Pierre, Marie, Madeleine Cortois de Balore

1736 - 1812

Informations générales
  • Né le 11 mai 1736 à Dijon (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 18 octobre 1812 à Polisy (Aube - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 30 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Nîmes et Beaucaire (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Dijon (Côte-d'Or), le 11 mai 1736, mort à Polisy (Aube), le 18 octobre 1812, d'une famille de robe et d'épée, il entra dans les ordres, et fut appelé en 1776 à l'évêché d'Alais, où il acheva les travaux de la cathédrale, et fit établir des digues contre les crues du Gardon.

Nommé évêque de Nîmes en 1784, il fut élu par cette sénéchaussée (30 mars 1789) député du clergé aux Etats-Généraux. Cortois de Balore commença par se rallier au tiers-état et appuya la plupart de ses revendications. Des les premières séances, il déclara qu'il fallait s'occuper de la misère du peuple, proclama la nation propriétaire des biens du clergé, et approuva l'hypothèque de ses biens. Pourtant dans la séance du 31 octobre 1789, il fit quelques réserves et conclut ainsi : « Nos sacrifices, offerts à la nation, seront pour nous la plus grande jouissance. Attendez tout de nos privations personnelles; mais n'espérez rien du patrimoine des pauvres et de celui des autels. » Il se rapprocha alors du côté droit et, le 17 mai 1790, il défendit les catholiques de Montauban et leur évêque, accusés d'avoir fomenté des troubles; puis il demanda que le baron de Marguerittes (V. ce nom) rentrât à l'Assemblée comme député pour s'expliquer librement sur les faits qui lui étaient imputés. Enfin, il soutint, aux séances des 17 et 21 juin, que les délibérations des catholiques de Nîmes n'étaient « ni inconstitutionnelles ni injurieuses pour l'Assemblée nationale ». Il protesta contre la nomination comme évêque constitutionnel à Nîmes de l'abbé Dumouchel, précédemment recteur de l'Université de Paris, et député à la Constituante, un protégé de Rabaut-Saint-Etienne.

Puis il quitta la France et se retira à Zurich, où il vécut dans un état voisin de la misère. « Ma petite existence », écrivait-il, le 6 mars 1797, à M. Boissier, prêtre non assermenté, « est si nécessiteuse que des ports de lettres multipliés sans nécessité la gêneraient beaucoup. » (Archives de l'évêché de Nîmes).

Cortois de Balore, revint en France au moment du Concordat, renonça à l'évêché de Nîmes, et se retira à Polisy, près Bar-sur-Aube. où il mourut âgé de 76 ans, après avoir légué à son ancienne église ses ornements pontificaux et ses vases sacrés.


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