Constant, Joseph, Eugène Gossuin

1758 - 1827

Informations générales
  • Né le 12 mars 1758 à Avesnes-sur-helpe (Nord - France)
  • Décédé le 9 avril 1827 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 29 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Nord
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 3 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Nord
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Nord
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1812
Département
Nord
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Nord

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif de l'an VIII à 1802, représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Avesnes-sur-Helpe (Nord) le 12 mars 1758 « de Me François Joseph Eugène Gossuin, maire héréditaire de cette ville et de Delle Marie Marguerite Joseph Pillot », mort à Paris le 9 avril 1827, frère aîné de Louis Marie Joseph Gossuin qui avait été député en 1789, il était, avant la Révolution, administrateur des domaines et forêts du duc d'Orléans.

Maire d'Avesnes (1781) et membre de la commission chargée (1790) d'administrer le département du Nord, il fut désigné l'année suivante comme président de l'assemblée électorale, et élu (29 août 1791) député du Nord à l'Assemblée législative, le 3e sur 12, par 569 voix sur 902 votants. Il y vota avec la majorité.

Réélu, en septembre 1792, par le même département, membre de la Convention, il proposa, le 8 octobre, de mettre à prix la tête du prince Albert de Saxe-Teschen pour avoir bombardé Lille. Lors du jugement de Louis XVI, Gossuin était absent : la mission qu'il remplissait à l'armée du Nord ne lui permit pas de prendre part au vote. A son retour, il fut l'auteur d'un rapport contre Dumouriez et fut nommé membre du comité de la guerre, aux travaux duquel il prit une part considérable. Gossuin opina le plus souvent avec les modérés. Cependant, lors de l'insurrection jacobine du premier prairial an III, et de l'envahissement de la Convention, il demanda que le président de l'Assemblée donnât l'accolade fraternelle à l'orateur des insurgés; l'accolade fut donnée, bien que la motion eût été accueillie par de nombreux murmures. Aussi, le lendemain, Gossuin s'en excusa en alléguant qu'étant de la députation envoyée sur la place du Carrousel, il rentrait dans la salle et n'avait pas entendu l'orateur.

Au Conseil des Cinq-Cents, où le département du Nord l'envoya, le 24 vendémiaire an IV, par 411 voix sur 619 votants, et le renomma le 25 germinal an V, Gossuin n'eut qu'un rôle secondaire.

Partisan du coup d'Etat de Bonaparte, il fut admis, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat, sur la liste des membres du nouveau Corps législatif, où il siégea jusqu'en 1802.

Le 3 pluviôse an IX, il fut appelé aux fonctions d'administrateur des forêts nationales : il les conserva jusqu'au second retour des Bourbons.

Elu, le 11 mai 1815, représentant du Nord à la Chambre des Cent-Jours, par 57 voix sur 63 votants, il termina sa carrière parlementaire après cette courte législature.

La Restauration l'impliqua, en raison de sa collaboration à la Bibliothèque historique, dans un procès de presse (1820) où il eut pour coaccusés Comte, du Censeur européen, et plusieurs autres journalistes libéraux. Gossuin fut pour sa part condamné à un an d'emprisonnement et 600 francs d'amende, comme « coupable de s'être insurgé contre l'autorité du roi et des Chambres et d'avoir provoqué à la désobéissance aux lois » .

Retour haut de page