Bertrand, Pierre, Dominique Fornier de Saint-Lary

1763 - 1847

Informations générales
  • Né le 11 mars 1763 à Saint-Lary (Hautes-Pyrénées - France)
  • Décédé le 15 novembre 1847 à Montrejeau (Haute-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 2 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Hautes-Pyrénées
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 4 mai 1811 au 4 juin 1814
Département
Hautes-Pyrénées
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Hautes-Pyrénées
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 22 juillet 1820
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Modérés du centre
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Modérés du centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, de 1811 à 1815, et de 1815 à 1823, né à Saint-Lary (Hautes-Pyrénées) le 11 mars 1763, « fils du Sr Barthélemy Fornier seigneur de Montoussé et de Dame Claire Françoise de Lassus mariés », mort à Montrejeau (Haute-Garonne) le 15 novembre 1847, il se déclara, au début de la Révolution, partisan des idées nouvelles et, fut, en 1790, au nombre des délégués de son département à la Fédération.

Mais ses opinions se modifièrent bientôt. Administrateur de son département, il fut élu député des Hautes-Pyrénées (2 septembre 1791) à l'Assemblée législative, le 3e sur 6, par 123 voix (205 votants), vota avec la minorité « constitutionnelle », et prit part à la défense des Tuileries le 10 août 1792. Pendant la Terreur, poursuivi comme royaliste, il dut se tenir caché jusqu'au 18 brumaire.

Il quitta alors sa retraite, devint membre du conseil général des Hautes-Pyrénées, puis président du collège électoral de Bagnères, et, le 4 mai 1811, en vertu d'un acte du Sénat conservateur, député des Hautes-Pyrénées au Corps législatif. Après avoir soutenu le gouvernement impérial, il adhéra, en 1814, à la déchéance de Napoléon, s'attacha à la cause des Bourbons, et se fit remarquer par l'ardeur de son zèle monarchique.

Le 27 juillet 1814, il présenta un projet d'adresse au roi « pour le supplier de communiquer à la Chambre l'état actuel de ses dettes », afin qu'elles fussent converties en dettes de l'Etat. A propos du budget, il vota pour que la dette arriérée fût portée sur le grand-livre, et demanda l'établissement d'une caisse d'amortissement indépendante. Il se prononça contre la prohibition absolue en matière de douanes. Le 28 décembre 1814, Louis XVIII le fit officier de la Légion d'honneur.

Pendant les Cent-Jours, Fornier de Saint-Lary se rendit à Bordeaux, où il s'associa à la déclaration anti-napoléonienne rédigée par Laîné. Redevenu député des Hautes-Pyrénées le 22 août 1815, avec 72 voix obtenues au collège de département, sur 128 votants et 180 inscrits, il vota avec la minorité ministérielle.

Il obtint sa réélection, le 4 octobre 1816, par 73 voix (121 votants, 182 inscrits), fut nommé questeur de la Chambre des députés et remplit ces fonctions durant plusieurs années. Le 2 mars 1816, il parla sur l'abolition du divorce, et demanda que la loi fût maintenue pour les mariages qui n'auraient pas été célébrés suivant le rit catholique ou pour cause d'adultère. Rapporteur du projet de loi relatif à une continuation du monopole des tabacs, il se déclara l'adversaire de ce monopole, proposa de le remplacer par un système de taxes qui donnait, avec moins d'inconvénients, le même produit pour le trésor, et conclut à une prorogation du monopole pendant une année seulement.

Réélu encore, le 13 novembre 1820, par 121 voix (188 voix, 202 inscrits), il siégea au centre et sortit de la Chambre au renouvellement de 1824. Il se consacra dès lors exclusivement à des travaux agricoles. Il était conseiller général des Hautes-Pyrénées et maire de Saint-Lary.

Date de mise à jour: mai 2013