Louis, Jacques Favreau

1811 - 1870

Informations générales
  • Né le 18 novembre 1811 à Nantes (Loire-Inférieure - France)
  • Décédé le 18 avril 1870 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Droite légitimiste
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Droite légitimiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848 et en 1849, né à Nantes (Loire-Inférieure) le 18 novembre 1811, mort à Paris le 18 avril 1870, il appartenait à une famille d'artisans.

Avoué à Nantes et conseiller municipal de cette ville, il fit, sous Louis-Philippe, de l'opposition légitimiste. Les monarchistes et les catholiques de la Loire-Inférieure appuyèrent vivement, après février 1848, la candidature de M. Favreau à l'Assemblée constituante: elle triompha, le 23 avril, avec 70 340 voix sur 124 699 votants et 153 494 inscrits. M. Favreau siégea à la droite légitimiste, fit partie du comité de la justice, et vota :

- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'amendement Grévy,
- pour la sanction de la Constitution par le peuple et contre l'ensemble de cette Constitution.

Il s'abstint de prendre part au scrutin sur l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac, appuya la proposition Rateau, repoussa l'amnistie, et se prononça pour l'interdiction des clubs.

Il avait voté avec la gauche :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- contre le maintien de l'état de siège, qu'il avait combattu à la tribune,
- pour l'incompatibilité des fonctions,
- pour la réduction de l'impôt du sel.

Réélu, le 13 mai 1849, le 8e sur 11, avec 66 301 voix (148 353 inscrits) représentant du même département à l'Assemblee législative, il fit partie de la majorité anti-républicaine et vota constamment avec elle :

- pour l'expédition de Rome,
- pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement,
- pour la loi restrictive du suffrage universel, etc.

Il ne se rallia pas à la politique de l'Elysée. Le coup d'Etat du 2 décembre mit fin à sa carrière politique.