Armand, Pierre, Emile Landrin

1803 - 1859

Informations générales
  • Né le 15 mars 1803 à Versailles (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 7 juillet 1859 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Républicain modéré

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, né à Versailles (Seine-et-Oise) le 15 juin 1803, mort à Versailles le 7 juillet 1859, fils d'un épicier de Versailles, il fut élevé par un prêtre, étudia le droit et se fit inscrire au barreau de Versailles.

Partisan de la révolution de 1830, il organisa à Versailles la commission municipale après les événements de juillet, se fit inscrire peu après au barreau de Paris, et se consacra presque exclusivement jusqu'en 1848 aux travaux de sa profession, et à la rédaction d'articles techniques dans la Gazette des tribunaux.

Nommé, le 26 février 1848, procureur de la République près le tribunal de la Seine, il parut chercher sa voie et hésiter entre le parti modéré et celui de Ledru-Rollin. Elu, le 23 avril 1848, représentant de Seine-et-Oise à la Constituante, le 3e sur 12, par 72,208, il fit partie du comité du commerce et de l'industrie, et prit part à certaines réunions politiques tenues au ministère de l'Intérieur et qui avaient pour objet d'imprimer une marche plus démocratique au gouvernement provisoire. Mais plus tard, lors de l'instruction relative à la journée du 15 mai, il agit, de concert avec M. Portalis, procureur général, contre le parti avancé et accepta la tâche de demander à l'Assemblée, le 31 mai, l'autorisation de poursuivre Louis Blanc. Désavoué alors par le ministre de la Justice, Crémieux, M. Landrin donna sa démission de magistrat (4 juin). A l'Assemblée, dont il fut secrétaire, il vota en général avec la fraction la plus conservatrice du parti démocratique :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites (26 août) réclamées une seconde fois contre Louis Blanc,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs, etc.
Absent le jour du vote sur les crédits de l'expédition romaine, il fit savoir qu'il n'avait pu assister à la séance, sans dire comment il aurait voté. Lors de la discussion de la proposition Proudhon, il fut, avec MM. Bérard et Peupin, l'auteur de l'ordre du jour motivé (30 juillet) qui déclara cette proposition « une atteinte odieuse aux principes de la morale, un encouragement à la délation, un appel aux plus mauvaises passions. »

Il résigna son mandat le 20 avril 1849, pour reprendre sa place au barreau de Paris. Aux élections du 22 juin 1857 au Corps législatif, M. Landrin fut le candidat de l'opposition dans la 1re circonscription de Seine-et-Oise: il réunit 6,192 voix contre 16,986 à l'élu, candidat officiel, M. Caruel de Saint-Martin.