Jean, Joseph Johannot

1748 - 1829

Informations générales
  • Né le 30 juin 1748 à Genève (Suisse)
  • Décédé le 15 janvier 1829 à Echandens (Suisse)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haut-Rhin
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, né à Genève (Suisse) le 30 juin 1748, mort à une date inconnue, propriétaire, devint président de l'administration centrale du département du Haut-Rhin à la Révolution, dont il adopta modérément les idées, et fut élu, le 5 septembre 1792, député du Haut-Rhin à la Convention, le 4e sur 7, par 210 voix (407 votants). Il prit une part active aux travaux de l'Assemblée, fit rendre un décret sur le mode d'exécution de la loi relative au visa et à l'enregistrement des effets au porteur, et prononça un discours remarqué pour combattre le projet d'impression de la liste des citoyens qui avaient présenté et signé les pétitions improbatives de la journée du 20juin, ainsi que les noms des membres des clubs de 1789 et des Feuillants. Dans le procès du roi, il vota d'abord pour l'appel au peuple, et répondit au 3e appel nominal : « La mort, avec la restriction de Mailhe » (le sursis). Depuis cette époque, Johannot se voua presque exclusivement à l'étude des questions administratives et financières. Il proposa de lever le séquestre mis sur les biens des étrangers dont les gouvernements sont en guerre avec la France, fit sur l'amélio ration du commerce, sur « l'état actuel du cré dit public », divers rapports importants qui le firent accuser d'avoir contribué au discrédit des assignats; fut l'auteur d'un projet portant résiliation des biens non vendus, aux familles des condamnés, pour toute autre cause que l'émigration; prit part aux débats sur le régime hypothécaire, et demanda que les comités du commerce, des finances et de salut public réunis présentassent un projet « qui ferme la porte aux intrigants et aux fripons ». Réélu, le 22 vendémiaire an IV, député du Haut-Rhin au Conseil des Cinq-Cents, par 140 voix (226 votants, il obtint également la majorité le même jour, dans les départements du Calvados et de la Dordogne. Il s'occupa, comme précédemment, de questions financières, se prononça contre les résolutions proposées par la trésorerie nationale, pour celles sur l'emprunt forcé, contre celles sur l'apurement de l'ancienne comptabilité, sur les douanes et sur l'embauchage, appuya la fixation en francs des traitements évalués en myriagrammes (en nature), fut secrétaire du Conseil, et intervint dans plusieurs débats spéciaux. Sorti des Anciens le 20 mai 1797, il n'eut plus, dès lors, aucun rôle politique. Après la loi du 12 janvier 1816, bien qu'il ne fût pas personnellement atteint par elle, il crut devoir quitter la France et se retira en Suisse, où l'on croit qu'il mourut.

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