Louis Lofficial

1751 - 1815

Informations générales
  • Né le 28 novembre 1751 à Montigné (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 10 juillet 1815 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 24 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Poitiers (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 19 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Marne
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-cents, né à Montigné (Maine-et-Loire) le 28 novembre 1751, mort à Paris le 10 juillet 1815, il était lieutenant-général au bailliage de Vouvent (Vendée), quand il fut élu, le 27 mars 1789, député du tiers-état de la sénéchaussée du Poitou aux Etats-Généraux.

Il fit partie du comité de législation, appuya la résistance du tiers, prêta le serment du Jeu de paume, et prit quelquefois la parole, notamment le 7 novembre 1789, pour demander l'insertion au procès-verbal du rappel à l'ordre de l'abbé Maury.

Nommé juge au tribunal de Parthenay après la session, il fut élu, le 7 septembre 1792, par le département des Deux-Sèvres, député à la Convention, le 6e sur 7, par 206 voix sur 368 votants. Il siégea parmi les modérés, et, dans le procès du roi, répondit au 3e appel nominal: « Si j'avais à émettre mon vœu comme juge, je voterais pour la mort; mais je n'ai point ce pouvoir. Mes commettants m'ont envoyé pour faire des lois et non pour juger. Je vote pour la détention et le bannissement. » Ce fut lui qui alla chercher Duchastel malade (Voy. ce nom), pour avoir une voix de plus dans le même sens. L’official se tint à l'écart des questions brûlantes pendant la Terreur, et s'occupa de l'organisation des archives. Il fut un des accusateurs de Carrier, fut envoyé en mission aux armées de l'Ouest en brumaire an III, pour porter le décret d'amnistie, fit mettre en liberté à Nantes un certain nombre de suspects encore en prison, écrivit (26 germinal) que l'ordre et le commerce étaient rétablis dans la Vendée, fut rappelé le 29 prairial, et, le 22 thermidor, donna connaissance à la Convention des dénonciations de la ville d'Angers contre Hentz et Francastel.

Le 27 vendémiaire an IV, il fut élu député au Conseil des Cinq-cents par trois départements: dans l'Eure, par 145 voix sur 316 votants; dans la Marne par 222 voix sur 282 votants; dans la Somme par 207 voix sur 315 votants. A la séance du 23 brumaire, il dénonça le général Turreau pour sa conduite dans la Vendée et demanda son renvoi devant les tribunaux ordinaires.

Sorti du Conseil en l'an VII, il fut nommé par le gouvernement consulaire juge au tribunal d'Angers (1801), titre qu'il échangea, le 2 avril 1811, lors de la réorganisation des cours et tribunaux, contre celui de conseiller à la cour impériale.


Retour haut de page