Jean, François, Bertrand Delmas

1751 - 1798

Informations générales
  • Né le 3 janvier 1751 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 1er juillet 1798 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 4 avril 1793 au 18 avril 1793

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 6 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Haute-Garonne
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Garonne
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 3 janvier 1751, mort à Paris en 1798.

Il était officier de la milice à Toulouse au moment de la Révolution; il devint aide-major dans la garde nationale de cette ville en 1790, et fut élu, le 6 septembre 1791, député de la Haute-Garonne à l'Assemblée législative, le 8e sur 12, par 302 voix sur 535 votants.

Il fut membre du comité militaire, fit rendre des décrets sur l'organisation de l'armée, et fut nommé secrétaire de l'Assemblée le 25 janvier 1792.

Après le 10 août, il porta officiellement à l'armée du Nord la nouvelle de la déchéance du roi.

Elu membre de la Convention par son département (6 septembre 1792), le 2e sur 12, avec 628 voix sur 669 votants, il prit place à la Montagne, demanda des mesures de rigueur contre les modérés et les aristocrates, et, dans le procès du roi, vota contre l'appel au peuple et contre le sursis, et répondit au 3e appel nominal :
« Avant de monter à la tribune, j'ai consulté ma conscience : elle ne me reproche rien. Je ne connais qu'une peine contre les conspirateurs. Je vote la mort. »

Président de la Convention (avril 1793), membre, puis président du comité de salut public, il se prononça en thermidor contre Robespierre, et fut un des six représentants adjoints à Barras par la Convention pour marcher contre la Commune.

Président du club des Jacobins après la mort de Robespierre, il ne tarda pas à lutter contre la réaction thermidorienne, qu'il menaça de la « massue nationale », attaqua les ennemis de la Montagne, puis modifia de nouveau son attitude, et, au 1er prairial, parla contre les derniers Montagnards, et fut encore placé à la tête des troupes qui mirent les insurgés en déroute.

Le 23 vendémiaire an IV, il fut élu député de la Haute-Garonne au Conseil des Anciens, par 289 voix, et réélu au même Conseil le 25 germinal an V, par 207 voix ; secrétaire, puis président de ce Conseil, il fut, en l'an VI, atteint de démence, et mourut peu de mois après.


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