Joseph, Clément, Irénée de Luppé

1803 - 1854

Informations générales
  • Né le 23 mai 1803 à Tonneins (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 19 septembre 1854 à Bréau (Seine-et-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Lot-et-Garonne
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Lot-et-Garonne
Groupe
Droite monarchiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848 et en 1849, né à Tonneins (Lot-et-Garonne) le 23 mai 1803, mort au château de Bréau (Seine-et-Marne) le 19 septembre 1854, petit-fils de Jean de Luppé qui avait été député de la noblesse aux Etats-Généraux, il fut élevé à Pontlevoy, et se livra dans sa propriété du Mas D’Agenais (Lot-et-Garonne) à d'importants travaux agricoles.

Candidat légitimiste aux élections législatives du 9 juillet 1842, dans le 3e collège du Lot-et-Garonne (Marmande), il échoua avec 79 voix, contre 462 à l'élu, M. de Richement, et 23 à M. Barsalou ; mais, après la révolution de février, pour laquelle il montra quelques sympathies, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant du Lot-et-Garonne à l'Assemblée constituante, le 5e sur 9, par 42,323 voix (88,758 votants, 94,809 inscrits). Il prit place à droite, fit partie du comité de l'administration, et vota:

- contre le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Membre actif du comité de la rue de Poitiers, il fut réélu, par le même département, à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 3e sur 7, avec 47,858 voix (90,297 votants, 107,493 inscrits); il continua de siéger à la droite monarchique, vota pour la mise en accusation des représentants qui avaient pris part à l'affaire du 13 juin 1849, et se fit remarquer par l'élégante netteté de sa parole.

Hostile à la politique du prince Louis-napoléon, il fut arrêté au coup d'Etat du 2 décembre, à la mairie du 10e arrondissement, fut remis en liberté quelques jours après, et, aux élections du 29 février 1852, posa sa candidature d'opposition légitimiste au Corps législatif dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne ; mais il échoua avec 1,099 voix, contre 24,060 à l'élu officiel, M. Laffitte.


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