Philippe Henriot

1889 - 1944

Informations générales
  • Né le 7 janvier 1889 à Reims (Marne - France)
  • Décédé le 26 juin 1944 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Gironde
Groupe
Fédération républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 27 septembre 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Gironde
Groupe
Fédération républicaine de France

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 7 janvier 1889 à Reims (Marne).

Député de la Gironde de 1932 à 1942.

Fils d'un officier d'infanterie, Philippe Henriot fit de bonnes études au collège Saint-Jean à Versailles, à Notre-dame à Cambrai, puis à l'Institut catholique de Paris et à la Sorbonne. Licencie ès lettres et diplômé d'études supérieures de langue classique, il fut professeur d'enseignement libre à Sainte-Foy-la-Grande, en Gironde, de 1909 à 1925. Auteur d'un recueil de poèmes La grande clairière aux sources et de romans appréciés : La prison du silence et La tunique de Nessus, il s'est fait connaître par de nombreux articles, essais ou nouvelles publiés dans des journaux et des revues.

Militant catholique, il se mit au service du général de Castelnau en 1925 pour défendre les libertés de l'Eglise. Avec l'abbé Bergey, il fut l'un des orateurs les plus éminents de la fédération nationale catholique.

Candidat aux élections législatives en 1928 il fut mis en ballottage au premier tour avec 3.212 voix et se désista en faveur du colonel Picot, président des Gueules cassées dont il assura l'élection.

Il devait entrer en 1932 à la Chambre des députés comme représentant de la 4e circonscription de Bordeaux, élu au deuxième tour de scrutin avec 6.671 voix contre 4.951 à M. Vielle et 799 à M. Guierre. Il occupait le siège de l'abbé Bergey qui ne se représentait pas. Il fut réélu le 3 mai 1936, également au deuxième tour de scrutin, avec une très faible majorité : 6.474 voix contre 6.382 à son adversaire, Guillet. Invalidé le 24 juillet 1936 par la Chambre, à la suite des conclusions du rapport du IVe Bureau sur les opérations électorales, il fut élu le 27 septembre 1936, cette fois au premier tour, par 6.230 voix contre 3.419 à Bonnafous.

Conseiller général de la Gironde, Philippe Henriot a été président de l'union populaire républicaine de la Gironde et vice-président de la fédération républicaine de France.

Il fut membre des commissions de l'aéronautique, des comptes définitifs et des économies, de l'enseignement et des beaux-arts, des boissons, et de la commission d'enquête chargée de rechercher les responsabilités politiques et administratives encourues depuis l'origine de l'affaire Stavisky.

Il participa très activement à la vie politique et aux travaux de la Chambre, défendant les intérêts économiques et sociaux de sa circonscription, mais surtout se signalant par le dépôt de propositions de loi ou de résolution percutantes, comme celle tendant à dénoncer le traité franco-soviétique de 1935, et par des interpellations particulièrement incisives portant, par exemple, sur les délibérations du congrès des instituteurs, sur les occupations d'usines et la liberté du travail en 1936, sur l'abus que font de l'hospitalité et de la générosité françaises les réfugiés espagnols.

Doué d'une éloquence chaude et prenante, il donna souvent à ses interventions un caractère passionné. C'est ainsi que lors des débats sur l'affaire Stavisky, prenant la parole après le vote de la confiance au ministère Chautemps, il obligea le cabinet Chautemps à donner sa démission.

Partisan d'une réconciliation franco-allemande il prit position, en 1938, en faveur d'un règlement pacifique de l'affaire des Sudètes. L'année suivante il se fit, à la Chambre et dans la presse, l'avocat de la politique préconisée par Georges Bonnet pour la solution pacifique du problème de Dantzig. Il s'opposa à la déclaration de la guerre 1939-1940 au cours de laquelle il devait perdre un fils.

Pendant toute cette période il poursuivit son œuvre d'écrivain et publia deux œuvres : Le 6 février, La mort de la trêve. Il donna de nombreuses conférences à l'étranger : en Belgique, aux Pays-Bas, en Autriche, en Roumanie, en Italie.

Il continua d'exercer sa profession de propriétaire viticulteur à Eynesse, en plein vignoble bordelais.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota la loi des pleins pouvoirs.




Né le 7 janvier 1884 à Reims (Marne)

Décédé le 28 juin 1944 à Paris

Député de la Gironde de 1932 à 1942

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 1953, 1954)

Après son vote du 10 juillet 1940 en faveur de la réforme constitutionnelle accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, Philippe Henriot se montre un partisan résolu de la collaboration avec l'Allemagne.

Il met ses talents de polémiste au service de journaux tels que Gringoire et Je suis partout et à partir de 1943 commence une série de causeries hebdomadaires à la radio de Vichy.

Nommé le 7 janvier 1944 secrétaire d'Etat à l'information et à la propagande dans le gouvernement de Pierre Laval, ses chroniques - de plus en plus virulentes - deviennent quotidiennes sur Radio-Paris.

De retour d'un voyage effectué à Berlin pour y rencontrer le docteur Goebbels, son homologue allemand, il est abattu par un commando de résistant à son domicile, rue de Solférino, à 5 h 30 du matin, le 28 juin 1944.

Des obsèques solennelles sont célébrées à Notre-Dame de Paris en présence des membres du gouvernement et des autorités allemandes

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