Emile, François, Marie Martin

1794 - 1871

Informations générales
  • Né le 20 juillet 1794 à Inconnu ( - )
  • Décédé le 23 juillet 1871 à Rions (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Nièvre
Groupe
Centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né le 20 juillet 1794, mort dans sa propriété de Chaulet, commune de Rions (Gironde) le 23 juillet 1871, il entra à l'Ecole polytechnique en 1812, à l'Ecole d'application de Metz en 1814, en sortit officier d'artillerie, et donna sa démission en 1820, pour prendre la direction des usines de Fourchambault, avec la commandite de M. Borgne, fondateur de cet établissement. Sous son administration, ces usines prirent une extension considérable, s'ouvrirent de nouveaux débouchés, et reçurent d'importantes commandes du gouvernement français; ses produits furent plusieurs fois honorés de récompenses exceptionnelles. Le gouvernement le nomma officier de la Légion d'honneur le 27 avril 1846. Bien que les princes d'Orléans, et spécialement le duc de Montpensier, lui témoignassent une estime particulière, M. Martin n'en conserva pas moins son indépendance, et plusieurs fois s'éleva contre les mesures réactionnaires des ministres de Louis-Philippe.

Elu représentant de la Nièvre à l'Assemblée constituante, le 23 avril 1848, le 4e sur 8, par 33 114 voix (75 213 votants, 88 295 inscrits), il fit partie du comité des travaux publics, et vota tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche :

- contre le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Peu favorable à la politique de l'Elysée, et non réélu à la Législative, il revint prendre à Fourchambault la direction des usines.

Date de mise à jour: janvier 2017