Hippolyte Gayraud

1856 - 1911

Informations générales
  • Né le 13 août 1856 à Lavit (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 16 décembre 1911 à Bourg-la-reine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 29 août 1897 au 31 mai 1898
Département
Finistère
Groupe
ZZZ
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Finistère
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Finistère
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Finistère
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 16 décembre 1911
Département
Finistère
Groupe
Action libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 août 1856 à Lavit (Tarn-et-Garonne), mort le 16 décembre 1911 à Bourg-la-Reine (Seine).

Député du Finistère de 1897 à 1911.

Après des études de théologie qui lui valurent le titre de docteur, Hippolyte Gayraud entra chez les Dominicains en 1877. Il en sortit en 1893 après avoir été professeur de théologie et de philosophie scolastique à l'Université catholique de Toulouse (1884-1893). Parallèlement, il se consacra à une activité de missionnaire apostolique.

Dans le cadre de son activité sacerdotale, il publia de nombreux ouvrages, parmi lesquels on peut citer Thomisme et molinisme (1890), Providence et libre arbitre (1892), Saint-Thomas et le déterminisme (1895), La foi devant la raison (1906). Il collabora également à plusieurs journaux et revues catholiques.

L'abbé Gayraud fut élu député le 24 juin 1897, dans la 3e circonscription de Brest, en remplacement de Mgr. d'Hulst, décédé, par 7.326 voix contre 5.976 au comte de Blois, candidat monarchiste, et 146 à M. Loisel. Invalidé à la suite d'une enquête législative, il fut réélu le 29 août de la même année par 7.980 voix contre 5.076 à M. de Blois. Il s'était présenté comme républicain catholique et démocrate chrétien.

Il fut réélu, toujours dans la 3e circonscription de Brest, aux élections législatives du 8 mai 1898, par 10.077 voix contre 41 à son principal concurrent Lefébure (sur 11.466 votants).

Au cours de cette législature, il prit la parole à plusieurs reprises : sur le budget, la politique générale du gouvernement, l'instruction publique et déposa une proposition interdisant l'enseignement par les francs-maçons. Il fut inscrit notamment à la commission des enfants indigents.

Aux élections législatives du 20 juillet 1902, il fut réélu au premier tour par 8.671 voix contre 5.511 à M. Stéphan, sur 14.380 votants.

Il s'inscrivit au groupe de l'action libérale et appartint à la commission de l'enseignement et des beaux-arts. Son activité parlementaire fut très vive. Il prit la parole en de nombreuses occasions, notamment sur des sujets de politique religieuse. C'est ainsi qu'il prit part à la discussion du projet de loi relatif aux demandes en autorisation formées par les congrégations enseignantes, interpella le ministre de la Guerre sur les mesures prises par les cercles catholiques militaires, le ministre de l'Instruction publique à propos de l'interdiction faite à des ecclésiastiques de se présenter aux concours d'agrégation et prit part à la discussion des projets et propositions de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

Hippolyte Gayraud vit son mandat de nouveau renouvelé aux élections du 6 mai 1906 par la presque totalité des voix : 11.582 contre 70 à son concurrent Lefébure (sur 12.786 votants).

Déjà atteint par la maladie qui devait l'emporter il eut une activité réduite par rapport à celle des deux législatures précédentes et ses absences devinrent fréquentes. Ses thèmes de prédilection dans ses interventions restèrent celui de la politique religieuse et de l'enseignement : interpellation sur le libre exercice du culte catholique, proposition de loi tendant à dispenser de la taxe d'abonnement les associations formées pour l'exercice du culte au titre de la loi de 1901, discussion du projet de loi tendant à accorder une subvention annuelle à la mission laïque, question écrite concernant les plaintes relatives à certains livres des écoles primaires, participation à la discussion des interpellations sur la neutralité de l'enseignement dans les écoles publiques.

Aux élections du 24 avril 1910, il obtint une fois de plus un succès très facile, avec 11.007 voix au premier tour, contre 36 à Lefébure, sur 12.633 votants. Mais, très affaibli, il ne parut plus guère à la Chambre. Il mourut le 16 décembre 1911 à Bourg-la-Reine, âgé de 55 ans.


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