Jean, Bernard Albert

1739 - 1807

Informations générales
  • Né le 2 octobre 1739 à Bouzonville (Moselle - France)
  • Décédé le 15 juillet 1807 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 27 octobre 1790 au 30 septembre 1791
Baillage
Colmar et Sélestat (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haut-Rhin
Groupe
Marais
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Haut-Rhin
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1803
Département
Bas-Rhin
Groupe
Majorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à la Constituante de 1789, membre de la Convention, député aux Cinq-Cents, puis aux Anciens, et enfin au Corps législatif du premier Empire, né à Bouzonville (Moselle), le 2 octobre 1739, mort à Paris, le 20 juillet 1807, il était avocat à Colmar quand éclata la Révolution.

Elu député suppléant du tiers aux Etats généraux de 1789 par le bailliage de Colmar et Schelestadt, il ne fut appelé à siéger à l'Assemblée constituante que le 27 octobre 1790, par suite du décès de Herrmann, qu'il remplaça.

Le 6 septembre 1792, le département du Haut-Rhin l'envoya à la Convention par 274 voix sur 391 votants. Il alla tout d'abord prendre place à la Montagne avec son compatriote et ami Rewbell ; mais il en descendit presque aussitôt, et, dans le procès du roi, après avoir répondu affirmativement au premier appel nominal : Louis Capet ci-devant roi des Français est-il coupable ?... etc. et négativement au second : Le jugement sera-t-il soumis à la ratification du peuple ? il opina pour la réclusion jusqu'à la paix, et, après la condamnation à mort, pour un sursis à l'exécution du jugement.

Albert fit partie, ainsi que Rewbell, des deux tiers des membres de la Convention qui entrèrent aux deux conseils des Cinq-Cents et des Anciens : il siégea aux Cinq-Cents le 21 vendémiaire an IV. Il en sortit deux ans après pour passer au Tribunal de cassation (6 septembre 1797).

Les électeurs de la Seine le nommèrent, le 23 germinal an VI, au Conseil des Anciens, où son attitude, au 18 Brumaire, lui valut d'être compris, le 4 nivôse suivant, sur la liste des membres du Corps législatif ; il en fit partie jusqu'en 1803, et, comme dans les autres assemblées où il avait déjà siégé, il n'y joua qu'un rôle assez effacé.


Retour haut de page