François, Augustin, Jacques, Gilles Héroult de Hottot

1756 - 1823

Informations générales
  • Né le 1er mai 1756 à Hottot (Calvados - France)
  • Décédé le 20 janvier 1823 à Caen (Calvados - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Calvados
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 31 juillet 1821
Département
Calvados
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 20 janvier 1823
Département
Calvados
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1823, né à Hottot (Calvados) le 1er mai 1756 « du légitime mariage de Gilles Philippe Herout du Moutier, écuyer, seigneur de Hottot, patron de la seconde portion et de dame Marie Helenne Jacqueline Duhamel », mort à Caen (Calvados) le 20 janvier 1823, il était, avant la Révolution, conseiller au parlement de Rouen.

Maire de la commune de Mondeville, il fut, le 22 août 1815, élu, au grand collège, député du Calvados, par 83 voix (148 votants). Ami du procureur général Bellart, il prit place à la droite de la Chambre introuvable, et obtint sa réélection, le 4 octobre 1816, avec 96 voix (175 votants, 261 inscrits), puis, le 1er octobre 1821, dans le 2e arrondissement du Calvados (Bayeux), avec 243 voix (433 votants, 607 inscrits), contre 189 à M. Tardif. M. Héroult de Hottot conserva sa place au côté droit, et vota toutes les lois d'exception, sans paraître à la tribune.

Un biographe parlementaire faisait à son sujet la remarque suivante : « Dans la distribution des places que se sont faite les membres du côté droit sur les gradins qu'ils occupent, le banc inférieur a été donné, ou par suite d'une décision prise en commun, ou par l'effet d'une déférence spontanée, aux plus illustres personnages du parti, non pas à ceux dont la noblesse est la plus haute, mais à ceux qui ont le plus de mérite personnel. C'est à ce banc que siègent MM. de Villèle, Corbière, Cornet d'Incourt, Josse-Beauvoir, etc. Au banc immédiatement supérieur se trouvent les talents du second ordre, tels que MM. le vicomte de Castelbajac, le comte de Salaberry, le comte de Maccarty, etc., etc., et ainsi de suite jusqu'au dernier rang, qui est le plus élevé; nous remarquerons qu'en général les noms deviennent plus nobles à mesure qu'ils deviennent plus obscurs, en suivant l'ordre de cette progression ascendante et décroissante. C'est ainsi, par exemple, que M. le prince de Montmorency, lorsqu'il était député, brillait dans la partie la plus élevée de l'amphithéâtre, M. Héroult de Hottot est aujourd'hui en tête de la série supérieure. Cet honorable député du Calvados, qui apparemment opinait du bonnet quand il était conseiller au parlement de Rouen, se trouve à ce haut rang primus inter pares. C'est en quelque façon celui qui parle le moins parmi ceux qui ne parlent pas. »

Mort en janvier 1823, il fut remplacé à la Chambre, le mois suivant, par M. Achard de Bonvouloir. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 30 avril 1821.

Date de mise à jour: février 2015

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