Georges Brousse

1909 - 1980

Informations générales
  • Né le 15 octobre 1909 à Larrazet (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 11 décembre 1980 à Revel (Haute-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 15 octobre 1909 à Larrazet (Tarn-et-Garonne)

Décédé le 26 juillet 1975 à Revel (Haute-Garonne)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Tarn-et-Garonne)

Né dans une famille de petits commerçants, son père était boulanger, Georges Brousse a été élève à l'école primaire de Larrazet, puis lycéen à Montauban. Après son baccalauréat, il suit les cours de première supérieure à Toulouse et, en 1933, est reçu à l'agrégation d'espagnol. Il effectue son service militaire l'année suivante. Il est ensuite nommé professeur au lycée d'Angoulême. Il se marie et aura un fils. Entré à la S.F.I.O., il est candidat socialiste aux élections législatives du Front populaire en Charente mais n'est pas élu. Mobilisé en septembre 1939, il est fait prisonnier en juin 1940. Il s'évade et reprend son métier d'enseignant. Il aura la médaille des évadés.

A la Libération, il est nommé proviseur au Lycée Angoulême La S.F.I.O. le présente pour les élections à la première Assemblée nationale Constituante, le 21 octobre, dans le Tarn-et-Garonne. Georges Brousse mène la liste socialiste dans un département où trois sièges sont à pourvoir. Sur 105 246 électeurs inscrits et 77 172 suffrages exprimés, la S.F.I.O. arrive en tête, avec 19 687 voix et emporte un siège. Elle est suivie de près par la liste radicale-socialiste menée par Jean Baylet, propriétaire de la Dépêche du Midi, qui, avec 18 537 voix, obtient le deuxième siège. Au Parti communiste, avec 14 604 voix, échoit le troisième siège.

Georges Brousse est nommé membre de la Commission de la presse, de la radio et du cinéma ainsi que juré à la Haute Cour de justice. Il n'intervient qu'une fois, dans le débat parlementaire relatif au statut du fermage, pour défendre la situation des fermiers et métayers du Sud-ouest.

Les élections du 2 juin 1946 à la seconde Assemblée nationale Constituante voient une modification de la situation politique dans le Tarn-et-Garonne. Sur 104 759 électeurs inscrits et 82 131 suffrages exprimés, le Mouvement républicain populaire, absent à l'automne 1945, arrive en première position avec 26 084 suffrages et emporte un siège. Jean Baylet, cette fois, devance la S.F.I.O. avec 21 614 suffrages. Georges Brousse est élu avec 18 299 voix.

Il est nommé membre, à la fois, le 26 juin, de la Commission des affaires étrangères et le 4 juillet, de la Commission des finances et du contrôle budgétaire, et est, à nouveau, désigné comme juré à la Haute Cour de justice. Il dépose, en août, une proposition de résolution sur l'octroi des subventions économiques. Il est amené aussi à intervenir dans le débat sur l'établissement de la Constitution pour défendre les thèses socialistes.

Aux élections à la première Assemblée législative de la IVe République, le 10 novembre 1946, les rapports de force changent peu dans le Tarn-et-Garonne. Sur 103 917 électeurs inscrits et 78 750 suffrages exprimés, le Mouvement républicain populaire demeure en première position, avec 24 511 voix et la liste du Rassemblement des gauches républicaines, menée par Jean Baylet, avec 20 840 voix, en deuxième position. Mais, le Parti communiste avec 16 232 voix devance de 111 voix la S.F.I.O. et Georges Brousse n'est pas réélu. Il quitte alors la politique active pour se consacrer à sa carrière dans l'enseignement. Il est professeur à Bordeaux puis à Paris. Il mène parallèlement des travaux littéraires, de traduction et d'adaptation d’œuvres espagnoles. En 1950, il appartient au Mouvement de la Paix.


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