Jean-Baptiste, François Albert

1759 - 1837

Informations générales
  • Né le 11 novembre 1759 à La rochefoucauld (Charente - France)
  • Décédé le 22 juillet 1837 à Angoulême (Charente - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Charente
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 31 juillet 1821
Département
Charente
Groupe
Centre
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Charente
Groupe
Centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de la Charente de 1815 à 1824, né à la Rochefoucauld (Charente), le 11 novembre 1759, mort à Angoulême (Charente), le 22 juillet 1837, il étudia le droit, devint avocat à Angoulême, puis fut nommé juge au Tribunal de cassation.

Il débuta dans la carrière parlementaire sous la Restauration : le 22 août 1815, le collège du département de la Charente l'envoya à la Chambre des députés par 117 voix sur 289 inscrits et 215 votants. Dans cette première législature il fit partie de la majorité royaliste et subit la dissolution de la Chambre « introuvable ».

Le 4 octobre 1816, il vit son mandat renouvelé par la même circonscription, avec 137 voix sur 280 inscrits et 217 votants. Il siégea, dès lors, au centre. Il avait été, le 13 mars de cette année, nommé président du tribunal de première instance d'Angoulême, et quelques jours après, président de la « Cour prévôtale » de la Charente.

À la Chambre, il proposa divers amendements à la loi du 21 octobre 1816, sur la forme de procéder à l'égard des écrits saisis. Puis, comme rapporteur des pétitions, il demanda le renvoi à la commission du budget, d'une pétition de divers propriétaires ruraux d'Angoulême qui, en réclamant contre une délibération du conseil municipal de cette ville, accusaient le ministre des Finances et demandaient à le poursuivre devant la Chambre des pairs. Lors du débat sur la loi du 17 mai 1819 (répression des délits de presse), il s'opposa à l'admission de la preuve testimoniale contre les fonctionnaires publics, et, dans le cas où son opinion ne prévaudrait pas, proposa qu'un prévenu ne fût autorisé à fournir cette preuve qu'à la condition d'avoir préalablement porté plainte en justice des faits pour la publication desquels il serait poursuivi en diffamation. Albert vota pour la loi dite du double vote.

Au renouvellement de la Chambre, le 1er octobre 1821, il fut réélu par le 1er arrondissement électoral d'Angoulême avec 252 voix sur 702 inscrits et 474 votants, et continua de siéger au centre jusqu'au 25 février 1824 ; s'étant représenté alors aux élections générales, il n'obtint plus que 75 voix contre M. Descordes, qui fut élu par 296 voix sur 497 inscrits et 390 votants.


Retour haut de page