Joseph Delaunay Aîné

1752 - 1794

Informations générales
  • Né le 24 décembre 1752 à Angers (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 5 avril 1794 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 9 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 5 avril 1794
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention, né à Angers (Maine-et-Loire) le 24 décembre 1752, exécuté à Paris le 5 avril 1794, était le fils aîné d'un procureur au présidial d'Angers. Il fit de bonnes études chez les oratoriens, se fit inscrire comme avocat au barreau d'Angers en 1774, et, grâce à une rapide réputation, devint membre de l'Académie d'Angers, le 22 juin 1781. Choisi comme député-suppléant aux Etats-généraux, il refusa, entra comme capitaine dans les volontaires de la garde nationale, assista comme vice-président au congrès de Pontivy (février 1790) où il se montra ardent partisan des réformes, fit partie de la députation envoyée par le Maine-et-Loire à la fédération de 1790 a Paris, et fut nommé, au retour (novembre), commissaire du roi près le tribunal de district d'Angers. Elu le 9 septembre 1791, député de Maine-et-Loire à l'Assemblée législative, le 5e sur 11, par 271 voix sur 494 votants et 663 inscrits, il siégea à l'extrême gauche, se fit recevoir aux Jacobins, demanda (19 octobre) le mariage des prêtres, parla contre l'agiotage (5 décembre), contre les émigrés réunis à Coblentz (13 décembre), déposa (30 juin 1792) un projet de loi déclarant que « jusqu'après l'extinction de tous les foyers de conspiration, les représentants des Français, dans leurs déterminations répressives contre les conspirateurs et les perturbateurs de l'ordre public, ne consulteront que la loi impérieuse et suprême du salut public », provoqua (20 juillet) la mise en accusation de Lafayette, et réclama (19 août) la translation de Beaurepaire au Panthéon. Réélu par le même département, le 4 septembre 1792, membre de la Convention, le 2e sur 11, avec 337 voix sur 582 votants et 645 inscrits, il eut dans cette assemblée un rôle moins en vue, vota « pour la mort » dans le procès de Louis XVI, parla contre le scrutin épuratoire demandé par les Girondins, contribua à leur arrestation, fit supprimer la Compagnie des Indes (16 octobre 1793), et fut un des plus compromis dans les accusations de concussion et d'agiotage nées des révélations de Bazire et de Chabot. Arrêté avec eux, le 17 novembre, sur le rapport d'Amar, et mis au secret, il ne parut que le 16 mars suivant devant le tribunal révolutionnaire, qui le condamna à mort, « pour avoir falsifié un décret de la Convention, trafiqué de ses opinions, et spéculé sur les compagnies financières aux dépens de la république. » Il fut exécuté le 5 avril, avec Danton, Camille Desmoulins et les autres. On a de lui des lectures historiques à l'Académie d'Angers, et Réfutation morale et dogmatique de tous les écrits qui ont paru jusqu'à ce jour contre le serment civique exigé des prêtres fonctionnaires publics (1791).


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