André Foussedoire

1753 - 1820

Informations générales
  • Né le 11 octobre 1753 à Issoudun (Cher - France)
  • Décédé le 17 août 1820 à Lausanne (Suisse)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Eure-et-Loir
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, né à Issoudun (Indre) le 11 octobre 1753, mort à Lausanne (Suisse) le 17 août 1820, il entra dans les ordres avant la Révolution.

« Ecclésiastique tonsuré du diocèse de Bourges » il s'occupa d'enseignement, puis embrassa les idées nouvelles, fut élu, le 6 septembre 1792, 3e député-suppléant de Loir-et-Cher à la Convention nationale, « à la pluralité des voix sur 269 votants » et fut presque aussitôt admis à y siéger en remplacement de Bernardin de Saint-Pierre, non acceptant.

Il s'assit à la Montagne, et, lors du procès de Louis XVI, répondit au 3e appel nominal: « Toujours j'ai eu en horreur l'effusion du sang. Mais la raison et la justice doivent me guider. Louis est coupable de haute trahison: je l'ai reconnu hier. Aujourd'hui, pour être conséquent. je dois prononcer la mort. »

Il prit plusieurs fois la parole dans l'assemblée, demanda l'expulsion de Paris de divers individus, et le désarmement des royalistes et des aristocrates, et fut envoyé en mission à Colmar (prairial an II). Là il décréta que les riches et les pauvres détenus auraient la même nourriture frugale, aux frais des riches détenus.

Lors de la réaction qui suivit le 9 thermidor, il fut en butte à la malveillance et bientôt aux dénonciations des vainqueurs. Dans la séance du 12 germinal an III, André Dumont s'écria: « Ce n' est pas seulement hors de cette enceinte qu'on a demandé la tête de certains représentants. Hier un de nos collègues disait dans les groupes: On vous empêche de vous assembler, et cependant on en laisse la liberté aux royalistes. Portez-vous sur la garde nationale, désarmez-la, car elle n'est armée que parce qu'elle veut un roi. Celui qui tenait de pareils propos est notre collègue Foussedoire. » L'arrestation de Foussedoire fut ordonnée: on le conduisit à la prison de Ham. Mais l'amnistie du 4 brumaire an IV le rendit à la liberté.

La loi du 12 janvier 1816 contre les régicides l'exila de France. Il se retira en Suisse, à Lausanne, où il mourut.