Thomas, François, Ambroise Jouenne-Longchamp

1761 - 1818

Informations générales
  • Né le 3 novembre 1761 à Beuvron-en-Auge (Calvados - France)
  • Décédé le 23 février 1818 à Bruxelles (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 novembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Calvados
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 10 novembre 1799
Département
Calvados
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Beuvron-en-Auge (Calvados) le 3 novembre 1761, mort à Bruxelles (Belgique) le 29 février 1818, il adopta les idées de la Révolution, devint officier municipal à Lisieux, et fut élu, le 7 septembre 1792, membre de la Convention par le département du Calvados, le 9e sur 13, par 365 voix (618 votants).

Dans le procès du roi, Jouenne-Longchamp répondit : « Je demande la peine de mort, sauf à statuer l'époque où l'exécution aura lieu. » Il fit décréter 1'organisation d'établissements en faveur des sourds-muets, et traita spécialement les questions d'assistance publique.

Réélu député du Calvados au Conseil des Cinq-Cents, le 22 vendémiaire an IV, par 208 voix (392 votants), il fut un des secrétaires de cette assemblée, remplit quelque temps les fonctions d'administrateur des hospices de Paris, donna sa démission de ces fonctions, fut renvoyé au Conseil des Cinq-Cents par son département, avec 251 voix (384 votants), le 23 germinal an VI, et présenta sur les hospices civils un long rapport, suivi d'un projet qui fut adopté par le Conseil dans la séance du 19 germinal an VII.

Bien qu'il se fût peu mêlé aux débats politiques, son attachement aux institutions républicaines et son attitude lors du coup d'Etat de brumaire le firent exclure, le 19 brumaire an VIII, de la représentation nationale. Plus tard, la loi du 12 janvier 1816 l'expulsa de France comme régicide ; il mourut en exil, à Bruxelles.

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