François, Joseph Jary

1739 - 1805

Informations générales
  • Né le 19 octobre 1739 à Nantes (Loire-Inférieure - France)
  • Décédé le 21 avril 1805 à Nantes (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 18 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Nantes (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Girondins
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Aube
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Nantes (Loire-Inférieure) le 19 octobre 1739, mort à Nantes le 21 avril 1805, « fils de noble homme Simon Jary, négociant au quai de la Fosse à Nantes, et de Claire Despré, » il était qualifié, avant la Révolution, agriculteur à Nort (Loire-Inférieure), directeur des mines de Nort.

Il prit part au mouvement réformiste qui précéda 1789, fit partie de la députation envoyée à Versailles pour réclamer une représentation du tiers égale à celle des deux autres ordres, et fut député de Nantes (12 février 1789) aux Etats réunis à Rennes. Le 18 avril 1789, la sénéchaussée de Nantes l'élut député du tiers aux Etats-Généraux.

Son rôle fut assez effacé dans cette assemblée; il fut membre du comité des impositions, vota avec la gauche, notamment contre le veto du roi, et, en raison de son attitude, fut élu, le 8 septembre 1792, par le département de la Loire-Inférieure, membre de la Convention, le 7e sur 8, par 310 voix sur 458 votants. Là, il siégea parmi les modérés, devint membre (3 janvier 1793) du comité de sûreté générale dénoncé par Marat comme « un comité de contre-révolution », et, dans le procès du roi, après s'être prononcé pour la sanction du peuple, répondit, au 3e appel nominal: « Je ne viens point ici émettre mon vœu comme juge de Louis; mes commettants ne m'ont donné aucun pouvoir à cet effet, je me suis borné à le déclarer coupable; pour la tranquillité publique, je vote la réclusion et le bannissement lorsque la république sera consolidée ». Il opina ensuite pour le sursis. Signataire de la protestation du 31 mai en faveur des Girondins, il fut compris dans le décret de proscription des 73, et décrété d'arrestation le 3 octobre 1793. Son collègue Chaillou le cacha d'abord chez lui; mais Jary, ne voulant pas le compromettre, quitta cet asile, fut découvert, enfermé à la Force, puis aux Madelonnettes, et ne dut la liberté qu'au 9 thermidor. Réintégré à la Convention le 18 frimaire an III, il fut envoyé en mission près des armées des côtes de Brest, de Cherbourg et de l'Ouest, signa au traité de la Mabilais, et, le 13 floréal, annonça à la Convention que la Vendée était pacifiée.

Le 21 vendémiaire an IV, le département de l'Aube l'élut député au Conseil des Cinq-Cents par 135 voix sur 218 votants; il n'eut qu'un rôle effacé dans cette assemblée, où il fut maintenu, le 22 germinal an V, cette fois par les électeurs de la Loire-Inférieure. Il rentra dans la vie privée en 1798.

Date de mise à jour: novembre 2019