Athanase, Laurent, Charles Coquerel

1795 - 1868

Informations générales
  • Né le 27 août 1795 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 11 janvier 1868 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Seine
Groupe
Centre
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Seine
Groupe
Centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant aux Assemblées constituante et législative de 1848-1849, né à Paris le 27 août 1795, mort à Paris le 10 janvier 1868, il fit ses études à la Faculté protestante de Montauban où il fut reçu ministre en 1816. Il refusa le poste de pasteur de Saint-Paul à Jersey, pour ne pas accepter la confession anglicane, devint pasteur dans l'église française d'Amsterdam (1818), et fut nommé ministre à Paris en 1830, par l'influence de Cuvier.

Il dirigea le journal le Protestant (1831-1833), fonda le Libre examen (1833-1836), puis le Lien (1841) et, membre du consistoire depuis 1833, fut élu, le 23 avril 1848 représentant de la Seine à l'Assemblée constituante, le 31e sur 34, par 109 934 voix sur 267 888 votants et 399 191 inscrits ; il siégea au centre, fit partie du comité du travail et de la commission de la constitution, soutint le général Cavaignac, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour la loi contre les attroupements,
- contre la proposition Proudhon,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'amendement Grévy sur la présidence,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour : « Le général Cavaignac a bien mérité de la patrie. »,
- contre la réduction de l'impôt du sel,
- pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour,
- contre l'amnistie générale,
- pour l'interdiction des clubs,
- contre l'amnistie des transportés,
- contre l'abolition de l'impôt des boissons.

Il demanda, avec son collègue M. J. Buvignier, l'abolition de la peine de mort, ne se montra pas hostile au gouvernement du prince L. Napoléon, prit la parole, lors de l'expédition de Rome, en faveur du rétablissement du pouvoir temporel du pape (mars 1849), et présenta un remarquable rapport sur l'organisation de l'assistance publique.

Le 13 mai 1849, il fut réélu dans le même département, à l'Assemblée législative, le 20e sur 28, par 110 450 voix, sur 281 140 votants et 378 043 inscrits ; il continua de siéger parmi les modérés, vota la révision de la constitution, et s'efforça de ne prendre parti ni pour la droite ni pour la gauche. En août 1849, à une séance du congrès de la paix, V. Hugo ayant parlé de la Saint-Barthélemy, M. Coquerel et l'abbé Deguerry, curé de la Madeleine, se jetèrent spontanément dans les bras l'un de l'autre, et s'embrassèrent aux applaudissements de l'assemblée.

Le coup d'Etat de décembre 1851 mit fin à sa carrière politique. Si, comme orateur parlementaire, M. Coquerel eut peu de succès, il jouit d'une réelle réputation comme prédicateur. Son rationalisme, appuyé sur la doctrine du libre examen, émut parfois l'étroite orthodoxie du Consistoire, et de mesquines persécutions attristèrent ses dernières années. En 1853, il contribua à la formation de l'Alliance chrétienne universelle.

Il mourut d'une attaque de paralysie.

On a de lui :
- Cours de religion chrétienne (1833) ;
- Biographie sacrée (1837) ;
- Réponse à la vie de J.-C. par M. Strauss (1841) ;
- Orthodoxie moderne (1842) ;
- Le Christianisme expérimental (1847) ;
- Traité des mariages mixtes (1857) ;
- Projet de discipline pour les Eglises réformées de France (1861), etc.


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