Anne, Charles Hérisson

1831 - 1893

Informations générales
  • Né le 12 octobre 1831 à Surgy (Nièvre - France)
  • Décédé le 23 novembre 1893 à Surgy (Nièvre - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1874 au 7 mars 1876
Département
Haute-Saône
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 7 juillet 1878 au 14 octobre 1881
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine

Biographies

Représentant en 1874, député de 1878 à 1885, et ministre, né à Surgy (Nièvre) le 12 octobre 1831, il fit ses classes au collège de Clamecy, puis au lycée Saint-Louis à Paris, étudia le droit, fut reçu licencié et docteur en droit, et devint en 1858 avocat au conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Ses opinions démocratiques le firent impliquer en 1864 dans le procès des Treize, qui lui valut, comme à ses coaccusés, une condamnation à l'amende.

Le 24 mai 1869, il réunit, comme candidat d'opposition au Corps législatif dans la 2e circonscription de la Haute-Saône, 2 947 voix contre 17 067 au député sortant, M. de Grammont, élu, et 11 447 à M. Ricot.

Après le 4 septembre 1870, M. Hérisson fut nommé maire du 6e arrondissement de Paris, et membre de la commission de l'enseignement communal, puis, par décret du 13 octobre 1870, adjoint au maire de Paris. Il devint maire du 6e, à l'élection, le 5 novembre, et occupa ces fonctions jusqu'au 18 mars 1871 ; il fut alors expulsé de la mairie sur l'ordre du comité central, ne se montra point favorable à la Commune, reprit encore possession de la mairie le 23 mai, après l'entrée des troupes de Versailles, mais donna sa démission le 5 août, à la suite de la nouvelle loi municipale.

Après une tentative infructueuse, le 8 février 1871, comme candidat à l'Assemblée nationale dans la Haute-Saône qui lui avait donné 12 003 voix sur 34 563 votants, M. Hérisson entra au conseil municipal de Paris (26 novembre), où il représenta le quartier de la Monnaie.

Il soutint en 1873 la candidature radicale de M. Barodet, puis, le 8 février 1874, une élection partielle l'envoya par 37 129 voix (66 433 votants, 88 977 inscrits), contre 28 627 voix à M. de Marmier fils, remplacer comme représentant de la Haute-Saône à l'Assemblée nationale, M. de Marmier père, décédé. Il s'inscrivit à l'Union républicaine et se prononça :

- pour l'amendement Wallon,
- pour l'ensemble des lois constitutionnelles,
- contre la loi sur l'enseignement supérieur, etc.

Candidat républicain aux élections législatives du 20 février 1876, dans la 1re circonscription de l'arrondissement de Lure, il échoua avec 6 985 voix contre 7 838 à l'élu conservateur, M. Desloye, et rentra (juin de la même année) au conseil municipal de Paris pour le quartier d'Amérique ; il présida ce conseil la même année, et en fit encore partie en janvier 1878, comme représentant du quartier de Notre-Dame-des-Champs.

La mort du colonel Denfert-Rochereau, député du 6e arrondissement, ouvrit à la Chambre une vacance pour laquelle la candidature fut offerte à M. Herisson, qui fut élu, le 7 juillet, par 8 931 voix (13 576 votants, 21 111 inscrits), contre 3 004 voix à M. Victor Guérin, 809 à M. de Jouvencel et 618 à Blanqui. Il quitta alors définitivement le conseil municipal, et vota, avec l'Union républicaine de la Chambre, le plus souvent dans le sens « opportuniste » et parfois avec les radicaux :

- pour l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur,
- pour l'invalidation de l'élection de Blanqui à Bordeaux,
- pour les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc.

Réélu député du même arrondissement le 21 août 1881, avec 9 380 voix (15 097 votants, 21 794 inscrits), contre 3 958 voix à M. de Rougé, 692 à M. Genillier, et 637 à M. Le Poil, il soutint le ministère Gambetta, et fut lui-même appelé à prendre, le 7 août 1882, dans le cabinet Duclerc, le portefeuille des Travaux publics, qu'il conserva dans le cabinet Fallières, jusqu'au 20 février 1883. Comme ministre, il prit part (novembre 1882) à la préparation et à la discussion du budget extraordinaire de 1883. Il protesta contre toute réduction de crédits en ce qui concernait son ministère, et répondit à M. Ribot, rapporteur général du budget, que si l'on voulait mener à terme les travaux commencés, il faudrait, en 1883, deux fois plus d'argent que n'en admettait le projet du rapporteur. Il promit seulement de ne pas engager de nouveaux travaux, et se trouva en désaccord avec M. Sadi Carnot sur le montant des dépenses exigées par le grand programme des travaux publics : l'écart entre eux était de 2 milliards.

Tombé avec ses collégues du cabinet Fallières, M. Hérisson reparut, comme ministre du Commerce, dans le cabinet présidé (du 21 février 1883 au 5 avril 1885) par M. Jules Ferry. Il s'associa à tous les actes politiques de cet homme d'Etat. En décembre 1883, la Chambre, sur une interpellation de M. Paul Bert, invita le ministre du Commerce à surseoir, jusqu'au vote d'une loi sur la matière, à l'exécution d'un décret, rendu précédemment sur sa proposition et admettant en France les salaisons de porc américaines dont l'importation avait été interdite en 1881 par mesure d'hygiène publique. M. Hérisson contresigna un nouveau décret conforme aux désirs de la majorité, sans s'estimer atteint par le vote de la Chambre.

Mais, sorti du ministère le 5 avril 1885, il renonça bientôt également à la députation, et ne se représenta pas aux élections législatives d'octobre. Il fut nommé, la même année, conseiller à la Cour de cassation.

Chevalier de la Légion d'honneur, M. Hérisson a collaboré au Manuel électoral, à la Revue pratique de droit français, à la Revue critique de législation, et a dirigé le Bulletin des tribunaux.

Né le 12 octobre 1831 à Surgy (Nièvre), mort le 23 novembre 1893 à Surgy.

Représentant de la Haute-Saône à l'Assemblée Nationale de 1874 à 1876.

Député de la Seine de 1878 à 1885.

Ministre des Travaux publics du 10 août 1882 au 21 février 1883.


Ministre du Commerce du 21 février 1883 au 14 octobre 1884.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 343.)

Charles Hérisson continua sa carrière à la Cour de cassation où il avait été nommé conseiller à la fin de l'année 1885 et mourut à Surgy le 23 novembre 1893, à l'âge de 62 ans.


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