Xavier, Pierre, Benjamin Bouvier

1899 - 1979

Informations générales
  • Né le 25 avril 1899 à Laval (Mayenne - France)
  • Décédé le 8 janvier 1979 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Parti républicain de la liberté

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 25 avril 1899 à Laval (Mayenne)

Décédé le 8 janvier 1979 à Versailles (Yvelines).

Député d'Ille-et-Vilaine de 1946 à 1951.

Xavier Bouvier, dont le père exerce la profession de comptable, est né le 25 avril 1899 à Laval (Mayenne). Après ses études secondaires, Xavier Bouvier s'oriente vers le droit : diplômé d'études supérieures en économie politique et droit privé, et docteur en droit, il embrasse alors la profession de conseiller juridique, qu'il exercera notamment, après 1920, dans l'administration française des mines de la Sarre.

Le 12 avril 1923, à Strasbourg, il épouse Marie Niderbihl, dont il aura six enfants. Employé des mines à Saarbrücken en 1924, Xavier Bouvier est, en 1928 employé à la section juridique de l'administration française des mines, puis, en 1931, conseiller juridique de l'administration française des mines. En 1934, il est adjoint au chef du contentieux des Mines de la Sarre. Après le plébiscite du 13 janvier 1935, la commission de gouvernement qui régissait la Sarre rendit à l'Allemagne, le 1er mars 1935, la souveraineté du territoire. Les Bouvier s'installent alors à Forbach (Moselle).

Ancien combattant, prisonnier de guerre, Xavier Bouvier est libéré en 1942. Il s'engage ensuite dans la Première armée française pour faire la campagne Rhin et Danube comme capitaine au 4e régiment de tirailleurs marocains. Cité à l'ordre de l'armée, Xavier Bouvier reçoit la Croix de guerre 1939-1945, et est fait chevalier, puis officier de la Légion d'honneur. Il termine la guerre comme chef de bataillon.

En octobre 1946, Xavier Bouvier est chargé de la propagande du parti républicain de la liberté (P.R.L.) en Ille-et-Vilaine. Il conduit la « liste du parti républicain de la liberté, entente paysanne et gaulliste » qui se présente dans ce département aux élections législatives du 10 novembre 1946. Avec 28 791 voix sur 288 229 suffrages exprimés, la liste emporte l'un des sept sièges à pourvoir. Inscrit au groupe P.R.L. (opposition de droite) et membre de nombreuses commissions parlementaires ; affaires économiques (1946, 1948-1951), pensions (1947), enfin, moyens de communication et tourisme (1948-1950, 1951), le nouveau député est également nommé juré à la Haute Cour de justice (1948).

Au cours de la législature, Xavier Bouvier dépose six textes parlementaires, notamment des propositions de résolution relatives à des mesures financières, et il intervient très fréquemment dans les discussions portant sur les questions fiscales, économiques ou financières ou d'intérêt plus régional (les départements de l'Ouest de la France). Il ne prend pas part au vote du 4 mai 1947, à la suite duquel Paul Ramadier se sépare des ministres communistes, puis, le 27 août suivant, se prononce contre le projet de loi sur le statut de l'Algérie. Le 14 novembre 1947, il vote pour l'introduction du franc en Sarre, et intervient longuement sur la question plus générale du rattachement économique de la Sarre à la France : « le rattachement économique de la Sarre est souhaité par les Sarrois et par la France. Notre vote s'impose donc... »

Le 3 janvier 1948, Xavier Bouvier dépose, dans la discussion du projet de loi instituant un prélèvement exceptionnel de lutte contre l'inflation, deux amendements, le premier pour faire bénéficier les artisans d'un abattement de 100 000 F., l'autre pour insérer un article en faveur des anciens prisonniers de guerre ou déportés. Dans la séance du 27 février 1948, Xavier Bouvier revient sur la question du rattachement de la Sarre, à propos de l'exercice de la justice, rappelant que « pendant la période de 1928 à 1935, les Français étaient soumis à la justice sarroise (...). Nous devons nous réjouir (...) que la France puisse reprendre, je l'espère du moins, la pleine propriété du bassin charbonnier qui lui avait été donnée par le traité de Versailles en dédommagement des charbonnages du Nord, détruits intentionnellement par l'ennemi... »

Le 20 septembre 1948, Xavier Bouvier pose, puis retire, la question préalable, lors de la mise en discussion du projet de loi portant statut du personnel de la police. Lors du débat du 13 octobre 1949 sur l'investiture du Président du Conseil désigné, il présente ses observations sur le programme de Jules Moch, appelant notamment à un soutien financier de l'Etat en faveur de l'enseignement libre.

Enfin, le 15 juin 1950, Xavier Bouvier expose son point de vue quant à la création d'un ministère de l'économie nationale, puis, le 30 juin suivant, il présente ses observations sur la déclaration ministérielle pour l'investiture d'Henri Queuille, à nouveau en raison du « silence absolu sur le grave problème scolaire ».

Aux élections législatives du 17 juin 1951, Xavier Bouvier occupe la troisième place de la liste d'union présentée par le M.R.P., le P.R.L. et les républicains indépendants, elle-même apparentée à celle du R.P.F. L'apparentement n'obtient pas la majorité absolue et la liste de Xavier Bouvier ne compte que deux élus. Il tentera néanmoins de retrouver son mandat de député aux élections du 2 janvier 1956 auxquelles il se présente derrière Pierre de Bénouville sur la liste des républicains sociaux. Avec 8,6 % des suffrages exprimés celle-ci ne remporte aucun siège.

Il est décédé à Versailles (Yvelines) le 8 janvier 1979.


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