Charles, Claude, Christophe Gourdan

1744 - 1804

Informations générales
  • Né le 1er novembre 1744 à Champlitte (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 2 août 1804 à Champlitte (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 11 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Amont - Vesoul - Franche-Comté (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 3 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Saône
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 10 avril 1798
Département
Haute-Saône
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Conseil des Anciens, né à Champlitte (Haute-Saône) le 1er novembre 1744, mort à Champlitte le 10 novembre 1804, d'abord avocat, il était lieutenant criminel assesseur du bailliage de Gray au moment de la Révolution.

A maintes reprises, il avait témoigné de son enthousiasme pour les idées nouvelles; aussi fut-il élu, le 11 avril 1789, député du tiers aux Etats-Généraux pour le bailliage d'Amont, avec 416 voix sur 457 votants. Il siégea à gauche, se prononça pour l'abolition des privilèges, pour la création des assignats, pour la division du royaume en départements, pour la confiscation des biens du clergé, pour la vente des biens nationaux, pour la suppression des titres de noblesse, et fut un des fondateurs de la « Société des Amis de la Constitution ».

Après la Constituante, il devint président du tribunal de district de Champlitte. Le 3 septembre 1792, il fut élu membre de la Convention par le département de la Haute-Saône, le 1er sur 7, avec 327 voix sur 411 votants. Il s'assit à la Montagne et s'associa aux mesures les plus révolutionnaires. Dans le procès de Louis XVI, au 3e appel nominal, il répondit : « Vous avez déclaré que Louis était coupable de haute trahison. Je suis convaincu de ses crimes. Quant à la peine, je pense qu'elle doit être sévère. Si la peine de mort n'était plus en usage parmi nous, sans doute il serait barbare de la ramener pour lui. Des hommes éclairés ont aperçu de grands dangers dans une mesure de rigueur. Je ne nie pas qu'ils aient raison; mais aussi des hommes de bonne foi ont vu de plus grands dangers encore dans une mesure d'indulgence. On a dit que la Convention ne pouvait prononcer comme juge; je pense le contraire; la loi me l'ordonne, je vote pour la mort. »

Lié avec les plus ardents, il ne fut cependant pas des derniers à attaquer Robespierre; mais, après le 9 thermidor, il combattit la réaction royaliste qui commençait à se manifester, proposa contre elle les plus rigoureuses mesures et contribua à faire adopter le mode de recrutement du futur Conseil des Cinq-Cents.

Le 7 octobre 1795, il entra au comité de salut public, et, le 4 brumaire an IV, fut élu par ses collègues de la Convention député au Conseil des Cinq-Cents. Nommé peu après membre du tribunal de cassation, il fut élu, le 22 germinal an VI, député de la Haute-Saône au Conseil des Anciens, dont il devint président le 2 prairial suivant. Dans la lutte engagée entre les Conseils et le Directoire, il se signala par son jacobinisme, vota pour les assemblées populaires ou cercles constitutionnels et pour la liberté de la presse et contribua à la retraite des trois directeurs.

Adversaire du 18 brumaire, il ne rentra pas au nouveau Corps législatif; mais il ne résista pas longtemps au succès, et fut nommé, le 28 floréal an VIII, juge au tribunal civil de Vesoul.

On a de lui: Eloge funèbre des ministres français Roberjot et Bonnier, égorgés à Rastadt, prononcé au Conseil des Anciens dans la séance du 20 prairial an VII, et imprimé par décret du Conseil.

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