Pierre, Joseph, Louis Brugeilles

1845 - 1893

Informations générales
  • Né le 19 mars 1845 à Aubazines (Corrèze - France)
  • Décédé le 8 février 1893 à La guerche (Sarthe - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Corrèze

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Aubazines (Corrèze), le 19 mars 1845, avocat, notaire à Tulle de 1878 à 1885, maire de sa ville natale et conseiller général, il prit part, comme capitaine des mobilisés de la Corrèze, à la guerre franco-allemande.

M. Brugeilles avait été lauréat du concours de droit de Toulouse en 1865, et avait obtenu une médaille d'or de la chambre des notaires de Bordeaux en 1870.

Candidat républicain radical aux élections législatives d'octobre 1885, il fut élu au second tour, le 5e et dernier de la liste, par 23,456 voix (58,252 votants, 88,737 inscrits). Il siégea à la gauche radicale, et vota notamment avec ce groupe :

- 27 novembre 1887, contre le maintien de l'ambassade du Vatican;
- 2 décembre, pour l'amendement Colfavru, portant suppression des sous-préfets;
- 19 novembre 1887, pour la discussion immédiate de l'interpellation Clemenceau (chute du ministère Rouvier);
- 31 mars 1888, pour l'urgence de la proposition de révision (chute du ministère Tirard), etc.

Au début de la campagne politique menée par le général Boulanger, M. Brugeilles adhéra à ce mouvement et fut compte pendant quelque temps parmi les députés « bougistes ». Mais, depuis lors, il a rompu avec le parti du général et a repris sa place dans les rangs de la gauche radicale. M. Brugeilles a voté, dans la dernière session :

- pour le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de La Constitution (14 février),

s'est abstenu (14 mars) sur les poursuites contre trois députés, membres de la Ligue des patriotes, et s'est prononcé:

- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse (2 avril),
- et pour les poursuites contre le général Boulanger (4 avril).


Né le 19 mars 1845 à Aubazines (Corrèze), mort le 8 février 1893 à la Guerche (Sarthe).

Député de la Corrèze de 1885 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 512).

Aux élections générales des 22 septembre et 6 octobre 1889, il n'arriva qu'en deuxième position au premier tour de scrutin avec 4.661 voix, contre 5.779 à M. Arnauld Dubois, et ne se représenta pas au second.

Il mourut trois ans plus tard à La Guerche (Sarthe) le 8 février 1893.


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