Georges, Ernest, Jean-Marie Boulanger

1837 - 1891

Informations générales
  • Né le 29 avril 1837 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 30 septembre 1891 à Bruxelles (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 15 avril 1888 au 12 juillet 1888
Département
Nord
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 19 août 1888 au 14 octobre 1889
Département
Nord

Biographies

Ministre, et député depuis 1888, né à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 29 avril 1837, fils d'un ancien avoué de cette ville, il fit ses études à Nantes, entra à l'Ecole de Saint-Cyr, et, à sa sortie, fut nommé sous-lieutenant au 1er régiment de tirailleurs algériens, à Blidah (1er octobre 1856). Il prit part, en 1857, à l'expédition de la Grande-Kabylie, en 1859 à la campagne d'Italie, fut blessé à Turbigo (3 juin), décoré de la Légion d'honneur (17 juin), et, de retour en Afrique, nommé lieutenant au choix (28 octobre 1860)
Envoyé en Cochinchine, il reçut au flanc gauche un coup de lance au combat de Traï-Dan (20 avril 1861), passa capitaine (21 juillet 1862), puis fut détaché, comme capitaine instructeur, à l'Ecole de Saint-Cyr (1866). Chef de bataillon (17 juillet 1870), il assista au siège de Paris, fut nommé lieutenant-colonel au 114e de ligne le 9 novembre, grièvement blessé à Champigny, promu officier de la Légion d'honneur (8 décembre), colonel du 114e (janvier 1871), blessé de nouveau, le 24 mai 1871, à la rentrée des troupes dans Paris, et fait commandeur de la Légion d'honneur (24 juin 1871)
La commission de révision des grades le replaça comme lieutenant-colonel au 109e de ligne ; il envoya alors sa démission qui fut refusée ; le 16 novembre 1874, il passa colonel au 133e de ligne, puis général de brigade, le 4 mai 1880, à la tête d'une brigade de cavalerie du 14e corps. Chef de la mission chargée de représenter la France aux fêtes du centenaire de l'indépendance des Etats-Unis, il fut appelé, le 17 avril 1882, à la direction de l'infanterie au ministère de la Guerre, et, dans cette situation, réorganisa l'Ecole des sous-officiers de Saint-Maixent, et le Prytanée de La Flèche. Le 18 février 1884, il était général de division, et appelé aussitôt au commandement de l'armée d'occupation en Tunisie ; là, il se trouva en désaccord avec le résident civil, M. Cambon, désaccord qui éclata à la suite d'une querelle privée et d'un soufflet donné au théâtre par un Italien à un lieutenant de chasseurs d'Afrique. L'Italien fut condamné à six jours de prison, ce qui parut au général une peine insuffisante pour l'offense faite l'uniforme; dans un ordre du jour il autorisa les soldats à se faire justice eux-mêmes. La Cour d'appel d'Alger éleva la peine à 15 jours d'emprisonnement ; mais la colonie française avait pris parti pour le général et la presse envenima l'incident par des commentaires exagérés. À Paris, le ministère donna raison à M. Cambon, qu'il nomma, résident général avec les pouvoirs les plus étendus, et rappela à Paris (juillet 1885) le général Boulanger.

Le général Boulanger, soutenu alors par le parti radical et par M. Clemenceau, reçut le portefeuille de la Guerre dans le cabinet du 7 janvier 1886, formé par M. de Freycinet. Le 1er février, le nouveau ministre obtenait, par 347 voix contre 153, un ordre du jour de confiance de la Chambre sur une interpellation de M. Gaudin de Vilaine relative au déplacement d'une brigade de cavalerie soupçonnée d'opinions réactionnaires. Le débat sur l'expulsion des princes (juin 1886) eut de plus sérieuses conséquences : il amena un duel, sans résultat, entre M. de Lareinty, sénateur, et le général Boulanger, et provoqua la publication d'anciennes lettres de remerciements écrites par le colonel Boulanger au duc d'Aumale, alors son général, lettres qui contrastaient avec l'attitude agressive prise par le ministre dans la question de l'expulsion, et dont l'authenticité dut être reconnue après avoir été niée tout d'abord. En décembre suivant, au moment de la résistance opposée par M. Grévy, président de la République, à la demande de démission posée par la Chambre et par l'opinion publique, à la suite des affaires Wilson, un journal militaire de Limoges, la France Nouvelle, mit soudain en avant la dictature du général Boulanger ; le ministre de la Guerre adressa au journal une protestation, et, toujours soutenu par la presse radicale, conserva le portefeuille de la Guerre dans le nouveau ministère Goblet, du 11 décembre 1886.
En février 1887, surgit un nouvel incident: le ministre de la Guerre avait cru devoir, sur son initiative personnelle, écrire une lettre au czar ; M. Flourens, ministre des affaires étrangères, arrêta la missive, et en fit informer l'ambassadeur d'Allemagne ; cette dernière démarche fut très discutée, mais ôta du moins au fait toute gravité, au point de vue extérieur. Vers la même époque, lors de la présentation au Parlement du nouveau projet de loi militaire, la commission nommée par la Chambre repoussa, après discussion, un article qui enlevait à l'Ecole polytechnique son caractère militaire et établissait l'unité d'origine de tous les officiers de l'armée. Le général Boulanger protesta contre le rejet de cet article par une lettre rendue publique, où il accusait la commission « d'errements monarchiques ». la commission protesta vivement à son tour ; une lettre d'excuse du ministre lui donna satisfaction (mars 1887).
Une demande de crédits, présentée par le ministre (mai 1887), au moment de l'incident Schnaeblé sur la frontière franco-allemande, pour un essai de mobilisation de corps d'armée, parut intempestive, non moins qu'une fête annoncée à l'Opéra, pour le Cercle militaire, fondé par le ministre, en 1886, avec une importante subvention de l'Etat, fête dont le programme était « un grand bal militaire donné au camp, le soir d'une victoire ». Aussi, le renversement du cabinet Goblet, quelques jours après le 17 mai, à l'occasion des économies budgétaires, visait-il moins le cabinet que le général Boulanger ; les opportunistes ne voulaient pas le conserver au ministère de la Guerre, tandis que les radicaux voulaient au contraire en faire le pivot d'une nouvelle combinaison ministérielle ; mais M. Clemenceau, qui en eût été le chef, ne fut point appelé par le président de la République, et, malgré la campagne entreprise par l'Intransigeant, la Lanterne et la Justice en faveur du général, M. Rouvier, chef du nouveau cabinet, plaça à la Guerre le général Ferron ; le général Boulanger fut nommé au commandement du 13e corps, à Clermont-Ferrand.

Le parti qu'il avait conservé dans le Parlement continua à entretenir le bruit autour de son nom, par des lettres, par des articles, tels que ceux parus dans la France, et dans lesquels M. Laur, député, et ami du général, racontait, sous la signature XX, que le général avait refusé deux fois, en janvier à 94 généraux, en avril à une délégation de la droite, de faire un coup d'Etat. Les explications qui suivirent montrèrent que ces affirmations étaient plus qu'exagérées.

À ce moment, se produisait à Paris l'affaire Limouzin-Caffarel-Wilson ; les ennemis du général tentèrent de l'y impliquer. « Interviewé » par certains journaux, le général avoua qu'il considérait cette affaire comme dirigée en partie contre lui. Le ministre de la Guerre lui demanda par télégramme « si oui ou non » il reconnaissait l'exactitude des récits des journaux : « Je n'ai pu me procurer les numéros des journaux dont vous me parlez, répondit-il, prière de me les envoyer. » Trente jours d'arrêt furent la réponse du ministre de la Guerre, que la presse dévouée au général attaqua avec la plus grande vivacité.
Au début de 1888, une vaste campagne électorale fut entreprise sur le nom du général, qui, aux élections partielles du 26 février et sans s'être porté candidat, recueillit 14 083 voix dans la Loire, 4 663 dans le Loiret, 12 015 dans le Maine-et-Loire, 16 240 dans la Marne, et 9 500 dans la Côte-d’Or. Ces résultats avaient été obtenus, dans ces cinq départements, au moyen de bulletins distribués et d'affiches posées par les soins de M. Georges Thiébaud, président du comité d'initiative de Paris, ancien journaliste bonapartiste, et ex-candidat conservateur dans les Ardennes en 1885. Dans une lettre adressée de Clermont-Ferrand, le 3 mars, au ministre de la Guerre, le général Boulanger déclara néanmoins que « son désir formel était de se consacrer exclusivement à ses devoirs militaires » ; mais le cabinet s'était ému, et, le 15 mars, le Journal officiel contenait un rapport du ministre de la Guerre prononçant la mise en non-activité par retrait d'emploi du général Boulanger. À l'Intransigeant, à la Lanterne, à la Cocarde, à la France, qui accablèrent le ministre de leurs invectives, se joignit l'Autorité, où Paul de Cassagnac défendit « l'apôtre de l'idée plébiscitaire. »

MM. Laguerre, Laisant, Laur, Le Hérissé, députés, et Henri Rochefort posèrent, à nouveau, dans les Bouches-du-Rhône, pour le scrutin du 25 mars, la candidature du général, bien qu'il fût inéligible, mais à titre de protestation nationale. Un « comité républicain de protestation nationale » formé en même temps et comprenant MM. Borie, Laisant, Brugeilles, Vergoin, Michelin, Laur, Le Hérissé, Laguerre, de Susini, Duguyot, et Laporte (de la Nièvre), députés, et les rédacteurs en chef de l'Intransigeant, de la France et de la Lanterne, posa la même candidature dans le département de l'Aisne, appelé, le 25 mars également, à élire un député en remplacement de M. Béranger, décédé. Le 14 mars, sur une interpellation de la Chambre, le président du conseil, M. Tirard, déclara que le général Boulanger allait être traduit devant un conseil d'enquête composé de ses pairs. Les élections du 25 donnèrent au général, dans l'Aisne 45 125 voix au premier tour, au second tour il se désista en faveur de M. Doumer, qui fut élu; dans l'Aude, 8 440 voix ; dans la Dordogne, il fut élu par 59 555 voix sur 100 365 votants et 148 899 inscrits, contre 35 759 voix accordées à son concurrent, M. Clerjounie ; le 15 avril, il triomphait également dans le Nord, suite au décès de M. Georges Brame, avec 172 796 voix, sur 268 764 votants et 365 977 inscrits, contre MM. Foucart, 75 706 voix, et Moreau, candidat radical, 9 724. Il opta pour ce département. Pendant ce temps, le conseil d'enquête, réuni le 26 mars, avait décidé que le général Boulanger était admis d'office la retraite.
Cependant, ses succès électoraux multipliaient ses partisans, et ses revendications ralliaient autour de lui tous les mécontents : pendant que M. Clemenceau se tournait décidément contre lui, et fondait, avec MM. Ranc et Joffrin, la « Société des Droits de l'homme » contre « l'aventure boulangiste », la droite de la Chambre le soutenait, et le comte de Paris lui-même revendiquait les doctrines plébiscitaires.
Le nouveau député du Nord, qui venait d'obtenir encore 14 374 voix dans une élection partielle de l'Isère, se présenta au Palais-Bourbon, le 4 juin, et monta à la tribune pour demander, conformément à son programme électoral, la révision de la Constitution, l'abolition de la responsabilité ministérielle, l'élection du Sénat par le suffrage universel, l'introduction du référendum populaire, etc. L'urgence fut repoussée par 359 voix contre 181. Après l'échec, dans la Charente, de la candidature Déroulède, qu'il avait patronnée, il remonta à la tribune, le 12 juillet, pour demander cette fois la dissolution de la Chambre. Une altercation violente avec M. Floquet, chef du cabinet, amena un vote de censure contre le général (vote à la suite duquel il remit au président sa démission de député), et un envoi de témoins. Le duel eut lieu le lendemain, le général fut atteint à la gorge. Cette blessure ne lui permit pas de soutenir en personne sa candidature posée dans l'Ardèche, au scrutin du 22 juillet ; il échoua, avec 27 454 voix contre M. Beaussier, élu par 43 295 suffrages.
Décidé à se porter candidat partout où il y aurait des sièges vacants, le général se présenta simultanément, au scrutin du 19 août 1888, dans la Somme en remplacement de M. Deberly, décédé, dans le Nord en remplacement de MM. Plichon décédé et suite à sa propre démission, dans la Charente-Inférieure, en remplacement de M. Vast-Vimeux, décédé. Il fut élu dans les trois départements avec des majorités considérables :
- dans la Somme, par 76 155 voix sur 123 408 votants et 159 886 inscrits contre M. Bernot, opportuniste, 41 422 voix ;
- dans le Nord, par 130 303 voix en même temps que M. Koechlin, révisionniste (126 639 voix), contre MM. Desmoutiers (97 463 voix) et Moreau (94 911) ;
- dans la Charente-Inférieure, par 57 242 voix, sur 101 437 votants et 143 572 inscrits, contre M. Lair (42 449 voix).
Il opta encore pour le Nord. Mais ces nouveaux succès multiplièrent les attaques de la presse officieuse et opportuniste; elle demandait l'application de toutes les lois « existantes au général et à ses complices » ; M. Labordère, qui avait parlé, disait-on, « de le coller au mur », ne se défendit, dans une lettre adressée au Soir, le 24 novembre, que de la forme donnée à sa pensée. En même temps, la presse conservatrice militante soutenait énergiquement la politique de protestation du général, et prêtait sa publicité bienveillante à la campagne de banquets et de discours menée dans toute la France. Il manquait pourtant encore à l'élu du Nord la consécration électorale de Paris ; la mort imprévue d'un député obscur de la banlieue, M. Hude, fournit l'occasion désirée. L'élection parisienne fut fixée au 27 janvier 1889 ; le gouvernement présenta la candidature de M Jacques, distillateur, président du conseil général de la Seine, et la soutint avec toutes les forces dont il pouvait disposer ; après une lutte ardente et une profusion inusitée d'affiches et de manifestes, le général fut élu à l'immense majorité de 245 236 voix sur 444 564 votants et 569 197 inscrits, contre 162 875 voix données à M. Jacques, radical, et 17 039 à M. Boulé, révolutionnaire socialiste.
Le ministère Floquet ne résista à cet échec que pour tomber quinze jours plus tard sur la question de la révision, mais il se prépara au combat, excité par toute la presse opportuniste. Le scrutin uninominal, destiné à enrayer les « tentatives plébiscitaires », fut rétabli d'urgence (11 février 1889) ; la chute du cabinet (14 février) n'entrava pas les mesures annoncées, et le meilleur titre, devant la majorité, du ministère Tirard, qui vint après, fut précisément l'engagement de sévir contre « les menées boulangistes ». La dissolution de la Ligue des patriotes, dévouée au général, les poursuites demandées et votées contre MM. Laguerre, Laisant et Turquet, députés boulangistes (V. ces noms) furent une première satisfaction donnée à la Chambre ; mais ce n'était qu'un début : on apprit bientôt que le général et les membres du « parti national » allaient être arrêtés.

Sur les conseils de ses amis, le général décida de se soustraire à cette mesure, et, le 31 mars au soir, il partit pour la Belgique. MM. Henri Rochefort et le comte Dillon l'y rejoignirent, et de nombreuses réunions boulangistes se tinrent à Bruxelles. Le gouvernement belge ayant prévenu le général des inconvénients internationaux que pouvait amener son attitude vis-à-vis du gouvernement actuel de la France, le général alla s'établir à Londres.

Son départ n'arrêta pas la procédure préparée contre lui ; le Sénat se constitua en Haute Cour de justice, à la réquisition d'un nouveau procureur général, Quesnay de Beaurepaire, nommé à la place de M. Bouchez, procureur général, qui avait refusé de mettre son nom au bas du réquisitoire présenté à sa signature par le garde des sceaux, M. Thévenet. Une commission de 9 sénateurs fit une instruction secrète, dont les résultats furent consignés dans l'acte d'accusation signifié à MM. Boulanger, Dillon et Rochefort, le 16 juillet 1889. Une épreuve imprimée de l'instruction ayant été livrée aux partisans du général, et une partie des dépositions ayant été publiée dans les journaux, le général y répondit par un manifeste daté de Londres et publié dans les journaux du 6 août, sous ce titre : « Au PEUPLE, mon seul juge. »

Le 14 août 1889, la Haute Cour rendit son arrêt ; malgré la question de compétence soulevée par la droite sénatoriale qui se retira tout entière devant le refus de discussion préalable de la part de la majorité ; malgré les nombreux démentis qui ont accueilli les dépositions invoquées par l'accusation, enfin malgré la suspicion légitime encourue par les condamnations antérieures ou la situation policière des témoins les plus importants, la Haute Cour a condamné, par contumace, le général Boulanger, le comte Dillon et Henri Rochefort, pour complot, attentat et détournements, à la déportation dans une enceinte fortifiée.

Date de mise à jour: février 2018


Né le 29 avril 1837 à Rennes (Ille-et-Vilaine),
mort le 30 septembre 1891 à Ixelles (Belgique).

Ministre de la Guerre de janvier à décembre 1886.

Député de la Dordogne en 1888, du Nord de 1888 à 1889, de la Seine en 1889.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 421).

Réfugié à Bruxelles, cette absence le dessert et à dater de ce moment, son étoile commence à pâlir.

Au renouvellement des conseils généraux, le 28 juillet 1889, où sa candidature a été posée dans 80 cantons, dix-huit seulement l'élisent.

Aux élections générales du 22 septembre 1889, on le présente dans la 2e circonscription du 18e arrondissement de Paris, mais il refuse de rentrer en France. Il obtient néanmoins 8 000 voix au premier tour de scrutin, contre 5 500 à son adversaire le plus favorisé, M. Joffrin sur 14 973 votants. C'est ce dernier cependant qui sera validé à la séance mémorable du 9 décembre 1889 malgré de véhémentes interventions, dont celle de Déroulède, mais Boulanger était frappé d'inéligibilité et la nouvelle Chambre lui était en majorité hostile.

Une fois encore, aux élections municipales de 1890, le boulangisme tentera sa chance, elles lui seront une nouvelle défaite. La fin approchait précipitée par les révélations d'un ouvrage qui fit scandale : Les Coulisses du boulangisme écrit par un ancien député, Mermeix, qui avait été un des agents les plus actifs du général. Le journal Paris avait également publié Les Papiers secrets du boulangisme qui faisaient état des compromissions du général avec les représentants des partis monarchistes.
L'affaire se termina dramatiquement : sa maîtresse Mme de Bonnemains, à laquelle il était très attaché, atteinte d'un mal inguérissable à cette époque, mourait le 16 juillet 1891. Il ne put lui survivre, et le 30 septembre suivant il se suicidait sur sa tombe au cimetière d'Ixelles.


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