Antoine, François Gauthier des Orcières

1752 - 1838

Informations générales
  • Né le 28 novembre 1752 à Bourg-en-Bresse (Ain - France)
  • Décédé le 1er mai 1838 à Saint-Marcellin (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 3 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Bourg-en-Bresse (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Ain
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Ain
Groupe
Majorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Bourg (Ain) le 28 novembre 1752, mort à Saint-Marcellin (Isére) le 1er mai 1838, il était avocat au présidial de Bourg avant la Révolution.

A la suite de la publication de quelques écrits sur l'administration de la province et les privilèges de la noblesse, il fut élu député du tiers aux Etats-Généraux le 3 avril 1789, par le bailliage de Bourg-en-Bresse.

Procureur - syndic du département de l'Ain (6 septembre 1791), il fut élu membre de la Convention par le même département, le 4 septembre 1792, le 2e sur 6, avec 291 voix sur 380 votants. Dans le procès de Louis XVI, il vota pour la mort, contre l'appel et contre le sursis. En l'an I, il fut nommé commissaire de la Convention à l'armée des Alpes. Lors de la révolte des Lyonnais, il eut à se justifier des lenteurs apportées au siège de la ville. Il fut rappelé, et sur le rapport des représentants Châteauneuf-Randon, Couthon, Maignet et Laporte qui dénoncèrent les intrigues de Dubois-Crancé et de Gauthier pour obtenir que les citoyens de Lyon réclamassent contre leur rappel, le comité de salut public donna l'ordre de l'arrêter. Peu après, il fut remis en liberté et nommé, en l'an III, au comité de sûreté générale.

Le 4 brumaire an IV, il fut élu par ses collègues de la Convention député au Conseil des Anciens, et, le 23 germinal an VI, réélu au même Conseil par son département, avec 234 voix sur 286 votants.

Le gouvernement consulaire le nomma, le 14 germinal an VIII, juge au tribunal de 1re instance de la Seine, dont il fut vice-président de 1811 à 1815. Aux Cent-Jours, l'empereur l'appela aux fonctions de conseiller à la cour imperiale de Paris.

Expulsé de France le 12 janvier 1816, en vertu de la loi contre les régicides, il se réfugia en Belgique, puis en Suisse. Gracié en 1828, il alla se fixer à Saint-Marcellin (Isère), où il mourut.