Jean, Jacques, Hippolyte Jacomin

1764 - 1843

Informations générales
  • Né le 13 août 1764 à Le buis (Drôme - France)
  • Décédé le 6 mars 1843 à Deux-ponts (Allemagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 10 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Drôme
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Drôme
Groupe
Gauche
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1804
Département
Drôme
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif de l'an VIII à 1804, né au Buis (Drôme) le 13 août 1764, mort à Nyons le 31 mars 1843, fut, avant la Révolution, avocat au parlement de Grenoble, puis notaire à Nyons. Lors de la première organisation de la garde nationale (1791), il fut nommé officier, devint, l'année d'après, membre du directoire de la Drôme, et, le 10 septembre 1792, fut élu membre de la Convention par ce département, le Se sur 9, avec 261 voix (413 votants). Il opina ordinairement avec la Montagne, et, dans le procès du roi, répondit au 3e appel nominal : « Je vote pour que la peine portée par le code pénal contre les conspirateurs soit appliquée à Louis Capet. » En l'an III, il fit partie du comité de l'approvisionnement de Paris et fut envoyé pour cet objet, au mois de prairial de la même année, en mission dans le département de l'Oise. Il faillit être massacré à Senlis dans une émeute provoquée par la famine. Elu (22 vendémiaire an IV) député de la Drôme au Conseil des Cinq-Cents, par 95 voix (213 votants), il s'y maintint jusqu'en l'an VIII, après avoir été réélu, le 23 germinal an VI, par 157 voix (218 votants); il fut secrétaire de cette assemblée qui le compta parmi ses membres les plus fermement attachés aux institutions républicaines, et prit une part active à la journée du 18 fructidor, pendant laquelle il fut nommé membre de la commission dite des inspecteurs, chargée de veiller au salut public. Plusieurs fois il parut à la tribune pour dénoncer des hommes qu'il considérait comme contre-révolutionnaires. Cependant son attitude favorable au coup d'Etat de brumaire lui valut d'être inscrit, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur, sur la liste des membres du nouveau Corps législatif; il y représenta la Drôme jusqu'en 1804. De cette époque (5 germinal an XII) à 1815, il occupa l'emploi de directeur des droits réunis à Besançon. La loi du 12 janvier 1816 l'obligea à s'expatrier, mais il revint mourir dans son pays natal.

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