Adonis, Jules Brichot

1907 - 1980

Informations générales
  • Né le 19 février 1907 à Douzies-maubeuge (Nord - France)
  • Décédé le 4 juillet 1980 à Maubeuge (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Nord
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 19 février 1907 à Maubeuge (Nord)

Décédé le 4 juillet 1980 à Maubeuge (Nord)

Membre de la première Assemblée nationale Constituante (Nord)

Adonis Brichot est né le 19 février 1907 à Douzies-Maubeuge (Nord). Exerçant la profession d'ajusteur-outilleur, il s'inscrit bientôt au Parti communiste, et devient Secrétaire permanent du Syndicat des métaux de Maubeuge. La métallurgie est en effet l'une des branches où le Parti communiste est le plus présent dans le département du Nord (20 à 30 % des cadres et des militants).

Lors de l'avance allemande de mai 1940, Maubeuge est entièrement détruite et les années de guerre se déroulent dans un contexte rendu particulièrement pénible par la pénurie, les carences alimentaires de toutes sortes, les ponctions de l'occupant sur le tissu industriel, un contrôle militaire et une répression très lourds. La région de Maubeuge et de l'Avesnois est l'une de celles où le marché noir sera de fait « l'un des plus chers de France ». Parallèlement, la Résistance, active ou passive, se développe dans les usines, tandis que l'arrière-pays bocager de l'Avesnois devient un des pôles de regroupement des réseaux de résistance et de renseignement du bassin de la Sambre. Le rôle des ouvriers métallurgistes y est important, et ils publient notamment un périodique clandestin, Le Métallo.

Un Comité de libération se forme dans la clandestinité dès 1943, présidé par le docteur Pierre Forest. Le 3 septembre 1944, la ville est libérée par l'armée américaine, et la période qui s'ouvre alors, après quelques semaines de troubles (les « événements de Maubeuge »), est marquée par la distorsion persistante entre les orientations de la municipalité, dominée par le docteur Forest et la S.F.I.O., et la représentation législative de la région, dominée par le Parti communiste. Maubeuge et l'arrondissement d'Avesnes sont, en 1945, inclus dans la très vaste troisième circonscription du Nord, qui comprend aussi Valenciennes, Douai et Cambrai. Six listes s'y affrontent, dont la liste communiste conduite par Henri Martel, maire de Sin-le-Noble, la liste socialiste d'Eugène Thomas, maire du Quesnoy et ministre des P.T.T., et la liste M.R.P. de Paul Gosset, de Valenciennes.

Le 21 octobre 1945, Adonis Brichot figure au quatrième rang de la liste présentée par le Parti communiste dans cette circonscription pour les élections à la première Assemblée nationale Constituante. Celle-ci rassemble 159 623 voix sur 430 182 suffrages exprimés, et remporte quatre des neuf sièges à pourvoir dans la circonscription, la S.F.I.O. ayant trois élus et le M.R.P. deux.

Elu député du Nord, Adonis Brichot s'inscrit au groupe communiste et est nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, et de celle du travail et de la sécurité sociale. Il dépose deux propositions de loi ou de résolution, dont l'une tend notamment à rendre obligatoire la déclaration, par les médecins traitants ou consultants, des cas de tuberculose au service médical départemental (28 mars 1946). Le 11 avril suivant, Adonis Brichot dépose le rapport de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique sur la même question. Enfin, il pose une question au ministre de la reconstruction, relative à la législation des dommages de guerre.

Adonis Brichot avait épousé Lucie Fernande Six qui lui donna deux enfants. Il se retire de la vie politique dès 1946.


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