Henri, Adolphe, Eugène Schneider

1840 - 1898

Informations générales
  • Né le 10 décembre 1840 à Le creusot (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 17 mai 1898 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Saône-et-Loire
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Saône-et-Loire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 décembre 1840 au Creusot (Saône-et-Loire), mort le 17 mai 1898 à Paris.

Député de Saône-et-Loire de 1889 à 1898.

Fils de Joseph-Eugène Schneider, qui fut ministre de l'Agriculture en 1851, présida le corps législatif de 1865 à 1870, et fonda la Société des mines du Creusot, Henri Schneider devient, en 1867, l'associé de son père. En 1875, il lui succède à la tête de l'entreprise qui, sous sa direction, va connaître un essor considérable. Principal propriétaire des mines, il est aussi administrateur de la Compagnie d'Orléans, régent de la Banque de France, et conseiller général du canton du Creusot.

Autant de titres qui le désignent à l'attention des boulangistes pour être leur candidat aux élections du 22 septembre 1889, dans la 2e circonscription d'Autun. Sollicité par une lettre personnelle du général, Henri Schneider accepte de porter la livrée « révisionniste » ; mais il précise, dans sa proclamation électorale, qu'il veut avant tout « l'ordre, la paix, la libertés. Elu sans difficulté, dès le premier tour, par 9.695 voix contre 5.968 à son adversaire Reyneau, sur 15.716 votants, il sera réélu plus facilement encore, quatre ans plus tard, le 20 août 1893, obtenant cette fois 11.793 suffrages, alors que Reyneau n'en recueille que 3.316 sur 15.814 votants. Sans doute, par ces votes massifs, la population autunoise entendait-elle reconnaître le prestige du maître de forges et les mérites du patron « social » qui, dès 1877, avait institué un système de retraites pour son personnel et s'attachait particulièrement à développer les institutions sociales ouvrières. Car, de sa carrière parlementaire proprement dite, on ne trouve, à l'Officiel, nulle trace. Henri Schneider n'est pas intervenu une seule fois au cours de ces deux législatures. Gravement malade, en 1898, il décide de ne pas se représenter et de laisser la place à son fils. Il meurt le 17 mai, quelques jours avant l'élection de ce dernier. Il était officier de la Légion d'honneur.


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