principalement de la dette financière de l’État pour
1 254,6 milliards €.

La situation nette, différence entre actif et passif, s’établit donc à – 756,6 milliards € au 31 décembre 2010. Il est rappelé qu’en raison des spécificités de l’État, l’actif incorporel représenté par le droit de recourir à l’impôt n’est pas valorisé à son actif. La situation nette se dégrade de 92,5 milliards € par rapport à 2009 qui reflète principalement :

- un recours à la dette financière à hauteur de 82,6 milliards € en diminution par rapport à l’année 2009 (132,5 milliards €) ;

- inversement, une augmentation des immobilisations financières de 41,7 milliards € liée principalement aux dépenses d’avenir pour 28 milliards € et à l’amélioration de la valeur de marché des participations (dont 2,8 milliards € pour EDF) ;

- des réévaluations d’infrastructures et concessions routières pour 10 milliards € ; le périmètre des concessions a par ailleurs été enrichi des concessions hydrauliques pour 45 milliards € ;

- la trésorerie active s’est dégradée de 17 milliards €. En effet, l’année passée, 13 milliards € avaient été remboursés à l’État par les établissements bancaires bénéficiaires des opérations de soutien dans le cadre du plan de relance de l’économie. Cette somme a contribué en 2010 à financer les investissements d’avenir ;

- les dépôts des correspondants augmentent de 44 milliards €. Cette variation s’explique à hauteur de 35 milliards € par l’obligation de dépôts des fonds incombant aux établissements gestionnaires des investissements d’avenir.

Le compte de résultat rend compte de l’activité de l’État au cours de l’année 2010 :

Le solde des opérations de l’exercice s’établit à – 112 milliards €. Intégrant les apports de la comptabilité en droits constatés (notamment le rattachement des charges et produits à l’exercice et les dotations et reprises de provisions), il apporte une vision complémentaire au résultat budgétaire. Ce résultat patrimonial est en retrait de 12 milliards € par rapport au résultat de 2009 (- 100 milliards €).

L’importante différence entre le résultat budgétaire et le solde des opérations de l’exercice (37 milliards €) permet de mesurer qu’une grande partie des dépenses au titre du plan d’investissement exceptionnel a été neutre sur le compte de résultat et a eu des impacts favorables sur la situation nette.

Le total des charges nettes s’établit à 365,9 milliards € après 341,1 milliards € en 2009 soit une augmentation de 7,2 %, notamment due à l’augmentation des transferts aux collectivités territoriales (en raison de la réforme de la taxe professionnelle et de la création de la compensation relais) et des charges de service public :

- les charges de transferts aux collectivités augmentent en effet de plus de 27 milliards € notamment suite à la création de la compensation relais ;

- les subventions pour charges de service public augmentent pour leur part de 4,3 milliards € en raison notamment du passage à l’autonomie des universités et à la mise en place des agences régionales de santé.

Les charges nettes se décomposent en charges de fonctionnement nettes (165,6 milliards €), charges d’interventions nettes (168,6 milliards €) et charges financières nettes (31,7 milliards €).

Le total des produits régaliens nets atteint 253,9 milliards € (241,2 milliards € en 2009, soit une augmentation de 5,3 %) après déduction des ressources propres du budget de l’Union européenne basées sur le produit national brut et la taxe sur la valeur ajoutée (17,6 milliards €).

Les produits régaliens sont composés essentiellement par des produits fiscaux (265,9 milliards € soit 98 % des produits régaliens avant déduction des contributions au budget de l’Union européenne). Les produits fiscaux sont présentés nets des remboursements et dégrèvements et enregistrent une augmentation de 15 milliards € (soit + 6 %) imputable à hauteur de 7 milliards € à l’institution de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et des impositions forfaitaires sur les entreprises de réseaux (IFER)4, et à hauteur de respectivement 4 milliards € et 2,2 milliards € à la progression des produits de l’impôt sur les sociétés et de la TVA.

IV. SYNTHÈSE GÉNÉRALE

   

(En millions €)

 

Prévisions budgétaires (1)

Modifications réglementaires

Situation avant l'intervention du projet de loi de règlement

Projet de loi de règlement

Grandes rubriques budgétaires

Loi de finances initiale

Lois de finances initiale et rectificatives

Recettes et dépenses

Ajustements de crédits

 

 

 

 

 

 

 

Ressources

 

 

 

 

 

 

Budget général net des prélèvements et hors R & D

163 064

170 755

 

170 755

171 949

 

Budgets annexes

2 131

2 131

 

2 131

2 304

 

Comptes spéciaux

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

57 951

55 491

 

55 491

55 022

 

Comptes de concours financiers

76 623

83 122

 

83 122

80 035

 

Total des comptes spéciaux

134 574

138 613

 

138 613

135 057

 

Totaux des ressources

299 769

311 499

 

311 499

309 310

 

Dépenses

 

 

 

 

 

 

Budget général hors R & D

285 213

318 851

4 526

323 377

322 753

-623(2)

Budgets annexes

2 130

2 130

14

2 144

2 304

160

Comptes spéciaux

 

 

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

57 956

59 296

3 439

62 735

58 657

-4 078

Comptes de concours financiers

72 153

80 037

-100

79 937

74 563

-5 374

Comptes de commerce (résultat net)

-246

-246

 

-246

-116

 

Comptes d'opérations monétaires (résultat net) hors FMI

-68

-68

 

-68

-47

 

Fonds de concours

 

 

 

 

 

 

Total des comptes spéciaux

129 795

139 019

3 339

142 358

133 057

 

Totaux des dépenses

417 138

460 000

7 879

467 879

458 114

 

Solde du budget général

-122 149

-148 096

-4 526

-152 622

-150 804

 

Solde des budgets annexes

1

1

 

1

0

 

Solde des comptes spéciaux hors FMI

4 779

-406

-3 339

-3 745

2 000

 

Solde global

 

 

 

 

 

 

hors FMI

-117 369

-148 501

-7 865

-156 366

-148 803

 

(1) Hors fonds de concours

(2) L’arrondi du montant des ajustements de crédits n’est pas égal à la somme des arrondis des montants de la ligne correspondante.

RAPPEL DES DISPOSITIONS DE LA LOI ORGANIQUE
RELATIVE AUX LOIS DE FINANCES DU 1ER AOÛT 2001

Articles du projet de loi :

Conformément à l’article 37 de la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001, la loi de règlement :

I – […] arrête le montant définitif des recettes et des dépenses du budget auquel elle se rapporte, ainsi que le résultat budgétaire qui en découle : article 1er

II – […] arrête le montant définitif des ressources et des charges de trésorerie ayant concouru à la réalisation de l’équilibre financier de l’année correspondante, présenté dans un tableau de financement : article 2

III – […] approuve le compte de résultat de l’exercice, établi à partir des ressources et des charges constatées dans les conditions prévues par l’article 30. Elle affecte au bilan le résultat comptable de l’exercice et approuve le bilan après affectation ainsi que ses annexes : article 3

IV – Le cas échéant, la loi de règlement :

1° Ratifie les modifications apportées par décret d’avance aux crédits ouverts par la dernière loi de finances afférente à cette année : sans objet cette année ;

2° Ouvre, pour chaque programme ou dotation concerné, les crédits nécessaires pour régulariser les dépassements constatés résultant de circonstances de force majeure dûment justifiées et procède à l’annulation des crédits n’ayant été ni consommés ni reportés : articles 4 (budget général), 5 (budgets annexes), 6 (comptes spéciaux - comptes à crédits) ;

3° Majore, pour chaque compte spécial concerné, le montant du découvert autorisé au niveau du découvert constaté : article 6 (comptes spéciaux non dotés de crédits – comptes à découverts) ;

4° Arrête les soldes des comptes spéciaux non reportés sur l’exercice suivant : sans objet cette année ;

5° Apure les profits et pertes survenus sur chaque compte spécial : sans objet cette année ;

V – […] peut également comporter toutes dispositions relatives à l’information et au contrôle du Parlement sur la gestion des finances publiques, ainsi qu’à la comptabilité de l’État et au régime de la responsabilité pécuniaire des agents des services publics : article 7 - Mise à jour de l’ordonnance n° 58-1374 du 30 décembre 1958 modifiée.

Annexes au projet de loi :

L’article 54 de la LOLF établit la liste des annexes au projet de loi de règlement :

1er – Le développement des recettes du budget général : développement des recettes du budget général ;

2 – Des annexes explicatives, développant, par programme ou par dotation, le montant définitif des crédits ouverts et des dépenses constatées, en indiquant les écarts avec la présentation par titre des crédits ouverts, et les modifications de crédits demandées. Elles présentent également l’écart entre les estimations et les réalisations au titre des fonds de concours : développement des crédits ouverts et des dépenses constatées au budget général ;

3 – Une annexe explicative présentant les recettes et les dépenses effectives du budget de l’État selon les conventions prévues au 3° de l’article 51 et comportant pour chaque programme, les justifications des circonstances ayant conduit à ne pas engager les dépenses correspondant aux crédits destinés à financer les dépenses visées au 5° du I de l’article 5 : recettes et dépenses du budget de l’État par section ;

4 – Les rapports annuels de performances, faisant connaître, par programme, en mettant en évidence les écarts avec les prévisions des lois de finances de l’année considérée, ainsi qu’avec les réalisations constatées dans la dernière loi de règlement :

a) les objectifs, les résultats attendus et obtenus, les indicateurs et les coûts associés ;

b) la justification, pour chaque titre, des mouvements de crédits et des dépenses constatées, en précisant, le cas échéant, l’origine des dépassements de crédits exceptionnellement constatés pour cause de force majeure ;

c) la gestion des autorisations d’emplois, en précisant, d’une part, la répartition des emplois effectifs selon les modalités prévues au e du 5° de l’article 51, ainsi que les coûts correspondants et, d’autre part, les mesures justifiant la variation du nombre des emplois présentés selon les mêmes modalités ainsi que les coûts associés à ces mesures : rapports annuels de performances ;

5 - Des annexes explicatives développant, par programme ou par dotation, pour chaque budget annexe et chaque compte spécial, le montant définitif des recettes et des dépenses constatées, des crédits ouverts ou du découvert autorisé, ainsi que les modifications de crédits ou de découvert demandées. Ces annexes sont accompagnées du rapport annuel de performances de chacun d’entre eux, dans les conditions prévues au 4° : comptes des recettes et dépenses des budgets annexes ; développement des opérations constatées aux comptes spéciaux ;

6 – Des annexes explicatives présentant les résultats de la comptabilité selon les dispositions prévues au deuxième alinéa de l’article 27 : rapports annuels de performances ;

7 – Le compte général de l’État, qui comprend la balance générale des comptes, le compte de résultat, le bilan et ses annexes, parmi lesquelles la présentation du traitement comptable des opérations mentionnées au deuxième alinéa de l’article 8, ainsi qu’une évaluation des engagements hors bilan de l’État. Il est accompagné d’un rapport de présentation, qui indique notamment les changements des méthodes et des règles comptables appliqués au cours de l’exercice : compte général de l’État ; rapport de présentation.

ARTICLES DU PROJET DE LOI

ET EXPOSÉ DES MOTIFS PAR ARTICLE

PROJET DE LOI

DE RÈGLEMENT DES COMPTES

ET RAPPORT DE GESTION POUR L’ANNÉE 2010

____

Le Premier Ministre,

SUR le rapport du Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, Porte-parole du Gouvernement ;

VU l’article 39 de la Constitution ;

VU la loi organique relative aux lois de finances ;

Décrète :

Le présent projet de loi de règlement des comptes et rapport de gestion pour l’année 2010, délibéré en Conseil des ministres, après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le Ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, Porte-parole du Gouvernement qui sera chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.

Article 1er:
Résultats du budget de l’année 2010

I – Le résultat budgétaire de l’État en 2010 est arrêté à la somme de – 148 803 450 371,91 €.

II – Le montant définitif des recettes et des dépenses du budget de l’année 2010 est arrêté aux sommes mentionnées dans le tableau ci-après :

 

 

Dépenses

Recettes

Soldes

Budget général

 

 

 

Recettes

 

 

 

Recettes fiscales brutes

 

343 479 246 440,92

 

À déduire : Remboursements et dégrèvements d’impôts

 

89 885 482 401,22

 

Recettes fiscales nettes (a)

 

253 593 764 039,70

 

Recettes non fiscales (b)

 

18 156 383 425,22

 

Montant net des recettes hors fonds de concours (c) = (a )+ (b)

 

271 750 147 464,92

 

A déduire : Prélèvements sur recettes au profit

 

 

 

des collectivités territoriales et des Communautés européennes (d)

 

102 938 085 356,18

 

Total net des recettes hors prélèvements sur recettes (e) = (c) – (d)

 

168 812 062 108,74

 

Fonds de concours (f)

 

3 137 243 166,10

 

Montant net des recettes y compris fonds de concours (g) = (e) + (f)

 

171 949 305 274,84

 

 

 

 

 

Dépenses

 

 

 

Dépenses brutes hors fonds de concours

409 501 207 069,58

 

 

À déduire : Remboursements et dégrèvements d’impôts

89 885 482 401,22

 

 

Montant net des dépenses (h)

319 615 724 668,36

 

 

Fonds de concours (i)

3 137 243 166,10

 

 

Montant net des dépenses y compris fonds de concours (j) = (h )+ (i)

322 752 967 834,46

 

 

Total du budget général y compris fonds de concours

322 752 967 834,46

171 949 305 274,84

-150 803 662 559,62

Budgets annexes

 

 

 
 

 

 

 

Contrôle et exploitation aériens

2 058 944 240,48

2 058 944 240,48

 

Publications officielles et information administrative

206 230 332,00

206 230 332,00

 

Montant des budgets annexes hors fonds de concours

2 265 174 572,48

2 265 174 572,48

 

Fonds de concours

38 931 986,73

38 931 986,73

 
 

 

 

 

Total des budgets annexes y compris fonds de concours

2 304 106 559,21

2 304 106 559,21

 

 

 

 

 

Comptes spéciaux

 

 

 
 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

58 656 644 704,11

55 021 770 090,68

-3 634 874 613,43

Comptes de concours financiers

74 563 349 895,31

80 035 056 299,76

5 471 706 404,45

Comptes de commerce (solde)

-115 804 699,96

 

115 804 699,96

Comptes d'opérations monétaires hors Fonds monétaire international (solde)

-47 575 696,73

 

47 575 696,73

Total des comptes spéciaux hors Fonds monétaire international

133 056 614 202,73

135 056 826 390,44

2 000 212 187,71

 

 

 

 

Solde d'exécution des lois de finances hors Fonds monétaire international

 

 

-148 803 450 371,91

Exposé des motifs :

Le I de l’article 37 de la loi organique n°2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances dispose que « la loi de règlement arrête le montant définitif des recettes et des dépenses du budget auquel elle se rapporte, ainsi que le résultat budgétaire qui en découle ».

Les résultats définitifs de l’exécution de la loi de finances de l’année 2010 présentés dans le présent article sont à rapprocher de l’article 67 de la loi de finances initiale « Dispositions relatives à l’équilibre des ressources et des charges ».

Article 2
Tableau de financement de l’année 2010

Le montant définitif des ressources et des charges de trésorerie ayant concouru à la réalisation de l’équilibre financier de l’année 2010 est arrêté aux sommes présentées dans le tableau de financement ci-après :

 

Exécution
2010
(en milliards €)

Besoin de financement

Amortissement de la dette à long terme (y compris rachats de titres d’échéance 2010 avant leur maturité)

29,5

Amortissement de la dette à moyen terme (y compris rachats de titres d’échéance 2010 avant leur maturité)

53,5

Amortissement de dettes reprises par l’État

4,1

Variation des dépôts de garantie

0,2

Variation d’autres besoins de trésorerie

Impact en trésorerie du solde de la gestion 2010

149,6

Total du besoin de financement

236,9

Ressources de financement

Émissions à moyen et long terme (obligations assimilables du Trésor et bons du Trésor à taux fixe et intérêts annuels), nettes des rachats

187,6

Variation des bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés

- 27,0

Variation des dépôts des correspondants (EPIC, EPA, collectivités territoriales)

43,7

Autres ressources de trésorerie

10,6

Variation du solde du compte du Trésor

22,1

Total des ressources de financement (1)

236,9

(1) Le total des ressources de financement (236,9 milliards €) n’est pas égal à la somme des lignes correspondantes, présentées à la centaine de million près du fait des arrondis.

Exposé des motifs :

Conformément au II de l’article 37 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, la loi de règlement arrête le montant définitif des ressources et des charges de trésorerie ayant concouru à la réalisation de l’équilibre financier de l’année correspondante, présenté dans un tableau de financement. Tel est l’objet du présent article.

Le tableau de financement évalue le besoin de financement de l’État et les ressources mobilisées pour y répondre. Il retrace donc les flux de trésorerie ayant concouru à l'équilibre financier de l'État et non son équilibre comptable tel qu'il ressort de la comptabilité générale et budgétaire de l'État.

Le besoin de financement de l’État s’établit in fine à 236,9 milliards € en 2010 presque inchangé par rapport à la loi n°2010-1658 du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 où il était fixé à 236,8 milliards €. L’écart résulte de la variation en trésorerie des appels de marge sur pensions livrées dont le montant ne peut être connu avant le 31 décembre. L’impact en trésorerie du solde de la gestion 2010 dans le tableau de financement ressort à 149,6 milliards €, très proche du déficit anticipé dans la loi précitée, soit 149,7 milliards €. (Pour mémoire, les différences de périmètre entre les référentiels comptables et les données mobilisées pour construire le tableau de financement empêchent la comparaison directe entre l’impact en trésorerie du solde de la gestion issu du tableau de flux de trésorerie et le solde en gestion issu du tableau de financement. Un exercice de rapprochement, mobilisant des données extra-comptables, permet de réconcilier les deux approches.)

Du côté des ressources de financement, les émissions de titres à moyen et long terme, nettes des rachats, se sont établies à 187,6 milliards € contre 188,0 milliards € anticipés précédemment.

L’année 2010 a été marquée par la hausse significative des dépôts des correspondants (+ 43,7 milliards €). Celle-ci s’explique par l’obligation de dépôt sur le compte du Trésor des sommes versées aux opérateurs des investissements d’avenir et du plan Campus, à hauteur de 37,6 milliards €, mais aussi par le rapatriement sur le compte du Trésor de sommes placées auparavant par des entités publiques en OPCVM (4,1 milliards €) et par la hausse des dépôts des collectivités locales (3,3 milliards €). A l’inverse, les banques centrales africaines ont procédé à 1,2 milliard € de dégagements.

Par ailleurs, les autres ressources de trésorerie ont atteint 10,6 milliards €, dont l’essentiel provient des primes et décotes à l’émission et au rachat (7,6 milliards €) ; le solde est imputable aux indexations à l’émission
(0,7 milliard €) et à la compensation de la provision pour charges d’indexation qui ne donne lieu à aucun décaissement (2,3 milliards €).

En outre, le solde du compte en fin d’année a pu être réduit de 22,1 milliards € en 2010 par rapport à 2009. Une partie du solde accumulé à la fin 2009 correspondait, d’une part, aux sommes réservées sur le compte du Trésor pour le financement des investissements d’avenir (13,5 milliards €) et, d’autre part, aux bonnes surprises sur les recettes fiscales qui avaient été connues trop tardivement pour permettre un ajustement des émissions de Bons du Trésor à taux fixe (2,5 milliards €). Ces sommes ont été utilisées en 2010 sans avoir besoin d’être reconstituées. Par ailleurs, l’encaisse de précaution de fin d’année a été abaissée de 5,5 milliards € du fait des rachats de titres ayant porté sur le BTAN venant à échéance en janvier 2011 ayant pour effet de diminuer le montant du décaissement à effectuer en vue de l’amortissement de ce titre.

En conséquence de ces éléments, l’encours de titres à court terme a pu être réduit de 27 milliards € en 2010.

Au final, l’augmentation de la dette à plus d’un an, appréciée en fin d’année s’est établie à 104,7 milliards €, en deçà du plafond de 105 milliards € fixé par la loi n°2010-1658 du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010.

Article 3
Résultat de l’exercice 2010
Affectation au bilan et approbation du bilan et de l’annexe

I. – Le compte de résultat de l’exercice 2010 est approuvé tel que présenté dans le tableau ci-après.
Le résultat comptable de l’exercice 2010 s’établit à – 111 989 888 246,17€ :

Charges nettes

En millions €

2010

CHARGES DE FONCTIONNEMENT NETTES

Charges de personnel

133 394

Achats, variations de stocks et prestations externes

20 214

Dotations aux amortissements, aux provisions et aux dépréciations

40 897

Autres charges de fonctionnement

7 283

Total des charges de fonctionnement direct (I)

201 787

Subventions pour charges de service public

24 373

Dotations aux provisions

0

Total des charges de fonctionnement indirect (II)

24 373

Total des charges de fonctionnement (III = I + II)

226 159

Ventes de produits et prestations de service

3 146

Production stockée et immobilisée

158

Reprises sur provisions et sur dépréciations

32 341

Autres produits de fonctionnement

24 913

Total des produits de fonctionnement (IV)

60 558

TOTAL DES CHARGES DE FONCTIONNEMENT NETTES (V = III - IV)

165 601

CHARGES D'INTERVENTION NETTES

Transferts aux ménages

35 330

Transferts aux entreprises

13 147

Transferts aux collectivités territoriales

109 661

Transferts aux autres collectivités

24 623

Charges résultant de la mise en jeu de garanties

30

Dotations aux provisions et aux dépréciations

27 995

Total des charges d'intervention (VI)

210 786

Contributions reçues de tiers

5 444

Reprises sur provisions et sur dépréciations

36 788

Total des produits d'intervention (VII)

42 232

TOTAL DES CHARGES D'INTERVENTION NETTES (VIII = VI - VII)

168 555

CHARGES FINANCIERES NETTES

Intérêts

40 139

Pertes de change liées aux opérations financières

240

Dotations aux amortissements, aux provisions et aux dépréciations

2 779

Autres charges financières

4 677

Total des charges financières (IX)

47 836

Produits des immobilisations financières

9 148

Gains de change liés aux opérations financières

269

Reprises sur provisions et sur dépréciations

3 495

Autres intérêts et produits assimilés

3 219

Total des produits financiers (X)

16 131

TOTAL DES CHARGES FINANCIERES NETTES (XI = IX - X)

31 705

TOTAL DES CHARGES NETTES (XII = V + VIII + XI)

365 861

Produits régaliens nets

En millions €

2010

 

 

 

Impôt sur le revenu

47 709

Impôt sur les sociétés

35 439

Taxe intérieure sur les produits pétroliers

13 514

Taxe sur la valeur ajoutée

129 846

Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

14 926

Autres produits de nature fiscale et assimilés

24 472

TOTAL DES PRODUITS FISCAUX NETS (XIII)

265 907

Amendes, prélèvements divers et autres pénalités

5 560

TOTAL DES AUTRES PRODUITS REGALIENS NETS (XIV)

5 560

Ressource propre de l'Union européenne basée sur le revenu national brut

-14 317

Ressource propre de l'Union européenne basée sur la taxe sur la valeur ajoutée

-3 278

TOTAL RESSOURCES PROPRES DU BUDGET DE L'UNION EUROPEENNE BASEES SUR LE REVENU NATIONAL BRUT ET LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (XV)

-17 595

TOTAL DES PRODUITS REGALIENS NETS (XVI = XIII + XIV- XV)

253 871

Solde des opérations de l’exercice

En millions €

2010

Charges de fonctionnement nettes (V)

165 601

Charges d'intervention nettes (VIII)

168 555

Charges financières nettes (XI)

31 705

CHARGES NETTES (XII)

365 861

Produits fiscaux nets (XIII)

265 907

Autres produits régaliens nets (XIV)

5 560

Ressources propres de l'Union européenne basées sur le revenu national brut et la taxe sur la valeur ajoutée (XV)

-17 595

PRODUITS REGALIENS NETS (XVI)

253 871

SOLDE DES OPERATIONS DE L'EXERCICE (XVI - XII)

-111 990

II. – Le résultat comptable de l’exercice 2010 est affecté au bilan à la ligne « report des exercices antérieurs ».

III - Le bilan, après affectation du résultat comptable, s’établit comme suit :

 

31/12/2010

En millions €

Brut

Amortissements

Net

 

Dépréciations

ACTIF IMMOBILISE

 

 

 

Immobilisations incorporelles

47 391

14 327

33 064

Immobilisations corporelles

510 253

69 025

441 227

Immobilisations financières

303 946

21 389

282 557

Total actif immobilisé

861 590

104 741

756 849

ACTIF CIRCULANT (hors trésorerie)

 

 

 

Stocks

34 658

4 002

30 656

Créances

95 108

27 433

67 675

Redevables

72 937

26 149

46 789

Clients

6 586

1 067

5 520

Autres créances

15 585

218

15 366

Charges constatées d'avance

14

0

14

Total actif circulant (hors trésorerie)

129 781

31 435

98 346

TRESORERIE

 

 

 

Fonds bancaires et fonds en caisse

1 366

 

1 366

Valeurs escomptées, en cours d'encaissement et de décaissement

-1 719

 

-1 719

Autres composantes de trésorerie

20 424

 

20 424

Équivalents de trésorerie

5 240

 

5 240

Total trésorerie

25 311

 

25 311

COMPTES DE REGULARISATION

10 651

 

10 651

TOTAL ACTIF (I)

1 027 332

136 176

891 156

DETTES FINANCIERES

 

 

 

Titres négociables

 

 

1 246 944

Titres non négociables

 

 

242

Dettes financières et autres emprunts

 

 

7 436

Total dettes financières

 

 

1 254 621

DETTES NON FINANCIERES (hors trésorerie)

 

 

 

Dettes de fonctionnement

 

 

5 424

Dettes d'intervention

 

 

8 026

Produits constatés d'avance

 

 

10 081

Autres dettes non financières

 

 

132 936

Total dettes non financières

 

 

156 467

PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

 

 

 

Provisions pour risques

 

 

12 317

Provisions pour charges

 

 

78 637

Total provisions pour risques et charges

 

 

90 954

AUTRES PASSIFS (hors trésorerie)

 

 

12 182

TRESORERIE

 

 

 

Correspondants du Trésor et personnes habilitées

 

 

110 566

Autres

 

 

183

Total trésorerie

 

 

110 748

COMPTES DE REGULARISATION

 

 

22 739

TOTAL PASSIF (hors situation nette) (II)

 

 

1 647 711

Report des exercices antérieurs

 

 

-1 074 066

Écarts de réévaluation et d'intégration

 

 

317 511

Solde des opérations de l'exercice

 

 

 

SITUATION NETTE (III = I - II)

 

 

-756 555

IV – L’annexe du compte général de l’État de l’exercice 2010 est approuvée.

Exposé des motifs :

Conformément au III de l’article 37 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, la loi de règlement approuve le compte de résultat de l’exercice établi à partir des ressources et des charges constatées dans les conditions prévues à l’article 30.

Elle affecte au bilan le résultat comptable de l’exercice et approuve le bilan après affectation ainsi que l’annexe.

La présentation du compte de résultat qui regroupe la totalité des charges et des produits d’un exercice comptable est scindée en trois tableaux :

- le tableau des charges nettes de l’exercice réparties par nature présente le montant total des charges nettes non couvert par les produits d’activité correspondants de l’exercice ;

- le tableau des produits régaliens nets détaillé par catégories (produits fiscaux et autres produits régaliens) présente les produits issus de l’exercice de la souveraineté de l’État sans contrepartie directe équivalente pour les tiers : produits régaliens nets des obligations de l’État en matière fiscale ainsi que des décisions d’apurement qui remettent en cause le bien fondé des créances sur les redevables initialement comptabilisées (dégrèvements et autres annulations). Ce tableau présente en outre le montant des ressources propres du budget de l’Union européenne basées sur le revenu national brut et la taxe sur la valeur ajoutée ;

- le tableau de détermination du solde des opérations de l’exercice présente la différence entre les charges nettes et les produits régaliens nets.

Le bilan de l’État se présente sous la forme d’un tableau de la situation nette qui recense comme un bilan d’entreprise, les actifs et les passifs préalablement identifiés et comptabilisés. Le tableau de la situation nette est présenté en liste.

Le tableau de la situation nette comprend :

- l’actif qui recense les éléments du patrimoine ayant une valeur positive pour l’État : actif immobilisé, actif circulant, trésorerie…

- le passif constitué des obligations à l’égard des tiers qui existent à la date de clôture : dettes financières, dettes non financières, provisions pour risques et charges, trésorerie passive…

En outre, le tableau de la situation nette présente deux particularités. Il isole le poste « trésorerie » à l’actif et au passif et il comporte un poste « situation nette » qui ne peut pas être rapproché des capitaux propres d’une entreprise puisqu’il ne comporte ni capital initial ni équivalent de ce dernier.

Le compte de résultat et le bilan font l’objet d’analyses détaillées dans le compte général de l’État annexé à la présente loi, et dans le rapport de présentation qui l’accompagne.

Le compte général de l’État, défini au 7° de l’article 54 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, comprend des états financiers dont les données antérieures sont retraitées des changements de méthodes comptables et de corrections d’erreurs intervenus pendant l’exercice afin d’assurer leur comparabilité.

Article 4
Budget général – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement
et aux crédits de paiement

I. Le montant des autorisations d’engagement engagées sur le budget général au titre de l’année 2010 est arrêté par mission et programme aux sommes mentionnées dans le tableau ci-après. Les autorisations d’engagement ouvertes sont modifiées comme indiqué dans ce tableau.


Désignation des missions et des programmes

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

Action extérieure de l'État

2 728 270 407,12

 

52 831 745,88

- Action de la France en Europe et dans le monde

1 792 757 161,57

 

50 555 170,43

- Rayonnement culturel et scientifique

595 133 115,64

 

2 047 680,36

- Français à l'étranger et affaires consulaires

340 380 129,91

 

228 895,09

Administration générale et territoriale de l'État

2 614 917 536,65

 

27 784 761,35

- Administration territoriale

1 741 175 065,50

 

3 952 476,50

- Vie politique, cultuelle et associative

237 050 375,84

 

15 612 054,16

- Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur

636 692 095,31

 

8 220 230,69

Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales

4 344 907 959,52

 

44 802 477,48

- Économie et développement durable de l'agriculture, de la pêche et des territoires

2 585 809 448,18

 

7 706 235,82

- Forêt

384 281 128,74

 

19 017 866,26

- Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation

546 261 169,82

 

16 864 420,18

- Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture

828 556 212,78

 

1 213 955,22

Aide publique au développement

3 123 832 380,51

 

65 625 056,49

- Aide économique et financière au développement

697 435 525,60

 

32 226 433,40

- Solidarité à l'égard des pays en développement

2 403 017 478,26

 

33 398 622,74

- Développement solidaire et migrations

23 379 376,65

 

0,35

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

3 414 479 530,27

 

12 825 847,73

- Liens entre la nation et son armée

130 075 339,99

 

3 537 398,01

- Mémoire, reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant

3 175 645 310,51

 

9 055 241,49

- Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la Seconde Guerre mondiale

108 758 879,77

 

233 208,23

Conseil et contrôle de l'État

577 567 019,48

 

7 581 870,52

- Conseil d'État et autres juridictions administratives

345 307 374,01

 

3 710 751,99

- Conseil économique, social et environnemental

37 596 025,00

 

 

- Cour des comptes et autres juridictions financières

194 663 620,47

 

3 871 118,53

Désignation des missions et des programmes

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

 

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

Culture

2 915 646 499,72

 

120 188 888,28

- Patrimoines

1 214 654 204,77

 

110 274 398,23

- Création

842 188 097,46

 

4 829 657,54

- Transmission des savoirs et démocratisation de la culture

858 804 197,49

 

5 084 832,51

Défense

37 079 429 811,93

 

973 907 531,07

- Environnement et prospective de la politique de défense

1 759 812 627,28

 

69 183 019,72

- Préparation et emploi des forces

22 286 492 861,92

 

745 503 621,08

- Soutien de la politique de la défense

2 910 790 636,05

 

158 343 981,95

- Équipement des forces

10 122 333 686,68

 

876 908,32

Direction de l'action du Gouvernement

534 470 336,88

 

19 228 520,12

- Coordination du travail gouvernemental

459 336 861,23

 

16 881 872,77

- Protection des droits et libertés

75 133 475,65

 

2 346 647,35

Écologie, développement et aménagement durables

15 381 408 134,49

 

446 011 753,51

- Infrastructures et services de transports

6 046 235 278,35

 

323 898 581,65

- Sécurité et circulation routières

53 984 082,99

 

3 143 288,01

- Sécurité et affaires maritimes

128 135 993,94

 

2 547 759,06

- Météorologie

191 660 000,00

 

 

- Urbanisme, paysages, eau et biodiversité

313 370 011,01

 

22 874 001,99

- Information géographique et cartographique

72 189 954,92

 

0,08

- Prévention des risques

332 981 888,60

 

40 279 809,40

- Énergies et après-mines

761 105 138,84

 

28 298 665,16

- Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

3 881 745 785,84

 

24 969 648,16

- Démonstrateurs et plates-formes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte

1 600 000 000,00

 

 

- Transport et urbanisme durables

1 000 000 000,00

 

 

- Véhicule du futur

1 000 000 000,00

 

 

Économie

7 392 376 414,23

 

33 826 024,77

- Développement des entreprises et de l'emploi

1 100 825 531,87

 

24 276 132,13

- Tourisme

56 851 404,88

 

1 281 598,12

- Statistiques et études économiques

440 196 927,02

 

7 451 227,98

- Stratégie économique et fiscale

354 502 550,46

 

817 066,54

- Croissance des petites et moyennes entreprises

2 140 000 000,00

 

 

- Développement de l'économie numérique

3 300 000 000,00

 

 

Engagements financiers de l'État

42 155 894 953,92

 

383 471 546,08

- Charge de la dette et trésorerie de l'État (crédits évaluatifs)

40 503 251 908,58

 

246 748 091,42

- Appels en garantie de l'État (crédits évaluatifs)

111 076 570,05

 

136 723 429,95

- Épargne

1 337 461 975,29

 

24,71

- Majoration de rentes

204 104 500,00

 

 

Enseignement scolaire

61 584 006 501,66

 

101 053 600,34

- Enseignement scolaire public du premier degré

17 822 892 633,25

 

9 711 397,75

- Enseignement scolaire public du second degré

29 061 308 168,49

 

53 764 460,51

- Vie de l'élève

3 739 322 555,81

 

8 934 131,19

- Enseignement privé du premier et du second degrés

7 092 769 887,64

 

5 164 930,36

- Soutien de la politique de l'éducation nationale

2 112 322 139,54

 

18 538 953,46

- Enseignement technique agricole

1 256 489 969,67

 

4 939 726,33

- Internats d'excellence et égalité des chances

498 901 147,26

 

0,74

Désignation des missions et des programmes

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

11 565 229 172,09

 

152 419 629,91

- Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local

8 387 707 689,64

 

118 640 580,36

- Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local : expérimentations Chorus

25 810 652,46

 

166 093,54

- Stratégie des finances publiques et modernisation de l'État

239 496 205,64

 

1 384 153,36

- Conduite et pilotage des politiques économique et financière

869 671 794,29

 

22 543 602,71

- Conduite et pilotage des politiques économique et financière (hors Chorus)

80 500 906,42

 

199 203,58

- Facilitation et sécurisation des échanges

1 536 462 647,08

 

4 719 682,92

- Fonction publique

222 846 625,16

 

4 766 312,84

- Entretien des bâtiments de l'État

202 732 651,40

 

0,60

Immigration, asile et intégration

683 097 622,08

 

1 465 096,92

- Immigration et asile

595 718 845,10

 

1 414 442,90

- Intégration et accès à la nationalité française

87 378 776,98

 

50 654,02

Justice

6 726 512 743,13

 

391 545 373,87

- Justice judiciaire

2 930 639 808,25

 

40 721 938,75

- Administration pénitentiaire

2 415 734 041,35

 

161 487 243,65

- Protection judiciaire de la jeunesse

744 466 511,82

 

7 056 957,18

- Accès au droit et à la justice

334 978 426,46

 

6 983 905,54

- Conduite et pilotage de la politique de la justice

295 608 374,30

 

175 112 363,70

- Conduite et pilotage de la politique de la justice (hors Chorus)

5 085 580,95

 

182 965,05

Médias

1 154 219 634,88

 

4 653 186,12

- Presse

449 401 473,35

 

4 653 185,65

- Soutien à l'expression radiophonique locale

28 673 161,53

 

0,47

- Contribution au financement de l'audiovisuel public

463 275 000,00

 

 

- Action audiovisuelle extérieure

212 870 000,00

 

 

Outre-mer

1 991 714 922,60

 

145 404 916,40

- Emploi Outre-mer

1 229 724 331,92

 

9 843 748,08

- Conditions de vie Outre-mer

761 990 590,68

 

135 561 168,32

Plan de relance de l'économie

1 504 877 693,58

 

15 728 036,42

- Programme exceptionnel d'investissement public

15 987 999,99

 

5 999,01

- Soutien exceptionnel à l'activité économique et à l'emploi

1 359 173 698,43

 

15 181 332,57

- Effort exceptionnel en faveur du logement et de la solidarité

129 715 995,16

 

540 704,84

Politique des territoires

271 537 739,53

 

98 672 367,47

- Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire

223 153 819,49

 

97 283 769,51

- Interventions territoriales de l'État

48 383 920,04

 

1 388 597,96

Pouvoirs publics

1 017 520 395,00

 

127 300,00

- Présidence de la République

112 533 700,00

 

 

- Assemblée nationale

533 910 000,00

 

 

- Sénat

327 694 000,00

 

 

- La Chaîne parlementaire

30 935 000,00

 

 

- Indemnités des représentants français au Parlement européen

 

 

 

- Conseil constitutionnel

11 633 400,00

 

 

- Haute Cour

 

 

 

- Cour de justice de la République

814 295,00

 

127 300,00

Désignation des missions et des programmes

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

Provisions

0,00

 

41 824 000,00

- Provision relative aux rémunérations publiques

 

 

 

- Dépenses accidentelles et imprévisibles

 

 

41 824 000,00

Recherche et enseignement supérieur

46 977 520 571,63

 

97 997 679,37

- Formations supérieures et recherche universitaire

12 287 998 577,14

 

386 354,86

- Vie étudiante

2 165 662 135,80

 

1,20

- Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires

5 124 270 745,66

 

44 670 536,34

- Recherche dans le domaine de la gestion des milieux et des ressources

1 231 630 353,00

 

 

- Recherche spatiale

1 278 069 679,00

 

1,00

- Recherche dans les domaine de l'énergie, du développement et de l'aménagement durables

1 360 764 748,34

 

5 726 688,66

- Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle

982 037 826,95

 

46 095 625,05

- Recherche duale (civile et militaire)

193 644 710,00

 

 

- Recherche culturelle et culture scientifique

155 100 963,79

 

142 511,21

- Enseignement supérieur et recherche agricoles

298 340 831,95

 

975 961,05

- Instituts thématiques d'excellence en matière d'énergies décarbonées

1 000 000 000,00

 

 

- Projets thématiques d'excellence

3 050 000 000,00

 

 

- Pôles d'excellence

15 350 000 000,00

 

 

- Recherche dans le domaine de l'aéronautique

1 500 000 000,00

 

 

- Nucléaire de demain

1 000 000 000,00

 

 

Régimes sociaux et de retraite

5 615 795 883,06

 

1 753,94

- Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres

3 697 151 548,79

 

0,21

- Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins

767 418 247,00

 

1 753,00

- Régime de retraite des mines, de la SEITA et divers

1 151 226 087,27

 

0,73

Relations avec les collectivités territoriales

2 712 912 758,01

 

88 145 735,99

- Concours financiers aux communes et groupements de communes

749 362 857,62

 

65 057 514,38

- Concours financiers aux départements

484 649 406,26

 

800,74

- Concours financiers aux régions

897 820 008,00

 

4 987 888,00

- Concours spécifiques et administration

581 080 486,13

 

18 099 532,87

Remboursements et dégrèvements

89 885 482 401,22

99 486 910,43

766 018 509,21

- Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs)

73 736 995 490,79

 

766 018 509,21

- Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs)

16 148 486 910,43

 

 

Santé

1 180 956 655,62

 

6 370 588,38

- Prévention et sécurité sanitaire

379 318 424,98

 

6 304 681,02

- Offre de soins et qualité du système de soins

118 697 978,38

 

1 159,62

- Protection maladie

682 940 252,26

 

64 747,74

Sécurité

16 418 091 701,47

 

71 744 255,53

- Police nationale

8 878 467 642,55

 

52 575 176,45

- Gendarmerie nationale

7 539 624 058,92

 

19 169 079,08

Désignation des missions et des programmes

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

Sécurité civile

451 750 203,37

 

7 100 872,63

- Interventions des services opérationnels

234 574 953,78

 

77 998,22

- Coordination des moyens de secours

217 175 249,59

 

7 022 874,41

Solidarité, insertion et égalité des chances

12 639 227 987,84

 

7 929 881,16

- Lutte contre la pauvreté : revenu de solidarité active et expérimentations sociales

1 478 230 201,29

 

2 055 892,71

- Actions en faveur des familles vulnérables

406 250 973,44

 

48 971,56

- Handicap et dépendance

9 480 449 475,41

 

1 693 350,59

- Égalité entre les hommes et les femmes

28 023 466,12

 

408 213,88

- Conduite et soutien des politiques sanitaires et sociales

1 246 273 871,58

 

3 723 452,42

Sport, jeunesse et vie associative

793 551 186,52

 

3 290 443,48

- Sport

239 243 462,49

 

1 836 751,51

- Jeunesse et vie associative

175 590 871,24

 

248 622,76

- Conduite et pilotage de la politique du sport, de la jeunesse et de la vie associative

378 716 852,79

 

1 205 069,21

Travail et emploi

14 746 740 669,14

 

40 243 661,86

- Accès et retour à l'emploi

7 452 348 949,48

 

6 571 682,52

- Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi

5 945 968 221,14

 

0,86

- Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail

43 509 266,01

 

7 255 851,99

- Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail

804 914 232,51

 

26 416 126,49

- Investissements dans la formation en alternance

500 000 000,00

 

 

Ville et logement

7 575 052 986,62

 

1 135 667 711,38

- Prévention de l'exclusion et insertion des personnes vulnérables

1 284 830 835,81

 

1 351 874,19

- Aide à l'accès au logement

5 561 532 780,00

 

 

- Développement et amélioration de l'offre de logement

-398 568 883,03

 

1 118 098 710,03

- Politique de la ville

627 258 253,84

 

16 217 127,16

- Rénovation thermique des logements

500 000 000,00

 

 

TOTAL

407 759 000 413,77

99 486 910,43

5 365 490 623,66

II. Le montant des dépenses relatives au budget général au titre de l’année 2010 est arrêté par mission et programme aux sommes mentionnées dans le tableau ci-après. Les crédits de paiement ouverts sont modifiés comme indiqué dans ce tableau.

Désignation des missions et des programmes

Dépenses (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures de crédits complémentaires (en euros)

Annulations de crédits non consommés et non reportés
(en euros)

Action extérieure de l'État

2 750 822 266,45

 

785 464,55

- Action de la France en Europe et dans le monde

1 815 626 135,31

 

359 507,69

- Rayonnement culturel et scientifique

594 521 802,97

 

197 062,03

- Français à l'étranger et affaires consulaires

340 674 328,17

 

228 894,83

Administration générale et territoriale de l'État

2 639 391 738,88

 

4 815 894,12

- Administration territoriale

1 759 331 182,83

 

25 364,17

- Vie politique, cultuelle et associative

244 603 654,78

 

4 600 290,22

- Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur

635 456 901,27

 

190 239,73

Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales

4 328 803 922,08

 

1 412 396,92

- Économie et développement durable de l'agriculture, de la pêche et des territoires

2 466 286 776,77

 

1 412 393,23

- Forêt

444 496 687,19

 

0,81

- Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation

581 617 975,94

 

1,06

- Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture

836 402 482,18

 

1,82

Aide publique au développement

3 558 124 973,26

 

6 135 078,74

- Aide économique et financière au développement

1 169 550 297,05

 

5 243 644,95

- Solidarité à l'égard des pays en développement

2 357 368 895,27

 

405 818,73

- Développement solidaire et migrations

31 205 780,94

 

485 615,06

Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation

3 423 199 425,04

 

790 060,96

- Liens entre la nation et son armée

138 385 062,19

 

123 672,81

- Mémoire, reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant

3 175 761 339,97

 

449 600,03

- Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la Seconde Guerre mondiale

109 053 022,88

 

216 788,12

Conseil et contrôle de l'État

554 830 797,22

 

5 222 138,78

- Conseil d'État et autres juridictions administratives

322 342 329,56

 

1,44

- Conseil économique, social et environnemental

37 596 025,00

 

10 857,00

- Cour des comptes et autres juridictions financières

194 892 442,66

 

5 211 280,34

Culture

2 985 961 352,86

 

617 518,14

- Patrimoines

1 300 191 613,51

 

7 497,49

- Création

830 202 123,52

 

5 034,48

- Transmission des savoirs et démocratisation de la culture

855 567 615,83

 

604 986,17

Désignation des missions et des programmes

Dépenses (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures de crédits complémentaires (en euros)

Annulations de crédits non consommés et non reportés
(en euros)

Défense

39 132 745 665,08

 

1 135 742,92

- Environnement et prospective de la politique de défense

1 822 371 243,35

 

351 152,65

- Préparation et emploi des forces

22 589 832 424,60

 

585 728,40

- Soutien de la politique de la défense

2 691 696 202,31

 

253,69

- Équipement des forces

12 028 845 794,82

 

198 608,18

Direction de l'action du Gouvernement

532 329 286,54

 

17 381 795,46

- Coordination du travail gouvernemental

451 812 567,09

 

14 514 725,91

- Protection des droits et libertés

80 516 719,45

 

2 867 069,55

Écologie, développement et aménagement durables

15 443 064 166,24

 

6 538 326,76

- Infrastructures et services de transports

6 039 004 675,04

 

0,96

- Sécurité et circulation routières

56 662 463,21

 

0,79

- Sécurité et affaires maritimes

133 250 653,04

 

1 080 007,96

- Météorologie

191 660 000,00

 

 

- Urbanisme, paysages, eau et biodiversité

330 875 143,91

 

0,09

- Information géographique et cartographique

72 309 812,01

 

21 629,99

- Prévention des risques

314 428 454,50

 

4 950 401,50

- Énergies et après-mines

788 806 206,82

 

24 725,18

- Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

3 916 066 757,71

 

461 560,29

- Démonstrateurs et plates-formes technologiques en énergies renouvelables et décarbonées et chimie verte

1 600 000 000,00

 

 

- Transport et urbanisme durables

1 000 000 000,00

 

 

- Véhicule du futur

1 000 000 000,00

 

 

Économie

7 413 349 212,22

 

1 353 964,78

- Développement des entreprises et de l'emploi

1 115 845 611,25

 

336 191,75

- Tourisme

56 250 633,87

 

0,13

- Statistiques et études économiques

448 457 885,52

 

200 707,48

- Stratégie économique et fiscale

352 795 081,58

 

817 065,42

- Croissance des petites et moyennes entreprises

2 140 000 000,00

 

 

- Développement de l'économie numérique

3 300 000 000,00

 

 

Engagements financiers de l'État

42 155 894 978,63

 

383 471 667,37

- Charge de la dette et trésorerie de l'État (crédits évaluatifs)

40 503 251 908,58

 

246 748 091,42

- Appels en garantie de l'État (crédits évaluatifs)

111 076 570,05

 

136 723 429,95

- Épargne

1 337 462 000,00

 

 

- Majoration de rentes

204 104 500,00

 

146,00

Enseignement scolaire

61 605 804 135,13

 

80 690 445,87

- Enseignement scolaire public du premier degré

17 823 336 776,30

 

8 827 327,70

- Enseignement scolaire public du second degré

29 062 030 696,90

 

53 327 617,10

- Vie de l'élève

3 739 180 099,03

 

8 934 130,97

- Enseignement privé du premier et du second degrés

7 095 099 204,89

 

2 348 829,11

- Soutien de la politique de l'éducation nationale

2 121 139 272,56

 

7 250 419,44

- Enseignement technique agricole

1 270 601 840,50

 

2 121,50

- Internats d'excellence et égalité des chances

494 416 244,95

 

0,05

Désignation des missions et des programmes

Dépenses (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures de crédits complémentaires (en euros)

Annulations de crédits non consommés et non reportés
(en euros)

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

11 691 195 335,15

 

9 731 137,85

- Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local

8 462 487 682,61

 

499 848,39

- Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local : expérimentations Chorus

25 405 503,18

 

0,82

- Stratégie des finances publiques et modernisation de l'Etat

335 015 736,64

 

1 363 697,36

- Conduite et pilotage des politiques économique et financière

811 253 741,60

 

662 097,40

- Conduite et pilotage des politiques économique et financière (hors Chorus)

81 399 435,91

 

189 626,09

- Facilitation et sécurisation des échanges

1 536 294 327,74

 

28 854,26

- Fonction publique

199 780 851,28

 

6 561 034,72

- Entretien des bâtiments de l'État

239 558 056,19

 

425 978,81

Immigration, asile et intégration

677 902 112,03

 

49 287,97

- Immigration et asile

590 730 684,79

 

47 735,21

- Intégration et accès à la nationalité française

87 171 427,24

 

1 552,76

Justice

6 905 240 198,48

 

2 540 967,52

- Justice judiciaire

2 859 825 670,31

 

2 172,69

- Administration pénitentiaire

2 710 515 252,85

 

1,15

- Protection judiciaire de la jeunesse

756 641 103,66

 

2 208 403,34

- Accès au droit et à la justice

328 723 438,31

 

0,69

- Conduite et pilotage de la politique de la justice

244 473 689,51

 

361,49

- Conduite et pilotage de la politique de la justice (hors Chorus)

5 061 043,84

 

330 028,16

Médias

1 147 288 683,59

 

1,41

- Presse

442 475 784,04

 

0,96

- Soutien à l'expression radiophonique locale

28 667 899,55

 

0,45

- Contribution au financement de l'audiovisuel public

463 275 000,00

 

 

- Action audiovisuelle extérieure

212 870 000,00

 

 

Outre-mer

2 061 780 719,75

 

2 521 445,25

- Emploi Outre-mer

1 222 206 449,04

 

2 422 920,96

- Conditions de vie Outre-mer

839 574 270,71

 

98 524,29

Plan de relance de l'économie

2 438 800 136,96

 

3 056 567,04

- Programme exceptionnel d'investissement public

469 354 000,00

 

6 000,00

- Soutien exceptionnel à l'activité économique et à l'emploi

1 595 017 326,80

 

509 862,20

- Effort exceptionnel en faveur du logement et de la solidarité

374 428 810,16

 

2 540 704,84

Politique des territoires

363 097 383,24

 

17 081 321,76

- Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire

304 832 257,64

 

15 877 860,36

- Interventions territoriales de l'État

58 265 125,60

 

1 203 461,40

Pouvoirs publics

1 017 469 136,81

 

178 558,19

- Présidence de la République

112 533 700,00

 

 

- Assemblée nationale

533 910 000,00

 

 

- Sénat

327 694 000,00

 

 

- La Chaîne parlementaire

30 935 000,00

 

 

- Indemnités des représentants français au Parlement européen

 

 

 

- Conseil constitutionnel

11 633 400,00

 

 

- Haute Cour

 

 

 

- Cour de justice de la République

763 036,81

 

178 558,19

Désignation des missions et des programmes

Dépenses (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures de crédits complémentaires (en euros)

Annulations de crédits non consommés et non reportés
(en euros)

Provisions

0,00

 

26 800 000,00

- Provision relative aux rémunérations publiques

 

 

 

- Dépenses accidentelles et imprévisibles

 

 

26 800 000,00

Recherche et enseignement supérieur

46 862 282 241,23

 

645 399,77

- Formations supérieures et recherche universitaire

12 259 833 740,17

 

386 354,83

- Vie étudiante

2 163 204 043,35

 

0,65

- Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires

5 130 482 788,20

 

0,80

- Recherche dans le domaine de la gestion des milieux et des ressources

1 231 630 353,00

 

 

- Recherche spatiale

1 278 069 679,00

 

1,00

- Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de l'aménagement durables

1 264 246 759,24

 

0,76

- Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle

986 342 463,86

 

167 200,14

- Recherche duale (civile et militaire)

193 644 710,00

 

 

- Recherche culturelle et culture scientifique

152 414 185,76

 

91 838,24

- Enseignement supérieur et recherche agricoles

302 413 518,65

 

3,35

- Instituts thématiques d'excellence en matière d'énergies décarbonées

1 000 000 000,00

 

 

- Projets thématiques d'excellence

3 050 000 000,00

 

 

- Pôles d'excellence

15 350 000 000,00

 

 

- Recherche dans le domaine de l'aéronautique

1 500 000 000,00

 

 

- Nucléaire de demain

1 000 000 000,00

 

 

Régimes sociaux et de retraite

5 615 743 883,06

 

277 665,94

- Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres

3 697 151 548,79

 

0,21

- Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins

767 418 247,00

 

1 753,00

- Régime de retraite des mines, de la SEITA et divers

1 151 174 087,27

 

275 912,73

Relations avec les collectivités territoriales

2 709 414 758,02

 

25 501 033,98

- Concours financiers aux communes et groupements de communes

756 226 855,82

 

18 833 165,18

- Concours financiers aux départements

484 442 851,20

 

16,80

- Concours financiers aux régions

898 118 003,00

 

4 689 893,00

- Concours spécifiques et administration

570 627 048,00

 

1 977 959,00

Remboursements et dégrèvements

89 885 482 401,22

99 486 910,43

766 018 509,21

- Remboursements et dégrèvements d'impôts d'État (crédits évaluatifs)

73 736 995 490,79

 

766 018 509,21

- Remboursements et dégrèvements d'impôts locaux (crédits évaluatifs)

16 148 486 910,43

99 486 910,43

 

Santé

1 190 670 818,83

 

65 941,17

- Prévention et sécurité sanitaire

389 375 007,85

 

0,15

- Offre de soins et qualité du système de soins

119 911 009,14

 

1 158,86

- Protection maladie

681 384 801,84

 

64 782,16

Sécurité

16 373 053 545,54

 

3 257 432,46

- Police nationale

8 858 068 118,86

 

3 250 534,14

- Gendarmerie nationale

7 514 985 426,68

 

6 898,32

Désignation des missions et des programmes

Dépenses (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures de crédits complémentaires (en euros)

Annulations de crédits non consommés et non reportés
(en euros)

Sécurité civile

461 426 869,56

 

9 824 704,44

- Interventions des services opérationnels

229 834 224,78

 

680 126,22

- Coordination des moyens de secours

231 592 644,78

 

9 144 578,22

Solidarité, insertion et égalité des chances

12 592 833 121,04

 

5 806 493,96

- Lutte contre la pauvreté : revenu de solidarité active et expérimentations sociales

1 481 048 668,82

 

1 073 099,18

- Actions en faveur des familles vulnérables

406 185 744,50

 

114 199,50

- Handicap et dépendance

9 487 866 272,26

 

0,74

- Égalité entre les hommes et les femmes

27 793 749,73

 

650 421,27

- Conduite et soutien des politiques sanitaires et sociales

1 189 938 685,73

 

3 968 773,27

Sport, jeunesse et vie associative

800 255 014,63

 

3 192 568,37

- Sport

243 548 560,97

 

0,03

- Jeunesse et vie associative

176 267 621,95

 

472 856,05

- Conduite et pilotage de la politique du sport, de la jeunesse et de la vie associative

380 438 831,71

 

2 719 712,29

Travail et emploi

14 685 816 959,63

 

2 153 346,37

- Accès et retour à l'emploi

7 454 596 906,38

 

0,62

- Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi

5 845 361 343,21

 

0,79

- Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail

70 424 049,37

 

2 149 983,63

- Conception, gestion et évaluation des politiques de l'emploi et du travail

815 434 660,67

 

3 361,33

- Investissements dans la formation en alternance

500 000 000,00

 

 

Ville et logement

8 634 374 997,28

 

1,72

- Prévention de l'exclusion et insertion des personnes vulnérables

1 285 151 971,55

 

0,45

- Aide à l'accès au logement

5 560 977 826,00

 

 

- Développement et amélioration de l'offre de logement

656 108 857,28

 

0,72

- Politique de la ville

632 136 342,45

 

0,55

- Rénovation thermique des logements

500 000 000,00

 

 

TOTAL

412 638 450 235,68

99 486 910,43

1 389 052 879,75

Exposé des motifs :

Depuis 2008, les mouvements de crédits liés à la fongibilité asymétrique ne se traduisent plus par des ouvertures et annulations de crédits complémentaires en loi de règlement.

Les mouvements de crédits afférents à la fongibilité asymétrique sont désormais intégrés dans les mouvements de crédits de l’année (le détail de ces mouvements, ventilés entre titre de personnel et autres titres, est développé dans l’annexe « Développement des crédits ouverts et des dépenses constatées au budget général » jointe à la présente loi, conformément au 2° de l’article 54 de loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances).

Dès lors, les montants d’ouvertures et d’annulations complémentaires présentés en loi de règlement sont « nettés » des mouvements liés à la fongibilité asymétrique. Il est rappelé que ces mouvements consistent en une annulation sur le titre 2 (dépenses de personnel) et une ouverture sur les autres titres (autres dépenses).

L’ouverture de crédits de paiement complémentaires s’explique comme suit :

N°
des
programmes

Missions

Ouvertures
complémentaires demandées
(en euros)

Explications

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

         
 

REMBOURSEMENTS ET DÉGRÈVEMENTS

     

201

Remboursements et dégrèvements d’impôts locaux

     
 

Autres titres – autres dépenses

99 486 910,43

99 486 910,43

Ajustement de crédits de caractère évaluatif aux dépenses nettes effectuées, en vertu de l’article 10 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances. 

         
 

TOTAL MISSION

99 486 910,43

99 486 910,43

 

La présente loi contient des données relatives aux autorisations d'engagement consommées durant l'année qui peuvent différer de celles contenues dans les rapports annuels de performance. Le montant figurant dans la loi de règlement retrace en effet le montant global des AE consommées, minoré des retraits d'engagement sur années antérieures. Les rapports annuels de performance détaillent le montant des AE consommés par action et sous-action. Or, ce niveau d'exécution n'existait pas préalablement au 1er janvier 2006. Il n'a donc par construction pas été possible d'imputer rétrospectivement ces retraits d'engagement, que ce soit par destination (action et sous action) ou par nature (titre et catégorie). Il en résulte mécaniquement un écart entre le montant global des AE consommées figurant dans la loi de règlement et le montant des AE consommées par programme, action et sous action présentées dans les rapports annuels de performance annexés à la présente loi.

Article 5
Budgets annexes – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement
et aux crédits de paiement

I. Le montant des autorisations d’engagement engagées sur les budgets annexes au titre de l’année 2010 est arrêté par mission et programme aux sommes mentionnées dans le tableau ci-après. Les autorisations d’engagement ouvertes sont modifiées comme indiqué dans ce tableau.

Désignation des budgets annexes

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

Contrôle et exploitation aériens

1 910 982 397,11

0,00

96 695 235,82

- Soutien aux prestations de l'aviation civile

1 303 174 035,15

 

34 406 544,78

- Navigation aérienne

454 660 309,78

 

55 157 027,22

- Surveillance et certification

77 968 317,38

 

4 492 893,62

- Formation aéronautique

75 179 734,80

 

2 638 770,20

 

 

 

 

Publications officielles et information administrative

189 013 882,83

0,00

15 519 425,17

- Édition et diffusion

99 028 028,26

 

8 173 765,74

- Pilotage et activités de développement des publications

89 985 854,57

 

7 345 659,43

 

 

 

 

TOTAL

2 099 996 279,94

0,00

112 214 660,99

II. Les résultats relatifs aux budgets annexes au titre de l’année 2010 sont arrêtés par mission et programme aux sommes mentionnées dans le tableau ci-après. Les crédits ouverts sont modifiés comme indiqué dans ce tableau.

Désignation des budgets annexes

 

 

Ajustements de la loi de règlement

Dépenses (en euros)

Recettes ( en euros)

Ouvertures de crédits complémentaires (en euros)

Annulations des crédits non consommés et non reportes (en euros)

Contrôle et exploitation aériens

2 097 876 227,21

2 097 876 227,21

169 426 668,53

23 327 034,25

- Soutien aux prestations de l'aviation civile

1 313 197 397,49

 

 

5 827 101,44

- Navigation aérienne

464 143 709,75

 

 

9 368 761,25

- Surveillance et certification

73 550 775,70

 

 

4 513 499,30

- Formation aéronautique

77 557 675,74

 

 

3 617 672,26

augmentation du fonds de roulement (ligne d'équilibre)

169 426 668,53

 

169 426 668,53

 

 

 

 

 

 

Publications officielles et information administrative

206 230 332,00

206 230 332,00

35 016 767,95

21 615 316,95

- Edition et diffusion

87 906 829,27

 

 

9 681 395,22

- Pilotage et activités de développement des publications

83 306 734,78

 

 

11 933 921,73

augmentation du fonds de roulement (ligne d'équilibre)

35 016 767,95

 

35 016 767,95

 

 

 

 

 

 

TOTAL

2 304 106 559,21

2 304 106 559,21

204 443 436,48

44 942 351,20

Exposé des motifs :

L’origine des ouvertures complémentaires par programme est détaillée ci-dessous.

En ce qui concerne les budgets annexes et conformément au 5° de l’article 54 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, « le montant définitif des recettes et des dépenses constatées, des crédits ouverts, ainsi que les modifications de crédits demandés » font l’objet de l’annexe explicative jointe à la présente loi.

N°
des
programmes

Budgets annexes

Ouvertures
complémentaires demandées
(en euros)

Explications

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

 

CONTRÔLE ET EXPLOITATION AÉRIENS

     
 

Augmentation du fonds de roulement

 

169 426 668,53

Ligne d’équilibre. Opération d’ordre correspondant à l’augmentation du fonds de roulement en considération des résultats de 2010.

 

Total pour le budget annexe

« Contrôle et exploitation aériens »

 

169 426 668,53

 
 

PUBLICATIONS OFFICIELLES ET INFORMATION ADMINISTRATIVE

     
 

Augmentation du fonds de roulement

 

35 016 767,95

Ligne d’équilibre. Opération d’ordre correspondant à l’augmentation du fonds de roulement en considération des résultats de 2010.

 

Total pour le budget annexe « Publications officielles et information administrative »

 

35 016 767,95

 
 

TOTAL BUDGETS ANNEXES

 

204 443 436,48

 

Les ouvertures et annulations de crédits complémentaires liées à la fongibilité entre titres ne sont pas présentées dans le présent article. Ces mouvements apparaissent dans les comptes des budgets annexes développés dans l’annexe « Comptes des recettes et des dépenses des budgets annexes ».

Article 6
Comptes spéciaux – Dispositions relatives aux autorisations d’engagement, aux crédits de paiement et aux découverts autorisés.
Affectation des soldes

I. Le montant des autorisations d’engagement engagées sur les comptes spéciaux dont les opérations se poursuivent en 2011 est arrêté, au 31 décembre 2010, par mission et programme aux sommes mentionnées dans le tableau ci-après. Les autorisations d’engagement ouvertes sont modifiées comme indiqué dans ce tableau.

Désignation des comptes spéciaux

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

COMPTES A CREDITS

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

 
 

 

 

 
 

 

 

 

Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route

203 685 224,81

 

2 945 910,19

- Radars

193 848 446,77

 

0,23

- Fichier national du permis de conduire

9 836 778,04

 

2 945 909,96

 

 

   

Développement agricole et rural

114 369 688,92

 

9 433 482,08

- Développement et transfert en agriculture

49 546 412,33

 

5 337 821,67

- Recherche appliquée et innovation en agriculture

64 823 276,59

 

4 095 660,41

 

 

   

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

420 447 412,83

 

604 367 383,17

- Contribution au désendettement de l'État

44 852 822,19

 

0,81

- Contributions aux dépenses immobilières

401 703 915,45

 

138 656 873,55

- Contributions aux dépenses immobilières : expérimentations Chorus

-26 109 324,81

 

465 710 508,81

 

 

   

Gestion et valorisation des ressources tirées de l'utilisation du spectre hertzien

     

- Désendettement de l'État

 

 

 

- Optimisation de l'usage du spectre hertzien

 

 

 

Participations financières de l'État

6 710 357 570,82

 

3 746 225 915,18

- Opérations en capital intéressant les participations financières de l'État

6 710 357 570,82

 

0,18

- Désendettement de l'État et d'établissements publics de l'État

 

 

3 746 225 915,00

 

 

   

Pensions

51 022 102 897,17

 

287 138,83

- Pensions civiles et militaires de retraite et allocations temporaires d'invalidité

46 603 152 015,67

 

5 279,33

- Ouvriers des établissements industriels de l'État

1 803 465 750,16

 

1,84

- Pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et autres pensions

2 615 485 131,34

 

281 857,66

 

 

   

Total des comptes d'affectation spéciale

58 470 962 794,55

 

4 363 259 829,45

Désignation des comptes spéciaux

Autorisations d'engagement engagées (en euros)

Ajustements de la loi de règlement

Ouvertures d'autorisations d'engagement complémentaires (en euros)

Annulations d'autorisations d'engagement non engagées et non reportées (en euros)

 

 

 

 

Comptes de concours financiers

 

 

 
 

 

 

 

Accords monétaires internationaux

     

- Relations avec l'Union monétaire ouest-africaine

     

- Relations avec l'Union monétaire d'Afrique centrale

     

- Relations avec l'Union des Comores

     
       

Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics

7 993 995 084,36

 

660 249 503,64

- Avances à l'Agence de service et de paiement, au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune

6 542 450 496,36

 

587 549 503,64

- Avances à des organismes distincts de l'État et gérant des services publics

1 200 800 000,00

 

71 700 000,00

- Avances à des services de l'État

250 744 588,00

 

1 000 000,00

 

 

   

Avances à l'audiovisuel public

3 122 754 032,00

   

- France Télévisions

2 092 233 200,00

   

- ARTE-France

241 934 420,00

   

- Radio France

583 862 843,00

   

- Contribution au financement de l'action audiovisuelle extérieure

117 517 100,00

   

- Institut national de l'audiovisuel

87 206 469,00

   
 

 

   

Avances au fonds d'aide à l'acquisition de véhicules propres

708 329 209,49

 

1 270 790,51

- Avances au titre du paiement de l'aide à l'acquisition de véhicules propres

708 329 209,49

 

1 270 790,51

- Avances au titre du paiement de la majoration de l'aide à l'acquisition de véhicules propres en cas de destruction simultanée d'un véhicule de plus de quinze ans

 

 

 
 

 

 

 

Avances aux collectivités territoriales

56 854 445 169,15

 

3 137 354 830,85

- Avances aux collectivités et établissements publics, et à la Nouvelle-Calédonie

 

 

6 800 000,00

- Avances sur le montant des impositions revenant aux régions, départements, communes, établissements et divers organismes

56 854 445 169,15

 

3 130 554 830,85

 

 

   

Prêts à des États étrangers

17 431 354 736,22

 

255 645 263,78

- Prêts à des États étrangers, de la Réserve pays émergents, en vue de faciliter la réalisation de projets d'infrastructures

142 673 353,18

 

237 326 646,82

- Prêts à des États étrangers pour consolidation de dettes envers la France

113 681 383,04

 

18 318 616,96

- Prêts à l'Agence française de développement en vue de favoriser le développement économique et social dans des États étrangers

375 000 000,00

   

- Prêts aux Etats membres de l'union européenne dont la monnaie est l'euro

16 800 000 000,00

   
 

 

   

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

1 164 448 093,08

 

287 906,92

- Prêts et avances à des particuliers ou à des associations

482 093,08

 

287 906,92

- Prêts pour le développement économique et social

2 966 000,00

   

- Prêts à la filière automobile

161 000 000,00

   

- Prêts aux petites et moyennes entreprises

1 000 000 000,00

   

Total des comptes de concours financiers

87 275 326 324,30

 

4 054 808 295,70

TOTAL COMPTES A CREDITS

145 746 289 118,85

 

8 418 068 125,15

II. Les résultats des comptes spéciaux dont les opérations se poursuivent en 2011 sont arrêtés,
au 31 décembre 2010, par mission et programme aux sommes mentionnées dans les tableaux ci-après. Les crédits de paiement ouverts et les découverts autorisés sont modifiés comme indiqué dans ces tableaux.




Désignation des comptes spéciaux

Opérations de l'année

Ajustements de la loi de règlement

Dépenses
(en euros)

Recettes
(en euros)

Ouvertures de crédits complémentaires
(en euros)

Annulations de crédits non consommés et non reportés
(en euros)

A. COMPTES A CREDITS

 

 

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

 

 
 

 

 

 

 

Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route

200 324 773,55

212 050 000,00

 

0,45

- Radars

188 636 959,87

 

 

0,13

- Fichier national du permis de conduire

11 687 813,68

 

 

0,32

 

 

 

 

 

Développement agricole et rural

111 210 403,88

105 066 518,14

 

9 433 482,12

- Développement et transfert en agriculture

49 334 566,66

 

 

7 281 488,34

- Recherche appliquée et innovation en agriculture

61 875 837,22

 

 

2 151 993,78

 

 

 

 

 

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

612 762 152,14

592 288 403,94

 

308 782 820,86

- Contribution au désendettement de l'État

44 852 822,19

 

 

0,81

- Contributions aux dépenses immobilières

375 041 984,77

 

 

0,23

- Contributions aux dépenses immobilières : expérimentations Chorus

192 867 345,18

 

 

308 782 819,82

 

 

 

 

 

Gestion et valorisation des ressources tirées de l'utilisation du spectre hertzien

       

- Désendettement de l'État

 

 

 

 

- Optimisation de l'usage du spectre hertzien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Participations financières de l'État

6 710 357 570,82

2 983 254 864,99

 

3 746 225 915,18

- Opérations en capital intéressant les participations financières de l'État

6 710 357 570,82

 

 

0,18

- Désendettement de l'État et d'établissements publics de l'État

 

 

 

3 746 225 915,00

 

 

 

 

 

Pensions

51 021 989 803,72

51 129 110 303,61

 

13 836 463,28

- Pensions civiles et militaires de retraite et allocations temporaires d'invalidité

46 603 152 015,67

 

 

10 828,33

- Ouvriers des établissements industriels de l'État

1 803 465 750,16

 

 

13 543 776,84

- Pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et autres pensions

2 615 372 037,89

 

 

281 858,11

 

 

 

 

 

Total des comptes d'affectation spéciale

58 656 644 704,11

55 021 770 090,68

 

4 078 278 681,89

Désignation des comptes spéciaux

Opérations de l'année

Ajustements de la loi de règlement

Dépenses
(en euros)

Recettes
(en euros)

Ouvertures de crédits complémentaires (en euros)

Annulations de crédits non consommés et non reportés (en euros)

 

 

 

 

 

Comptes de concours financiers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Accords monétaires internationaux

       

- Relations avec l'Union monétaire ouest-africaine

       

- Relations avec l'Union monétaire d'Afrique centrale

       

- Relations avec l'Union des Comores

       
 

 

 

 

 

Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics

7 993 995 084,36

6 644 294 974,80

 

660 249 503,64

- Avances à l'Agence de services et de paiement, au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune

6 542 450 496,36

 

 

587 549 503,64

- Avances à des organismes distincts de l'État et gérant des services publics

1 200 800 000,00

 

 

71 700 000,00

- Avances à des services de l'État

250 744 588,00

 

 

1 000 000,00

 

 

 

 

 

Avances à l'audiovisuel public

3 122 754 032,00

3 122 753 853,48

 

0,00

- France Télévisions

2 092 233 200,00

 

 

 

- ARTE-France

241 934 420,00

 

 

 

- Radio France

583 862 843,00

 

 

 

- Contribution au financement de l'action audiovisuelle extérieure

117 517 100,00

 

 

 

- Institut national de l'audiovisuel

87 206 469,00

 

 

 

 

 

 

 

 

Avances au fonds d'aide à l'acquisition de véhicules propres

707 224 674,53

186 383 847,74

 

2 375 325,47

- Avances au titre du paiement de l'aide à l'acquisition de véhicules propres

707 224 674,53

 

 

2 375 325,47

- Avances au titre du paiement de la majoration de l'aide à l'acquisition de véhicules propres en cas de destruction simultanée d'un véhicule de plus de quinze ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avances aux collectivités territoriales

56 867 930 561,46

67 115 210 674,82

 

3 123 869 438,54

- Avances aux collectivités et établissements publics, et à la Nouvelle-Calédonie

 

 

 

6 800 000,00

- Avances sur le montant des impositions revenant aux régions, départements, communes, établissements et divers organismes

56 867 930 561,46

 

 

3 117 069 438,54

 

 

 

 

 

Prêts à des États étrangers

4 861 067 086,14

705 084 777,43

 

1 586 294 913,86

- Prêts à des États étrangers, de la Réserve pays émergents, en vue de faciliter la réalisation de projets d'infrastructures

105 887 779,95

 

 

174 112 220,05

- Prêts à des États étrangers pour consolidation de dettes envers la France

119 432 238,57

 

 

12 567 761,43

- Prêts à l'Agence française de développement en vue de favoriser le développement économique et social dans des États étrangers

187 200 000,00

 

 

20 800 000,00

- Prêts aux Etats membres de l'union européenne dont la monnaie est l'euro

4 448 547 067,62

 

 

1 378 814 932,38

 

 

 

 

 

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

1 010 378 456,82

2 261 328 171,49

 

285 444,18

- Prêts et avances à des particuliers ou à des associations

484 556,66

 

 

285 443,34

- Prêts pour le développement économique et social

6 893 900,16

 

 

0,84

- Prêts à la filière automobile

3 000 000,00

 

 

 

- Prêts aux petites et moyennes entreprises

1 000 000 000,00

 

 

 

Total des comptes de concours financiers

74 563 349 895,31

80 035 056 299,76

 

5 373 074 625,69

TOTAL COMPTES A CREDITS

133 219 994 599,42

135 056 826 390,44

 

9 451 353 307,58

 

Opérations de l'année

Ajustements de la loi de règlement

Dépenses (en euros)

Recettes (en euros)

Majorations du découvert (en euros)

B. COMPTES À DECOUVERT

 

 

 

Comptes de commerce

 

 

 
 

 

 

 

- Approvisionnement des armées en produits pétroliers

607 332 666,56

598 886 710,69

-

- Cantine et travail des détenus dans le cadre pénitentiaire

132 750 744,13

122 581 168,25

-

- Couverture des risques financiers de l'État

1 232 207 062,86

1 232 207 062,86

-

- Exploitations industrielles des ateliers aéronautiques de l'État

494 687 425,58

326 889 149,40

-

- Gestion de la dette et de la trésorerie de l'État

43 985 018 885,62

44 370 841 420,00

-

- Gestion des actifs carbones de l'État

 

 

-

- Lancement de certains matériels aéronautiques et de certains matériels d'armement complexes

5 169 150,00

9 155 729,11

-

- Liquidation d'établissements publics de l'État et liquidations diverses

 

 

-

- Opérations commerciales des domaines

126 250 578,62

69 603 201,59

-

- Opérations industrielles et commerciales des directions départementales et régionales de l'Equipement

616 597 681,54

585 185 696,37

-

- Régie industrielle des établissements pénitentiaires

24 020 256,66

24 489 013,26

-

Total des comptes de commerce

47 224 034 451,57

47 339 839 151,53

-

 

 

 

 

Comptes d'opérations monétaires

 

 

 
 

 

 

 

- Emission des monnaies métalliques

147 793 000,71

221 398 509,50

-

- Opérations avec le Fonds monétaire international

1 500 135 173,23

1 562 165 234,19

8 996 405 691,69

- Pertes et bénéfices de change

56 265 802,46

30 235 990,40

-

 

 

 

 

Total des comptes d'opérations monétaires

1 704 193 976,40

1 813 799 734,09

8 996 405 691,69

 

 

 

 

TOTAL COMPTES À DECOUVERT

48 928 228 427,97

49 153 638 885,62

8 996 405 691,69

III. Les soldes des comptes spéciaux dont les opérations se poursuivent en 2011 sont arrêtés, à la date du 31 décembre 2010, aux sommes ci-après :

Désignation des comptes spéciaux

Soldes au 31 décembre 2010

Débiteurs

Créditeurs

(en euros)

(en euros)

A. COMPTES À CREDITS

 

 

Comptes d'affectation spéciale

 

 

Contrôle et sanction automatisés des infractions au code de la route

 

166 909 646,75

Développement agricole et rural

 

47 408 009,52

Gestion du patrimoine immobilier de l'État

 

623 180 847,53

Gestion et valorisation des ressources tirées de l'utilisation du spectre hertzien

 

 

Participations financières de l'État

 

2 142 656 653,70

Pensions

 

1 253 324 083,68

 

 

 

Comptes de concours financiers

 

 

Accords monétaires internationaux

 

 

Avances à divers services de l'État ou organismes gérant des services publics

2 319 194 035,60

 

Avances à l'audiovisuel public

 

2 526 546,16

Avances au fonds d'aide à l'acquisition de véhicules propres

1 259 876 002,74

 

Avances aux collectivités territoriales

4 294 383 338,78

 

Prêts à des États étrangers

17 632 901 933,12

 

Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés

5 224 467 831,02

 
 

 

 

Total des comptes à crédits

30 730 823 141,26

4 236 005 787,34

 

 

 

B. COMPTES À DECOUVERT

 

 

Comptes de commerce

 

 

Approvisionnement des armées en produits pétroliers

 

2 292 781,27

Cantine et travail des détenus dans le cadre pénitentiaire

16 559 051,54

 

Couverture des risques financiers de l'État

0,01

 

Exploitations industrielles des ateliers aéronautiques de l'État

 

237 724 517,84

Gestion de la dette et de la trésorerie de l'État

 

2 637 957 589,27

Gestion des actifs carbones de l'État

 

 

Lancement de certains matériels aéronautiques et de certains matériels d'armement complexes

 

76 976 555,51

Liquidation d'établissements publics de l'État et liquidations diverses

 

17 465 796,94

Opérations commerciales des domaines

 

92 541 965,89

Opérations industrielles et commerciales des directions départementales et régionales de l'Équipement

 

20 944 737,91

Régie industrielle des établissements pénitentiaires

 

20 231 509,89

 

 

 

Comptes d'opérations monétaires

 

 

Émission des monnaies métalliques

 

2 551 309 451,20

Opérations avec le Fonds monétaire international

8 996 405 691,69

 

Pertes et bénéfices de change

26 029 812,06

 
 

 

 

Total des comptes à découvert

9 038 994 555,30

5 657 444 905,72

 

 

 

TOTAUX

39 769 817 696,56

9 893 450 693,06

IV. Les soldes arrêtés au III sont reportés à la gestion 2011 à l’exception :

- d’un solde débiteur global de 503 973 043,62 € concernant les comptes de concours financiers suivants : « Prêts à des États étrangers » (501 384 564,93 €) et « Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés » (2 588 478,69 €) ;

- d’un solde débiteur de 11 538 100,48 € relatif au compte de commerce « Lancement de certains matériels aéronautiques et de certains matériels d’armement complexes» ;

- d’un solde débiteur de 26 029 812,06 € afférent au compte d’opérations monétaires « Pertes et bénéfices de change ».

Exposé des motifs :

L’origine des ouvertures complémentaires est détaillée ci-dessous.

N°
des
programmes
ou comptes

Comptes spéciaux

Autorisations d’engagement complémentaires demandées

Crédits de paiement
ou découverts complémentaires demandés

Explications

         

952

OPÉRATIONS AVEC LE FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

 

8 996 405 691,69

Ce compte est doté pour mémoire. Il s’agit d’inscrire une autorisation de découvert correspondant au solde débiteur de 9 058 435 752,65 € repris au 1er janvier 2010 diminué du solde créditeur des opérations de l’année 2010 de 62 030 060,96 €.

 

TOTAL COMPTES SPECIAUX

 

8 996 405 691,69

 

Le solde débiteur relatif aux comptes de concours financiers s’élevant à 503 973 043,62 € se répartit ainsi :

- 501 384 564,93 € concernant le compte de concours financiers « Prêts à des États étrangers » correspondent aux montants des échéances en capital de l’année 2010 au titre des remises de dettes aux pays étrangers. Le développement desdites remises de dettes, détaillées par pays, en capital et en intérêts capitalisés, fait l’objet de l’annexe jointe au présent projet de loi et retracée dans le développement des opérations constatées aux comptes spéciaux. Elles sont ventilées comme suit :

a) accords termes de Naples, de Lyon et de Cologne

186 042 290,66

b) accords de Yaoundé

287 872 755,07

c) contrats de désendettement et de développement

21 142 197,31

d) conversion de dettes

6 327 321,89

TOTAL

501 384 564,93

- 2 588 478,69 € concernant le compte de concours financiers « Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés » au titre d’admissions en non valeur et de remises gracieuses.

Le solde débiteur de 11 538 100,48 € concernant le compte de commerce « Lancement de certains matériels aéronautiques et de certains matériels d’armement complexes» correspond à des pertes sur avances remboursables sous conditions et à des admissions en non valeur.

Enfin, le solde débiteur de 26 029 812,06 € concernant le compte d’opérations monétaires « Pertes et bénéfices de change » n’est pas repris en balance d’entrée 2011. Il est soldé au 31 décembre de chaque année en application de l’article 20 de la loi n°49-310 du 8 mars 1949 relative aux comptes spéciaux du Trésor.

Par ailleurs, en ce qui concerne les comptes spéciaux et conformément au 5° de l’article 54 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, « le montant définitif des recettes et des dépenses constatées, des crédits ouverts, ainsi que les modifications de crédits demandés » font l’objet de l’annexe explicative jointe à la présente loi.

Article 7
Mise à jour de l’ordonnance n° 58-1374 du 30 décembre 1958 modifiée

A l’article 164 de l’ordonnance n° 58-1374 du 30 décembre1958 portant loi de finances pour 1959, modifiée par la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005, les mots « situation résumée des opérations du trésor » sont remplacés par les mots « situation mensuelle de l’État ».

Exposé des motifs :

La situation mensuelle de l’État (SME) est une restitution comptable qui retrace l’évolution des recettes et des dépenses du budget de l’État, et certaines informations patrimoniales. Elle s’est substituée à la situation résumée des opérations du Trésor (SROT) à compter de 2006, suite à l’entrée en vigueur de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) du 1er août 2001.

Il est proposé d’actualiser l’article 164 de l’ordonnance n° 58-1374 du 30 décembre 1958 en remplaçant le terme de SROT par celui de SME, afin de prendre en compte cette évolution.

Fait à Paris, le 1er juin 2011

   
   
   
   
   
   
   
   
 

François FILLON

   
   
   

PAR LE PREMIER MINISTRE :

   

Le Ministre du Budget, des Comptes publics,
de la Fonction publique et de la Réforme de l’État
Porte-parole du Gouvernement

   
   
   
   
   
   
   
 

François BAROIN

   
   
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   

1 Selon les comptes de la Nation publiés par l’Insee le 13 mai 2011.

2 Le déflateur des dépenses de consommation des ménages est traditionnellement préféré à l’indice des prix à la consommation (IPC) pour calculer le pouvoir d’achat du revenu disponible brut. A la différence de l’IPC, le déflateur de consommation des ménages intègre notamment le prix des services d’intermédiation financière indirectement mesurés (SIFIM). Il a été moins dynamique que l’IPC en 2009
(-0,6 % contre +0,1%) et en 2010 (1,2% contre 1,5%).

3 Situation en crédits de paiements.

4 L’Etat a également perçu des acomptes de CVAE au titre de 2010, mais le produit total étant connu définitivement en 2011, cet impôt sera rattaché à l’exercice 2011.


© Assemblée nationale
Retour haut de page