Jean, Guillaume Guillerault-Bacoin

1751 - 1819

Informations générales
  • Né le 23 décembre 1751 à Pouilly-sur-loire (Nièvre - France)
  • Décédé le 25 août 1819 à Pouilly-sur-loire (Nièvre - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Nièvre
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 12 avril 1797
Département
Nièvre
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député aux Cinq-Cents, né à Pouilly-sur-Loire (Nièvre) le 23 décembre 1751, mort à Pouilly-sur-Loire le 25 août 1819, il était procureur et notaire à Pouilly avant la Révolution.

Il devint en 1791 procureur-syndic du district de la Charité et fut élu, le 6 septembre 1792, membre de la Convention par le département de la Nièvre, le 4e sur 7, avec 214 voix sur 370 votants. Il siégea à la Plaine. M. Hyde de Neuville, son compatriote, raconte dans ses Mémoires qu'il lui avait dit :

« J'espère que vous ne me faites pas l'injure de croire que je voterai la mort de Louis XVI. »

Mais Guillerault, quoique marié, était entièrement dominé par une actrice alors en vogue, qu'il ne quittait pas, et qui, dit-on, le poussa à voter la mort. Dans le procès du roi, il répondit en effet, au 3e appel nominal :

« J'ai reconnu Louis convaincu du crime de haute trahison ; c'est dire que je le juge à mort. »

II ne se fit pas autrement remarquer à la Convention et, après la session, fut élu, le 22 vendémiaire an IV, député de la Nièvre au Conseil des Cinq-Cents, par 204 voix sur 219 votants. À la séance du 8 germinal an V, il appuya la proposition de Delarue qui demandait, en raison des troubles survenus pendant les opérations électorales à Nevers, que le corps électoral se transportât dans un autre lieu, sortit quelques jours après du Conseil des Cinq-Cents, fut nommé aussitôt (23 germinal) administrateur de la Nièvre, se montra favorable au coup d'Etat de brumaire, et fut appelé (18 floréal an VIII) aux fonctions de juge au tribunal d'appel de Bourges, titre qu'il échangea en 1811, lors de la réorganisation de la magistrature, contre celui de conseiller à la cour impériale de Bourges.

Il mourut conseiller honoraire à la cour royale.

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