Jacques, Philippe Delmas de Grammont

1796 - 1862

Informations générales
  • Né le 22 juillet 1796 à La sauvetat (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 13 juin 1862 à Miramont (Lot-et-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 22 juillet 1849 au 2 décembre 1851
Département
Loire
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1849, né à la Sauvetat (Lot-et-Garonne), le 22 juillet 1796, mort à Miramont (Lot-et-Garonne), le 13 juin 1862, il suivit la carrière des armes.

Il fit les campagnes d'Afrique sous Louis-Philippe et devint successivement lieutenant au 4e régiment de chasseurs à pied, capitaine au 24e, adjudant au 12e dragons, major au 1er chasseurs à cheval, chef d'escadron au 1er lanciers, lieutenant-colonel au 1er dragons, colonel commandant le 8e hussards; il fut promu en 1849 au grade de général de brigade.

Nommé en décembre 1848 général commandant du département de la Loire mis en état de siège, il fut élu, le 22 juillet 1849, représentant de la Loire à l'Assemblée législative, par 28,970 voix sur 49,794 votants et 118,363 inscrits, contre 20,024 voix à M. Antide Martin, candidat socialiste, en remplacement de M. de Persigny qui avait opté pour le Nord.

Il fut l'auteur de la proposition restée célèbre sous le nom de « loi Grammont », destinée « à mettre un frein aux mauvais traitements exercés envers les animaux. » Quelque temps après, il demanda la translation du gouvernement hors Paris, et, dans une réponse qu'il fit à ce sujet au ministre de la Guerre (séance du 27 avril 1850), il précisa : « Vous ne m'avez pas compris. J'ai dit: je livre la pensée de la translation à vos méditations; bientôt peut-être vous serez fatalement appelés à en délibérer. Je ne fais pas de proposition. J'userai de ce droit quand le moment sera venu. » Il proposa aussi l'établissement d'une banque foncière, et appuya la politique du prince-président.

Jusqu au coup d'Etat de décembre 1851, M. Delmas de Grammont ne cessa pas de voter avec la droite. Il fit partie de la Commission consultative nommée après le coup d'Etat.

Général de division en 1853, grand officier de la Légion d'honneur en 1857, il passa dans le cadre de réserve quelque temps avant sa mort.


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