Jacques, Christophe, Luc Mariette

1760 - 1821

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1760 à Caen (Calvados - France)
  • Décédé le 7 janvier 1821 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 9 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 4 septembre 1797
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Caen (Calvados) le 15 décembre 1760, mort à Paris le 7 janvier 1821, il était avocat au parlement de Rouen en 1789.

Devenu juge de paix dans cette ville, il fut élu, le 9 septembre 1792, membre de la Convention par le département de la Seine-Inférieure, le 12e sur 16, « à la pluralité des voix. » Partisan modéré des idées révolutionnaires, il se prononça, dans le procès du roi, pour l'appel au peuple, pour la détention et pour le bannissement à la paix, en disant : « Ce n'est point comme juge que j'opine ; mes commettants ne m'ont point délégué cette qualité, et elle me répugne ; comme législateur, je vois en Louis un grand coupable, digne du dernier supplice ; mais l'expérience des peuples me fait craindre que sa mort n'ait des dangers. Je vote donc pour sa détention pendant la guerre et le bannissement ensuite. »

Muet à son banc jusqu'au 9 thermidor, Mariette fut alors chargé d'une mission dans le midi de la France ; cette mission, relative en apparence aux subsistances et au commerce, fut en réalité une mission politique, dont le représentant de la Seine-Inférieure s'acquitta de manière à s'attirer les accusations les plus vives de la part des républicains de la région, qui lui reprochèrent d'avoir toléré des vengeances contre le parti jacobin dans les principales villes de Provence. Mais Mariette obtint gain de cause auprès de la majorité thermidorienne, fut élu secrétaire de l'assemblée et fit partie du comité de sûreté générale.

Réélu membre du Conseil des Cinq-Cents par ses collègues de la Convention, le 3 brumaire an IV, il y fut poursuivi par les dénonciations des « patriotes » du Midi, fut défendu par Guérin et Rouyer, réussit encore à se justifier, et sortit du Conseil en 1797.

Il remplit successivement les fonctions de juge au tribunal d'appel de Rouen (1800), de prévôt des douanes à Anvers (1811), et de commissaire de police à Paris.

Destitué en 1815, il vécut désormais dans la retraite.