François, Edmond Rattier

1822 - 1890

Informations générales
  • Né le 30 avril 1822 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 4 septembre 1890 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 8 février 1850
Département
Seine
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1849, né à Paris le 30 avril 1822, mort à Paris le 4 septembre 1890, il entra au service militaire, en devançant l'appel de sa classe.

Incorporé sur sa demande, en 1843, au corps des zouaves de création récente, il se rendit en Algérie, dut revenir en France pour raison de santé, puis regagna son corps, et passa ensuite au 48e de ligne.

Il avait le grade de sergent et était en garnison à Reims, au dépôt de son régiment, lorsque ses opinions démocratiques avancées le firent désigner par le parti socialiste pour figurer au nombre des deux militaires proposés par ce parti comme candidats à l'Assemblée législative dans le département de la Seine ; le sergent Rattier fut élu, le 19e sur 28, par 110,482 voix (281,140 votants, 378,043 inscrits).

L'un des plus jeunes membres de l'Assemblée, il siégea, comme secrétaire, dans le bureau provisoire qui se trouva en désaccord avec le doyen d'âge Kératry (V. ce nom.), prit place à la Montagne, protesta au nom de l'armée, ainsi que ses camarades et collègues les sergents Boichot et Commissaire, contre le mode de votation de l'armée et s'associa, comme eux, à l'interpellation de Ledru-Rollin sur les affaires de Rome. Il signa la protestation et l'appel aux armes, se rendit, le 13 juin, au Conservatoire des arts et métiers et, décrété d'accusation avec l'autorisation de la majorité de l'Assemblée, fut traduit devant la haute cour de Versailles, qui le condamna, par contumace, à la déportation, M. Rattier avait réussi à gagner l'Angleterre, et s'était fixé à Londres, où il se maria et exerça la profession de chapelier.

Il rentra en France en 1862, prit part, pendant le siège de 1870-1871, à la défense de Paris, comme chef de bataillon au 120e de marche, et mourut en 1890, courtier en librairie, dans un état voisin de la misère.