Jean-François, Pierre, Cécile Dudon

1778 - 1857

Informations générales
  • Né le 16 juin 1778 à Bordeaux (Gironde - France)
  • Décédé le 26 mars 1857 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 17 août 1822
Département
Ain
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 novembre 1822 au 24 décembre 1823
Département
Ain
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Ain
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 27 février 1830 au 16 mai 1830
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 25 septembre 1830
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1820 à 1827 et en 1830, né à Bordeaux (Gironde) le 16 juin 1778, mort à Paris le 26 mars 1857, il était fils et petit-fils de procureurs généraux au parlement de Bordeaux. Son père périt sur l'échafaud en 1793, ses biens furent confisqués, et il fut réduit, pour vivre, à se mettre apprenti chez un imprimeur.

Plus tard, la protection de quelques amis lui obtint un emploi à l'armée des Pyrénées-Orientales, sous Dugommier.

Après la paix de Bâle, conclue avec l'Espagne, il revint à Paris, et fut placé dans les bureaux du ministère des Relations extérieures par le ministre Colchen. Au 13 vendémiaire, il fut destitué par le ministre Delacroix, puis réintégré par M. de Talleyrand.

Ayant recouvré une partie de sa fortune, il voyagea en Allemagne, fut rappelé par la conscription, et fit, comme simple soldat, les campagnes de Hollande (1798) et du Rhin, sous le général Moreau. Les consuls ayant rendu un arrêt qui autorisait les militaires à se faire remplacer, M. Dudon en profita, revint à Paris, fut nommé, en 1803, auditeur au conseil d'Etat (section de législation), devint (1804) substitut près le tribunal de la Seine, fut créé baron de l'Empire le 22 novembre 1808, et fut envoyé en Espagne en 1809, comme intendant général à l'armée du Nord. Il passa maître des requêtes au conseil d'Etat (1810), remplaça, peu après, M. Pasquier comme procureur général du conseil du sceau, et fut décoré de la Légion d'honneur.

En 1814, le gouvernement provisoire le chargea de réclamer à Marie-Louise les sommes emportées par elle sur l'avis du conseil de régence ; il remplit sans ménagements cette mission, et fit rentrer au trésor 12 millions en or et 2 millions de diamants et d'argenterie. A la seconde Restauration, M. de Talleyrand le fit nommer conseiller d'Etat, et membre de la commission chargée de l'administration des départements occupés par les troupes alliées ; il fut promu officier de la Légion d'honneur.

Dans la session législative de 1815-1816, il soutint à la Chambre, comme commissaire du roi, la discussion du budget; lors du ministère de M. de Serre, il fut mis en service extraordinaire.

Elu député, le 13 novembre 1820, au collège de département de l'Ain, par 97 voix sur 139 votants et 154 inscrits, il prit place à l'extrême-droite et défendit tous les projets de loi réactionnaires du moment, vota contre le ministère dans la question des six douzièmes provisoires (1821), demanda l'ordre du jour sur la pétition des donataires de l'ancien domaine impérial, repoussa la proposition de M. Sirieys de Marinhac comme insuffisante, parla en faveur du projet de loi sur la presse, fut nommé président du collège électoral de l'Ain, et fut réélu député, le 20 novembre 1822, par 99 voix sur 127 votants et 150 inscrits. Pour reconnaître ses services, M. de Villèle le rappela en service ordinaire au conseil d'Etat (section du contentieux). M. Dudon vota pour la guerre d'Espagne et pour l'expulsion de Manuel.

Réélu, le 6 mars 1824, par 88 voix sur 107 votants et 146 inscrits, il demanda l'annulation de l'élection de Benjamin Constant, combattit la conversion des rentes proposée par la ministère Villèle, vota pour la loi du sacrilège, fut président de la commission chargée d'examiner le projet de loi Peyronnet sur la presse (1827), soutint presque à lui seul le poids de la discussion contre l'opposition, remplaça M. Bonnet comme rapporteur, et se montra encore plus réactionnaire que les ministres.

Il ne se représenta pas aux élections générales de 1827, et fut exclu du conseil d'Etat par le ministère Martignac (1828).

Le 27 février 1830, il fut réélu député, au collège de département de la Loire-Inférieure, par 133 voix sur 254 votants et 280 inscrits, contre 109 voix à M. de Vatimesnil, en remplacement de M. de Sesmaisons, nommé pair de France. Il soutint le ministère Polignac, fut nommé, en mai 1830, ministre d'Etat et membre du conseil privé, et, grâce à l'appui de l'administration, fut réélu député, aux élections générales du 3 juillet suivant, dans deux départements : dans la Loire-Inférieure, par 162 voix sur 298 votants et 315 inscrits, et au collège de département de l'Ain, par 62 voix sur 123 votants et 130 inscrits.

La révolution de Juillet étant survenue avant la réunion de la Chambre, M. Dudon ne se présenta pas pour occuper son siège législatif, voyagea en Angleterre et en Italie, et fut considéré comme démissionnaire le 25 septembre 1830. Son élection, dans l'Ain, avait été annulée par la Chambre le 12 août précédent. Son nom sortit un instant de l'oubli, en 1854, à l'occasion d'un procès en revendication de loge, qu'il intenta à l'administration de l'Opéra.

Date de mise à jour: novembre 2013


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