Joseph, Marie Gras de Préville

1755 - 1849

Informations générales
  • Né le 10 janvier 1755 à Tarascon (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 14 septembre 1849 à Montpellier (Hérault - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Groupe Berryer
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Groupe Berryer

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1831 à 1837 et de 1839 à 1846, né à Tarascon (Bouches-du-Rhône) le 10 janvier 1755, mort à Montpellier (Hérault) le 14 septembre 1849, il était enseigne de vaisseau au moment de la Révolution ; il émigra en 1790, ne revint en France qu'à l'époque du Consulat, et reçut le grade de capitaine de vaisseau à la seconde Restauration.

Le 5 novembre 1829, le 3e arrondissement des Bouches-du-Rhône (Arles) ayant à pourvoir au remplacement de M. de Lagoy, décédé, M. Gras de Préville y posa sa candidature, mais échoua avec 75 voix contre 127 à l'élu, M. Laugier de Chartrouse.

En 1830, il reçut à sa table, à Tarascon, la duchesse de Berry. Légitimiste, il n'avait pu être élu pendant le règne de Charles X, mais, après la révolution de 1830, il devint député, le 5 juillet 1831, dans le 6e collège des Bouches-du-Rhône (Tarascon), avec 91 voix (179 votants et 238 inscrits), contre 87 à M. Bret.

Il fut réélu le 21 juin 1834, par 130 voix (213 votants, 257 inscrits), contre 79 à M. de Cadillan.

Au cours de la précédente législature, étant président d'âge, il prononça deux discours assez piquants. En 1833, il stigmatisa le gouvernement, qui violait les lois en détenant arbitrairement la duchesse de Berry ; en 1834, après avoir plaisanté les ministres et vanté l'impartialité de M. Dupin, il termina ainsi :

« Il est hors de doute que la paix ne saurait être troublée, et voilà pourquoi nous continuons à maintenir l'armée sur un pied formidable. »

Aux élections du 4 novembre 1837, il échoua avec 96 voix contre 138 à l'élu, M. Defougères, mais fut réélu, le 2 mars 1839, par 132 voix (260 votants, 303 inscrits), et le 9 juillet 1842, par 143 voix (279 votants, 312 inscrits), contre 133 à M. Defougères.

Appartenant au groupe Berryer, il vota constamment avec lui ; il était absent lors du scrutin sur l'indemnité Pritchard.

Il échoua une dernière fois, aux élections du 1er août 1846, avec 95 voix contre 176 à l'élu, M. de Gasparin, et 64 à M. de Cadillan.

Il eut du moins avant de mourir la satisfaction de voir la chute de la monarchie de Juillet.

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