Paul, Augustin Lozeau

1758 - 1798

Informations générales
  • Né le 11 avril 1758 à Soubise (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 14 octobre 1798 à Marennes (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 15 mai 1797
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-cents, né à Soubise (Charente-inférieure) le 11 avril 1758, mort à Marennes (Charente-inférieure) le 14 octobre 1798, était négociant dans cette dernière ville lors de la Révolution. Partisan des réformes, il fut nommé, en 1791, procureur-syndic du district de Marennes, et fut élu, eu septembre, député suppléant de la Charente-inférieure à l'Assemblée législative où il ne fut pas appelé à siéger. Réélu, le 6 septembre 1792, membre de la Convention, par le même département, le 8e sur 11, par 349 voix (572 votants), il vota en ces termes pour la mort de Louis XVI : « Si je considère les crimes de Louis, il mérite la mort: si j'examine mes pouvoirs, je puis le condamner à la mort. Que Louis subisse donc la peine de mort. » Attaché au comité d'aliénation, il fit annuler la plupart des engagements ou échanges opérés par les rois et obtint l'envoi devant le tribunal révolutionnaire des administrateurs du département de la Moselle, qui furent condamnes à mort « pour avoir favorisé l'émigration, empêché la vente des biens cléricaux et correspondu avec les Prussiens» (27 germinal an Il). il entretint une correspondance politique avec la « Société des amis de la liberté et de l'égalité « de Saint-Pierre-d'Oléron. Au 9 thermidor, Lozeau se prononça contre Robespierre et appuya vivement la motion de Louchet (V. ce nom) tendant à décréter l'arrestation du chef des Jacobins. Puis il devint secrétaire de la Convention, discuta le projet relatif aux inscriptions sur le Grand Livre, et fit adopter une interprétation de la loi du maximum et rendre un décret sur la vente des domaines nationaux il demanda aussi l'exclusion de tous les fonctionnaires publics des sociétés populaires. Passé, le 21 vendémiaire au IV, au Conseil des Cinq-cents, comme député de la Charente-inférieure, avec 164 voix sur 304 votants, il en sortit en mai 1797, et mourut à Marennes l'année d'après.