Paul, Théodule, Florimond Caron

1900 - 1988

Informations générales
  • Né le 17 mai 1900 à Merck-saint-liévin (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 24 novembre 1988 à Merck-saint-liévin (Pas-de-Calais - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 17 mai 1900 à Merck-Saint-Liévin (Pas-de-Calais)
Décédé le 24 novembre 1988 à Merck-Saint-Liévin (Pas-de-Calais)

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Pas-de-Calais)
Député du Pas-de-Calais de 1946 à 1951

Paul Caron est né le 17 mai 1900 à Merck-Saint-Liévin, petite commune rurale de l'arrondissement de Saint-Omer (Pas-de-Calais), de parents agriculteurs. Lui-même, après ses études secondaires au collège Mariette de Boulogne-sur-Mer, adoptera la même profession, tout en s'orientant rapidement vers l'activité publique : dès 1932, il est Conseiller municipal. A compter de 1932, Paul Caron est également président d'un syndicat agricole, charge qu'il conservera jusqu'en 1945. Mobilisé en 1939 comme lieutenant de réserve, il est fait prisonnier par les Allemands en 1940, et ne sera libéré qu'en 1942.

A la Libération, Paul Caron, inscrit au M.R.P. en 1946, est élu Conseiller général du Pas-de-Calais. Le rejet, par le référendum du 5 mai 1946, du premier projet de Constitution, appelle l'élection d'une nouvelle Assemblée Constituante, et Paul Caron figure en seconde position sur la liste présentée par le M.R.P. dans la 1re circonscription du Pas-de-Calais (Boulogne) aux élections du 2 juin 1946. La liste M.R.P., conduite par Jacques Vendroux, beau frère du général de Gaulle et Conseiller municipal de Calais, rassemble 67 768 voix sur 185 105 suffrages exprimés, et emporte deux des cinq sièges à pourvoir : Paul Caron devient donc représentant du Pas-de-Calais et est, à l'Assemblée, nommé membre de la Commission du ravitaillement.

Aux élections du 10 novembre 1946 pour la première législature, Paul Caron conduit la liste M.R.P. dans la même circonscription, Jacques Vendroux conduisant de son côté la « Liste d'action démocratique et sociale ». La liste M.R.P. enregistre un ressac certain, avec 42 086 voix sur 183 743 suffrages exprimés, et perd un siège. Paul Caron est donc réélu, seul de sa liste. Député actif, il est membre de plusieurs Commissions parlementaires : défense nationale pendant toute la législature, agriculture jusqu'en 1950, reconstruction et dommages de guerre (1951), et est également juré à la Haute cour de justice (1947). Paul Caron dépose quatre textes relatifs à des problèmes agricoles, sur la détaxation des combustibles liquides employés en agriculture notamment, et intervient largement dans les discussions, lorsqu'elles viennent sur ces mêmes questions. Il vote, le 4 mai 1947, pour la question de confiance à la suite de laquelle Paul Ramadier se séparera de ses ministres communistes, puis, le 27 août suivant, pour le projet de loi sur le statut de l'Algérie. Les 16, 21 et 23 février 1950, Paul Caron intervient longuement dans le débat suivant les interpellations sur les prix agricoles. Il dépose, le 17 octobre suivant, une demande d'interpellation sur la fixation du prix du blé en 1950, et la développe largement au cours de la séance du 7 décembre 1950. Enfin, le 7 mai 1951, il se prononce pour la réforme électorale instituant le scrutin de liste majoritaire départemental à un tour avec apparentements.

Paul Caron conduit, aux élections législatives du 17 juin 1951, la « Liste d'union des indépendants, des paysans et des républicains nationaux, et Rassemblement des gauches républicaines », toujours dans la première circonscription du Pas-de-Calais où, il faut le noter, aucun apparentement n'a été conclu. Il obtient 23 369 voix sur 191 783 suffrages exprimés, et n'est pas élu. Il ne se représente pas aux élections législatives de 1956.



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