Louis, Félix Roux

1753 - 1817

Informations générales
  • Né le 25 octobre 1753 à Vichy (Allier - France)
  • Décédé le 22 septembre 1817 à Huy (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Marne
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Ardennes
Groupe
Majorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Vichy (Allier) le 25 octobre 1753, mort à Huy (Belgique) le 22 septembre 1817, fils de Michel Roux, bourgeois et maître d'école, et de Marie Petit, il apprit le latin de son curé, qui lui fit obtenir une bourse dans un collège de Paris où les enfants de Vichy étaient admis.

Roux entra dans les ordres, fut nommé, en 1786, curé de Vignory (Haute-Marne) et, partisan de la Révolution, devint, en 1791, vicaire épiscopal de l'évêque constitutionnel de Langres.

Peu de temps après, il quitta le sacerdoce, et fut élu (4 septembre 1792) député de la Haute-Marne à la Convention nationale, le 3e sur 7, par 188 voix (405 votants). Il prit fréquemment la parole à l'Assemblée et répondit au 3e appel nominal, dans le procès du roi : « Je vote pour la mort. Vengeur de deux peuples libres, je n'aurai qu'un regret à former, c'est que le même coup ne puisse frapper la tête de tous les tyrans. »

Il travailla beaucoup dans les comités et prit part à la rédaction de la Constitution. Il fut de ceux qui, au 31 mai, se prononcèrent avec le plus de force contre les Girondins.

Envoyé en mission dans l'Oise, la Marne et les Ardennes, il épousa, à Laon, la fille d'un marchand, s'occupa activement de faire exécuter les lois sur les subsistances, annonça l'inauguration d'un temple de la Raison à Sedan, et fut dénoncé par son collègue Massieu comme ayant pris un certain nombre de mesures arbitraires : le club des Jacobins fut appelé à examiner la question.

Roux se sépara du parti montagnard après le 9 thermidor et s'associa aux mesures de réaction, Devenu membre du comité de salut public, il fut chargé du soin des subsistances : « Gros, court, rond, frais et joufflu, dit de lui La Révellière, quand deux ou trois mille femmes des faubourgs venaient demander du pain, on les envoyait au citoyen Roux, dont les bureaux étaient dans les combles des Tuileries. Du haut de son palier, Roux commençait une harangue, dont la durée était de trois, quatre on six heures, et plus, s'il le fallait, suivant l'obstination des pétitionnaires. Les interruptions, les clameurs, les menaces, tout était impuissant. »

Roux insista pour la répression des troubles de germinal et de prairial an III, se vengea de son accusateur Massieu en le faisant comprendre dans les poursuites, et fut, lors du 13 vendémiaire, un des cinq membres de la commission éphémère chargée de présenter des mesures de salut public.

Il passa ensuite au Conseil des Cinq-Cents (23 vendémiaire an IV) comme l'élu des Ardennes, par 171 voix, sur 207 votants, et du Nord, par 279 voix (561 votants).

Partisan du gouvernement directorial, il le soutint de ses votes et de sa parol jusqu'en l'an VI, devint à cette époque sous-chef au ministère de l'Intérieur, puis, ayant perdu cette place lors de la destitution de Quinette, travailla à la commission des émigrés, et fut employé par Fouché aux archives du ministère de la police.

Révoqué après la démission de Fouché, il resta quelque temps sans emploi, fut recommandé en l'an XII par la députation des Ardennes. pour une place de sous-préfet, et fut nommé, quelque temps après, receveur des droits réunis à Dinant (Sambre-et-Meuse).

Appelé pendant les Cent-Jours à la sous-préfecture de Laon (10 juin 1815), il fut exilé sous la seconde Restauration, par application de la loi de 1816.

Il partit le 4 mars 1816 pour Bruxelles, avec un secours que le gouvernement lui avait alloué, et se retira à Huy, où il mourut l'année suivante à 64 ans.

On a de lui une relation des journées des 8 et 9 thermidor.