Gaston, René, Léon Monmousseau

1883 - 1960

Informations générales
  • Né le 17 janvier 1883 à Luynes (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 11 juillet 1960 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 21 janvier 1940 *
Département
Seine
Groupe
Communiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 17 janvier 1883 à Luynes (Indre-et-Loire).

Député de la Seine de 1936 à 1940.

D'une famille de petits paysans, contraint de gagner son pain de bonne heure, il apprit, aussitôt muni de son certificat d'études, le métier de menuisier chez un artisan du bourg de Luynes.

Jusqu'à 21 ans, il y travailla comme ouvrier. A son retour du service militaire, il entra aux chemins de fer de l'Etat à Paris. Il ne tarda pas à militer dans les rangs du syndicat des cheminots de Paris rive-droite.

Dès 1919, à la demande de Marcel Cachin, il commença à donner à l'Humanité des articles fort appréciés définissant l'action des syndicats révolutionnaires de l'époque. Puis, à partir de 1921, il s'occupa de la Vie ouvrière qu'il dirigea ensuite. Il joua un rôle actif dans les grandes grèves déclenchées en 1920. Le 10 février, il est à la tête des cheminots du P.O. et il est élu en avril secrétaire général de la fédération des cheminots.

Révoqué des chemins de fer, il fut arrêté et impliqué dans le procès intenté aux membres du comité de la IIIe Internationale. Gaston Monmousseau, défendu par Me Henry Torrès, fut acquitté en février 1921, ainsi que tous les autres inculpés. En juillet 1921, au congrès de la C.G.T. tenu à Lille, il fit partie, avec Pierre Sémard, de la minorité révolutionnaire mise en échec par la majorité réformiste de Léon Jouhaux. C'est bientôt la scission, qui conduira à la création de la C.G.T.U. (confédération générale du travail unitaire) dont il devint secrétaire général en 1922.

En décembre de la même année, au moment des remous suscités par l'occupation de la Ruhr, il représenta aux côtés de Pierre Sémard les syndicats français au premier congrès de l'Internationale syndicale rouge. Bien que demeurant « anarcho-syndicaliste », il ne s'est pas encore inscrit au parti communiste (il n'y adhéra qu'en 1925). Mais il, a à Moscou ; avec Lénine, une entrevue dont il gardera le souvenir toute sa vie.

En janvier 1923, à la suite d'un meeting tenu à la maison des syndicats à Essen et de son action contre l'occupation de la Ruhr, il fut de nouveau emprisonné avec Marcel Cachin et Pierre Sémard. Il le fut de nouveau en 1925 en raison du rôle qu'il joua dans la grève de protestation contre la guerre du Maroc.

En 1929, alors membre du comité central du parti communiste, il fut arrêté avec ses camarades et fit un an de prison. Il le sera encore en 1931, année au début de laquelle il fit partie du bureau politique du parti communiste.

Candidat aux élections législatives dans la 2e circonscription de Saint-Denis (Noisy-le-Sec), il fut élu sans coup férir au premier tour, le 26 avril 1936, par 17.527 voix sur 31.255 suffrages exprimés, le plus favorisé de ses cinq concurrents, Maurin, candidat de la S.F.I.O., n'atteignant que 3.924 voix.

Inscrit au groupe communiste, membre de la commission spéciale chargée d'examiner les projets de loi sociaux, de la commission du suffrage universel, il est élu vice-président de la commission du travail. Tout son passé de militant le conduit à se cantonner dans la défense des travailleurs. Dès son arrivée à la Chambre, il déposa une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à déposer d'urgence un projet de loi en vue de la création d'un fonds national de chômage (1936). Celui-ci se faisant attendre, il prit alors l'initiative d'une proposition de loi ayant le même objet (1937). Il fut encore l'auteur d'une proposition de loi tendant à amnistier tous les délits pour faits de grève et à réintégrer dans leurs fonctions les fonctionnaires, employés et ouvriers des services publics et concédés des entreprises nationalisées et des industries privées (1938).

Il fut chargé de deux rapports : l'un sur la proposition de loi Lambert contre l'arbitraire patronal (1937), l'autre sur le projet de loi sur l'embauchage et le débauchage des travailleurs (1938).

En 1939, pour ne pas être arrêté comme de nombreux députés de son parti, il entra dans la clandestinité et c'est par contumace qu'il fut jugé le 4 avril 1940, ainsi que Maurice Thorez, Jacques Duclos et Gabriel Péri.




Né le 17 janvier 1883 à Luynes (Indre-et-Loire)
Décédé le 11 juillet 1960 à Paris

Député de la Seine de 1936 à 1940

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2491, 2492)

Toujours fidèle au Parti communiste, Gaston Monmousseau demeure dans la clandestinité durant l'occupation. Résistant, il devient, en octobre 1944, délégué à l'Assemblée consultative provisoire et y exerce une activité importante : rédaction de rapports concernant la retraite des personnes âgées ; interventions sur les questions de ravitaillement, la création de comités d'entreprises, la politique des prix, le budget et les nationalisations.

Il a alors la douleur d'apprendre la mort en déportation de son fils unique, Jean.

Gaston Monmousseau ne se présente pas aux diverses élections qui suivent la Libération mais il retrouve, dès mars 1945, son siège au Bureau confédéral de la CGT. Directeur de La Vie Ouvrière il est, en 1956, réélu au Comité central du Parti Communiste. En 1951, il publie un ouvrage autobiographique dans sa Touraine natale : La musette de Jean Brécot, natif de Tours, ce pseudonyme ayant été utilisé par lui pour signer ses articles dans La Vie Ouvrière alors qu'il se trouvait en prison.



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