Georges, Antoine Chabot dit Chabot de l'Allier

1758 - 1819

Informations générales
  • Né le 13 avril 1758 à Montluçon (Allier - France)
  • Décédé le 19 avril 1819 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 25 mars 1795 au 26 octobre 1795
Département
Allier
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 1er janvier 1807 au 28 mars 1809
Département
Allier
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, membre du Tribunat et député au Corps législatif, né à Montluçon (Allier), le 13 avril 1758, mort à Paris, le 19 avril 1819, il fit ses études de droit dans cette ville, et, reçu avocat, revint dans son pays natal.

Partisan très réservé de la Révolution, il fut nommé successivement procureur-syndic de district et président du tribunal de Montluçon. Le 8 septembre 1792, il fut élu député-suppléant à la Convention, par le département de l'Allier, « à la pluralité des voix » et ne fut admis à siéger qu'en 1795, en remplacement de Vidalin, décédé. Cette admission n'eut pas lieu sans de grandes difficultés ; en effet, la commission chargée de vérifier les titres de Chabot trouva dans son dossier un mandat prescrivant à ce député de se réunir aux amis de la monarchie. Par ces causes, son élection fut annulée, sur la proposition de Merlin de Thionville, de Romme et de Thuriot, le 24 octobre 1794 ; mais le décret d'annulation ayant été rapporté quelques mois après, Chabot entra dans l'Assemblée. Il y fit partie de quelques comités et fut l'auteur d'une proposition qui tendait à accorder aux créanciers des émigrés un nouveau délai pour déposer leurs titres.

Député par son département au Conseil des Anciens, le 23 germinal an VII, il y combattit la loi sur l'emprunt des 100 millions, dénonça la « licence des journaux », et réclama des poursuites contre le journal la Parisienne. Il fut secrétaire du Conseil.

Favorable au 18 brumaire, Chabot fut désigné (4 nivôse an VIII) pour faire partie du Tribunat, qu'il présida quelque temps. Ce fut lui qui prit l'initiative, au lendemain du traité d'Amiens, d'une manifestation du Tribunat en l'honneur de Bonaparte; peu de jours après, le consulat à vie était décerné au chef de Etat.

En 1804, Chabot fut de ceux qui se déclarèrent avec le plus d'enthousiasme en faveur de la motion de Curée pour l'élévation de Napoléon à l'Empire ; il répondit à Carnot, qui dénonçait dans ce projet une « arrière pensée », « qu'il y en avait une en effet et qu'il ne s'en cachait pas ». De plus en plus dévoué à la personne et à la politique de l'Empereur, il fit décréter (1805) qu'il serait élevé sur une des principales places de Paris une colonie, sur le modèle de la colonne Trajane, surmontée de la statue de Napoléon. D'autre part Chabot se mêla assez fréquemment aux travaux préparatoires du Code civil, et fut chargé d'un certain nombre de rapports sur des matières de législation. Commandeur de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, inspecteur des écoles de droit de Paris et de Toulouse le 22 février 1806, chevalier de l'Empire le 22 juillet 1808, Chabot (de l'Allier) fit encore partie du Corps législatif impérial, où il ne cessa de se distinguer par ses motions ultra-impérialistes, jusqu'au jour où il quitta l'Assemblée (28 mars 1809), ayant été nommé membre de la Cour de cassation ; puis il devint inspecteur général de l'Université.

Après avoir adhéré à la déchéance, il revint à Napoléon sous les Cent-Jours, présida la députation du département de l'Allier au Champ de Mai, et présenta à l'Empereur une adresse de félicitations.

Cependant, lors de la seconde Restauration, il conserva tous ses emplois.

On a de lui plusieurs ouvrages de jurisprudence, entre autres un Commentaire sur la loi des successions (1818, 3 vol.)