Eugène, Emélie Loyer

1807 - 1880

Informations générales
  • Né le 23 octobre 1807 à Versailles (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 7 mars 1880 à Le houlme (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 4 juin 1848 au 26 mai 1849
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Cavaignac
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Versailles (Seine-et-Oise) le 23 octobre 1807, mort au Houlme (Seine-inférieure) le 7 mars 1880, fils d'un modeste artisan, il fit ses études à Sainte-Barbe, puis à la faculté de droit à Paris, aux frais d'un de ses oncles, et fut reçu docteur en droit en 1832.

Avocat au barreau de Rouen, il y plaida pendant quelques années non sans succès, puis ayant épousé la fille de son oncle, entra dans la filature de coton que possédait ce dernier, dans la vallée d'Houlme. Juge au tribunal de commerce de Rouen, conseiller municipal de cette ville, il se mêla assez activement aux événements de 1848, comme républicain modéré.

Il ne fut pas candidat aux élections du 23 avril 1848; mais, lorsqu'il fallut pourvoir, dans la Seine-inférieure, au remplacement de trois représentants qui avaient opté pour d'autres départements, M. Loyer se présenta et fut élu représentant de ce département, le 4 juin 1848, le 2e sur 3, par 55,946 voix. Il fit partie du comité de commerce et vota:

- pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

D'abord partisan du général Cavaignac, il se rallia, après le 10 décembre 1848, à la politique du prince Louis-napoléon, et fut réélu par le même département, le 13 mai 1849, représentant à l'Assemblée législative, le 6e sur 16, par 92,708 voix (146,223 votants, 213,301 inscrits). Il continua de siéger avec la majorité, approuva le coup d'Etat du 2 décembre, et fut nommé maître des requêtes au conseil d'Etat, puis préfet de l'Indre pendant quelques mois, et enfin conseiller d'Etat. - Officier de la Légion d'honneur du 30 août 1865.