Jean-Pierre Chazal

1766 - 1840

Informations générales
  • Né le 1er mars 1766 à Pont-saint-esprit (Gard - France)
  • Décédé le 23 avril 1840 à Bruxelles (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 23 septembre 1799 au 22 octobre 1799

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Gard
Groupe
Girondins
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Gard
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et membre du Tribunat, né à Pont-Saint-Esprit (Gard), le 1er mars 1766, mort à Bruxelles le 23 avril 1840, il était avocat à Pont-Saint-Esprit avant la Révolution.

Partisan des idées nouvelles, membre actif de plusieurs sociétés populaires, il fut élu, le 8 septembre 1792, membre de la Convention par le département du Gard, le 8e et dernier, avec 256 voix sur 300 votants. Il siégea à droite, vota avec les Girondins, et, dans le procès de Louis XVI, répondit au 3e appel nominal :
« Mes commettants m'ont envoyé pour prononcer sur le sort de Louis. Je n'ai jamais douté de cette mission. Je suis convaincu que Louis est coupable. Mais sa mort, quoique juste, me paraît avoir des dangers que n'a pas sa conservation. Ces dangers qui grondent dans l'avenir, et qui sont déjà prêts à s'élancer sur ma patrie, me font un devoir de soumettre à mes commettants une décision éventuellement funeste, ou à en prendre une qui ne soit pas irrévocable. Je vote pour la mort, mais en adhérant à la réserve proposée par Mailhe, relative au sursis. »

Il demanda la levée du séquestre mis sur les biens des étrangers, la suppression des commissions exécutives qui avaient remplacé les ministères, appuya la mise en accusation de Marat, signa une adresse du département du Gard contre le 31 mai, et fit partie du comité de Salut public. Envoyé en mission dans l'Aveyron, le Cantal, l'Ardèche, la Lozère, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme, il s'y fit remarquer par sa modération, n'exigea des prêtres que la soumission au pouvoir établi, ce qui lui valut son rappel ; il se cacha, et put échapper ainsi au sort des Girondins.

Le 4 brumaire an IV, il entra comme ex-conventionnel au Conseil des Cinq-Cents, demanda le maintien de la loi qui confisquait les biens des émigrés et des conspirateurs, parla en faveur des prêtres insermentés, et réclama la fin des mesures violentes qui compromettaient la liberté.

Réélu au même conseil par le département du Gard, le 24 germinal an VI, avec 148 voix, il s'associa, le 18 fructidor, aux proscriptions décrétées par la majorité républicaine ; il embrassa, au 18 brumaire, le parti de Bonaparte.
Le 19 fructidor, il remplaça au fauteuil Lucien Bonaparte, lorsque celui-ci se retira, avant l'entrée des soldats, devant l'hostilité menaçante de l'Assemblée. Chazal fut nommé, ce même jour, membre de la Commission intermédiaire des Cinq-Cents, et entra au Tribunat le 4 nivôse an VIII. Il y proposa le droit pour l'Etat de recueillir les successions immédiatement après les collatéraux du second degré, combattit la réduction du nombre des justices de paix, et se prononça contre le Code civil. Son opposition l'en fit sortir, à la première élimination de 1802.

Il fut nommé (27 fructidor an X) préfet des Hautes-Pyrénées, puis membre de la Légion d'honneur (25 prairial an XII), officier du même ordre (23 juillet 1808), préfet des Hautes-Alpes (12 mars 1813), et baron de l'Empire.

Destitué au retour des Bourbons, il fut appelé, pendant les Cent-Jours, à la préfecture du Finistère (mars 1815), et tomba, à la seconde Restauration, sous le coup de la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides.

Il se retira à Bruxelles, rentra en France après la révolution de Juillet, et fut admis à la retraite comme préfet le 18 décembre 1830.

Il mourut au cours d'un voyage à Bruxelles.

Il a publié : J. P. Chazal à ses anciens collègues du Tribunat (1802).


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